9 663 décisions disponibles — page 126/484
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 12 mars 2025 par lequel le préfet du Gers avait ordonné à M. C de se dessaisir de ses armes, interdit d'en acquérir ou détenir, et retiré la validation de son permis de chasser. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les préjudices financiers et moraux invoqués par le requérant (difficulté de vente, perte de valeur, stigmatisation) ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat au regard de l'intérêt public poursuivi par la décision. La demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 312-3 du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi d'une demande de rectification d'erreur matérielle par la DDFIP. L'ordonnance du 29 avril 2025 mentionnait à tort la commune d'Auch comme débitrice d'une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au lieu de la commune de Mirande. Sur le fondement de l'article R. 741-11 du code de justice administrative, le président du tribunal a fait droit à la demande et corrigé cette erreur matérielle. La décision rectificative ordonne que la commune de Mirande verse la somme de 1 000 euros à Mme A... et M. B....
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté les requêtes de Mme G, agent du département des Landes, qui contestait trois arrêtés la plaçant en congé de maladie ordinaire entre mai 2022 et février 2023. La requérante invoquait un défaut de motivation des décisions et une erreur d’appréciation au regard des articles L. 822-18, L. 822-21 et L. 822-22 du code général de la fonction publique. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans ordonner l’expertise médicale sollicitée à titre subsidiaire. Les dépens et les frais de justice ont été laissés à la charge de Mme G.
Cette décision du Tribunal Administratif de Pau rejette la demande d'indemnisation de M. A, qui sollicitait 329 400 euros de Pôle emploi Nouvelle-Aquitaine pour un préjudice financier et moral. Le requérant estimait que l'organisme avait commis une faute en refusant de l'accompagner dans son projet de formation de réparateur de téléphones mobiles lors d'entretiens en mai et juin 2018. Le tribunal a examiné le litige sur le fondement des articles L. 5311-1, L. 5312-1, L. 5411-1, L. 5411-6 et L. 5411-6-1 du code du travail, relatifs aux missions d'accompagnement des demandeurs d'emploi. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant considéré que les moyens soulevés par M. A n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 30 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation et que le refus était légal, car le titre de séjour détenu par Mme A à Mayotte n'autorisait pas le séjour en métropole sans visa, conformément aux articles L. 441-8 et R. 441-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles 3-1 et 9 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont été écartés, faute de preuve d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ou à l'intérêt de ses enfants.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. C, alias Fares Boudraa, qui contestait son assignation à résidence prononcée le 19 avril 2025 par le préfet des Pyrénées-Atlantiques. Le tribunal a jugé que la mesure était légalement fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car l'obligation de quitter le territoire français datait de moins de trois ans. Il a également estimé que les restrictions à la liberté de circulation et les obligations de présentation étaient proportionnées à l'objectif d'exécution de l'éloignement. Enfin, le moyen tiré de l'entrave à l'activité professionnelle a été écarté, faute de preuve suffisante.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme B, épouse A, qui contestait l'arrêté du 28 août 2023 de la préfète des Landes lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et que les moyens soulevés, y compris celui tiré de l'absence de base légale de l'obligation de quitter le territoire, n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. C, qui demandait l'annulation de la délibération du 28 février 2022 par laquelle le conseil municipal de Labastide-Monréjeau a approuvé son plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a examiné l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'irrégularité de l'enquête publique, à l'erreur de fait dans le résumé non technique, à l'incohérence des orientations d'aménagement et de programmation, et à l'erreur manifeste d'appréciation concernant certains emplacements réservés et coefficients. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant qu'aucun des moyens invoqués n'était fondé au regard des dispositions des codes de l'urbanisme, de l'environnement et général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par l'association Action jeunesse innovation et réinsertion (AJIR) d'une demande d'indemnisation pour le préjudice financier résultant de l'illégalité d'une décision du 14 novembre 2018 de l'inspecteur du travail, qui autorisait le licenciement d'un salarié protégé et qui a été annulée par un jugement définitif. Le tribunal a reconnu que cette illégalité constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Il a écarté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, jugeant que la demande préalable de l'association était justifiée. La solution retenue engage la responsabilité de l'État sur le fondement des principes généraux de la responsabilité de la puissance publique, sans qu'il soit fait mention de textes spécifiques dans l'extrait fourni.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné les requêtes de Mme C, agent du Syndicat mixte de traitement des déchets des Hautes-Pyrénées, contestant le refus de reconnaître l'imputabilité au service d'une rechute de son accident de 2018 (courrier du 2 novembre 2022) et l'arrêté du 28 novembre 2023 l'admettant à la retraite pour invalidité. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que le courrier du 2 novembre 2022 n'était pas une décision faisant grief et que les moyens soulevés contre l'arrêté de mise à la retraite, notamment l'exception d'illégalité de ce courrier et l'irrégularité de la composition du conseil médical, n'étaient pas fondés. La solution s'appuie sur les dispositions du code des pensions civiles et militaires de retraite et du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B, qui contestait le futur classement en zone "NKLc" d’une parcelle située près du phare de Contis dans le cadre de l’élaboration du plan local d’urbanisme intercommunal. La juridiction a estimé que la requête ne comportait que des éléments de fait sans moyens opérants, et qu’elle contestait un règlement non encore adopté. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 411-1 du code de justice administrative, le juge a prononcé le rejet pour absence de moyens utiles soulevés dans le délai de recours.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Pau rejette la requête de Mme A dirigée contre un arrêté préfectoral du Gers portant transfert d’un permis de construire pour une centrale photovoltaïque flottante. Le juge constate que la requérante n’a pas notifié son recours dans le délai de quinze jours francs prévu à l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme, malgré une demande de régularisation. En application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête est rejetée comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait un arrêté préfectoral du Gers portant transfert d’un permis de construire pour une centrale photovoltaïque flottante. La requérante n’a pas respecté le délai de quinze jours francs prévu à l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme pour notifier son recours à l’auteur de la décision et au titulaire de l’autorisation. Malgré une invitation à régulariser, les notifications produites étaient tardives. L’ordonnance a donc été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par des particuliers et des associations environnementales contre un arrêté du maire de Saint-Martin-de-Seignanx accordant un permis d’aménager à une société pour une aire de loisirs. Les requérants invoquaient notamment l’absence d’évaluation environnementale préalable et des violations du plan local d’urbanisme. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas établie et qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande a été rejetée, avec condamnation des requérants aux dépens et au versement de frais de justice.
**Résumé de la décision du Tribunal Administratif de Pau** Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la SARL DL et Associés d'un référé contractuel visant à contester le rejet de son offre dans le cadre d'un marché de maîtrise d'œuvre pour l'aménagement de la zone Ilbarritz Mouriscot. La société requérante soutenait que le pouvoir adjudicateur, le SIAZIM, avait méconnu les règles de publicité et de mise en concurrence en écartant son offre pour des motifs non prévus par le règlement de consultation et en favorisant une offre concurrente qui ne respectait pas le programme des travaux, notamment l'exigence d'une couverture amovible pour le bassin. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la SARL DL et Associés, estimant que les motifs de rejet de son offre étaient fondés et que la procédure d'attribution n'était entachée d'aucun manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence. En conséquence, il a également mis à la charge de la société requérante une somme de 3 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Hautes-Pyrénées de renouveler sa carte de résident. En cours d’instance, le préfet a finalement délivré le titre de séjour sollicité, valable jusqu’en 2025. Par ordonnance du 28 avril 2025, le président de la 3ème chambre a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B I D C, détenu, qui contestait la décision du garde des sceaux du 12 octobre 2023 maintenant son inscription au répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS). Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une erreur manifeste d'appréciation et une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en raison de ses conditions de détention. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en maintenant cette inscription, compte tenu de la nature et de la gravité des faits pour lesquels l'intéressé a été condamné, de son comportement en détention et des risques persistants. La solution s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire et l'instruction ministérielle du 11 janvier 2022 relative au répertoire des détenus particulièrement signalés.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B C, ressortissant colombien, qui contestait l’arrêté préfectoral du 6 avril 2025 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, assorti d’une interdiction de retour de deux ans et d’une assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la violation du droit d’être entendu, estimant que le requérant, informé de la mesure envisagée lors de son interpellation, n’avait pas sollicité d’entretien pour présenter ses observations. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des articles L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et du principe général du droit de l’Union européenne.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en urgence, a examiné le recours en excès de pouvoir de M. B, ressortissant tunisien, contre les arrêtés du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 4 avril 2025 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, prononçant une interdiction de retour de deux ans et une assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, il a rejeté la requête de M. B et confirmé la légalité des décisions préfectorales, sans faire droit à ses demandes d'annulation, d'injonction ou de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par la société Tommy's Parc d'une demande de suspension de l'exécution d'un arrêté préfectoral du 5 février 2025 prononçant la fermeture de son établissement de loisirs pour une durée de cinq ans. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence était remplie, la fermeture prolongée étant susceptible d'entraîner des conséquences financières irréversibles pour la société. Toutefois, le juge a rejeté la demande de suspension, considérant qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, irrégularité de la procédure, erreur de droit, disproportion de la mesure) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu de la gravité des manquements à la sécurité des usagers. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code du sport.