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Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme B, agent du département des Pyrénées-Atlantiques, qui contestait son placement en disponibilité pour convenances personnelles à compter du 1er juin 2022, alors qu'elle était en congé de maladie jusqu'au 30 juillet 2022. La requérante demandait le report de la date d'effet de sa disponibilité, le versement d'indemnités journalières et de sa prime annuelle pour juin et juillet 2022, ainsi que des dommages et intérêts. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre l'arrêté du 9 juin 2022 étaient irrecevables faute de décision préalable, et que la demande de report formée le 30 août 2022, rejetée le 13 octobre 2022, n'était pas fondée. La solution s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux positions administratives.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. G, ressortissant camerounais, qui contestait le refus du préfet des Pyrénées-Atlantiques de lui délivrer un titre de séjour pour étranger malade. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que l'avis du collège de médecins de l'OFII, sur lequel se fondait le préfet, n'établissait pas que M. G ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B et M. C contestant le permis de construire délivré par le maire de Biarritz à la SCI La maison rouge pour l'extension et la rénovation d'une construction. La solution retenue est fondée sur l'irrecevabilité manifeste de la requête, le tribunal ayant constaté que l'affichage réglementaire du permis sur le terrain, visible de la voie publique depuis le 18 janvier 2022, avait fait courir le délai de recours contentieux de deux mois, conformément aux articles R. 600-2, A. 424-15, A. 424-16 et A. 424-17 du code de l'urbanisme. Les requérants n'ayant introduit leur action que le 13 décembre 2022, soit après l'expiration de ce délai, leur demande a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la société Axe Eco Energie comme manifestement irrecevable. La société contestait une décision de l'Agence nationale de l'habitat portant retrait de la prime "MaPrimeRénov'" pour un particulier. Le juge a constaté que la requête ne contenait ni conclusions ni moyens, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et n'avait pas été régularisée dans le délai de recours. Cette irrecevabilité a conduit au rejet sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Pau concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. et Mme D contre le refus implicite du maire de Soorts-Hossegor de leur délivrer une attestation de conformité de travaux, prévue à l'article R. 462-10 du code de l'urbanisme. Le tribunal constate que le maire a délivré le certificat de non-contestation le 18 novembre 2024, postérieurement à l'introduction de la requête, ce qui donne satisfaction à la demande des requérants. En conséquence, il prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction, devenues sans objet. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la commune est condamnée à verser 500 euros aux époux D au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du maire de Lévignacq s'opposant à sa déclaration préalable de travaux pour une construction à usage d'habitation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen juridique, se limitant à un exposé chronologique des faits. Le requérant n'a pas non plus présenté de mémoire complémentaire dans le délai de recours contentieux de deux mois. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 (4° et 7°) et R. 411-1 du code de justice administrative pour prononcer cette irrecevabilité.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du 30 septembre 2024 du procureur général et du premier président de la cour d'appel de Pau refusant son congé maladie pour cure thermale. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne comportait que des moyens inopérants, sans invoquer de règle de droit méconnue. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions des 4° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la commune d'Aragnouet d'un recours en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral du 7 octobre 2024 déclarant cessibles des parcelles pour la mise en conformité de l'évacuateur de crue du barrage d'Orédon. Par un mémoire du 22 janvier 2025, la commune s'est désistée purement et simplement de sa requête. Faisant application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 4 février 2025. Aucune condamnation aux dépens n'a été prononcée.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision 48 SI du 9 juin 2021 invalidant le permis de conduire de M. B pour solde de points nul. Le juge a relevé que la requête au fond était manifestement tardive, la décision ayant été régulièrement notifiée le 10 juin 2021, comme l'attestent les mentions précises et concordantes de l'avis de réception. Par conséquent, la condition d'urgence n'a pas été examinée, la requête étant irrecevable en application des articles R. 421-1 du code de justice administrative et R. 223-3 du code de la route.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par Mme A, assistante familiale, contestant le retrait de son agrément par le président du conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques. La requérante invoquait l'urgence financière et l'intérêt d'une mineure, ainsi que des moyens sérieux tenant à l'incompétence de l'auteur de l'acte, à l'insuffisance de motivation et à l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles. Le département soutenait que l'urgence n'était pas établie et que la décision était justifiée par des révélations de violences physiques et verbales sur une mineure accueillie. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 27 juin 2024 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 6.5 de l'accord franco-algérien, en raison de l'absence de liens personnels et familiaux intenses et stables en France. Il a également estimé que l'obligation de quitter le territoire français, le délai de départ volontaire de trente jours et l'interdiction de retour d'un an n'étaient pas entachés d'illégalité, faute de démonstration d'une erreur manifeste d'appréciation ou d'une violation des textes applicables, notamment les articles L. 435-1, L. 251-1, L. 612-8 et L. 612-10 du CESEDA.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de Mme B épouse D, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 27 juin 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation, en raison de sa résidence de quatre ans en France, de son activité professionnelle et de la scolarisation de ses enfants. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant la légalité des décisions attaquées, y compris l'interdiction de retour d'un an. La décision s'appuie sur le CESEDA, l'accord franco-algérien et la directive 2008/115/CE.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la commune d’Aragnouet concernant des désordres affectant la résidence de tourisme « L’Ecrin du Badet ». La commune, maître d’ouvrage, invoque des non-conformités liées à la perméabilité à l’air, à la réglementation acoustique et aux garde-corps, et n’a pas obtenu de rapport définitif ni d’indemnité satisfaisante de son assureur dommages-ouvrage, Axa France Iard. Sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge a estimé la mesure utile pour déterminer la nature et le coût des travaux de reprise en vue d’un éventuel litige. Un expert a été désigné pour décrire les désordres, chiffrer les réparations et explorer une médiation.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. B C d’une demande de suspension de l’exécution de la décision du 10 mai 2023 par laquelle le préfet des Hautes-Pyrénées a estimé que l’activité projetée par M. F sur des terres appartenant à sa mère n’était pas soumise à autorisation d’exploiter. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’établissant pas un préjudice grave et immédiat justifiant une suspension près de deux ans après la décision contestée. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens soulevés au fond.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, une ressortissante congolaise vulnérable, afin d'obtenir le rétablissement des conditions matérielles d'accueil (hébergement et allocation) que l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration (OFII) avait cessé de lui verser après que sa demande d'asile a été déclarée irrecevable par l'OFPRA. La requérante soutenait que cette décision automatique, prise sans examen de sa vulnérabilité et alors qu'elle avait formé un recours devant la Cour nationale du droit d'asile, portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit d'asile et à sa dignité. Le juge des référés a fait droit à sa demande, ordonnant à l'OFII de rétablir Mme B dans ses droits, en se fondant sur les directives européennes 2013/32/UE et 2013/33/UE qui imposent une évaluation individuelle de la vulnérabilité avant toute décision de retrait des conditions matérielles d'accueil.