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Le Tribunal Administratif de Pau, saisi par renvoi du Tribunal Administratif de Bordeaux, a statué sur le recours de M. et Mme A contestant l'ordonnance de taxation des honoraires de l'expert judiciaire M. B, fixés à 26 736,85 euros TTC. Les requérants contestaient divers postes de frais (pré-rapport, secrétariat, vacations, photocopies, etc.) qu'ils estimaient injustifiés ou excessifs. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. et Mme A, confirmant l'ordonnance de taxation initiale et les a condamnés à verser 1 500 euros à l'expert au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les principes de taxation des frais d'expertise prévus par le code de justice administrative, estimant que les montants alloués étaient justifiés par la nature et la complexité de la mission.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme E..., fonctionnaire infirmière victime d’un accident de service le 10 avril 2015 (incendie volontaire) et d’une rechute le 23 mars 2017. La mesure vise à évaluer l’ensemble des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux subis, en vue d’une future action en indemnisation. Le juge a estimé la demande utile au sens de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, rejetant l’argument du ministre de la Justice sur l’inutilité de l’expertise. Les frais d’expertise sont avancés par l’État.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par Mme B épouse C, assistante familiale, contestant la décision du 14 novembre 2024 du président du conseil départemental des Landes suspendant son agrément pour quatre mois. La requérante invoquait l'urgence financière et des moyens sérieux, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une erreur d'appréciation. Le département des Landes a opposé l'absence d'urgence, soulignant le délai de saisine et la perception d'indemnités, ainsi que l'absence de doute sérieux sur la légalité de la suspension, justifiée par des faits graves touchant à la sécurité des enfants. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait, mais l'affaire porte sur l'application des articles L. 421-6 et L. 423-8 du code de l'action sociale et des familles relatifs à la suspension d'agrément et aux indemnités compensatrices.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'expertise de Mme E... visant à établir un lien de causalité entre sa vaccination contre la Covid-19 et son urticaire chronique. Le juge a estimé que la mesure sollicitée n'était pas utile, dès lors qu'une expertise contradictoire, diligentée par l'ONIAM dans le cadre de la procédure d'indemnisation prévue à l'article L. 3131-4 du code de la santé publique, avait déjà conclu à l'absence de lien de causalité direct et certain. La requête a donc été rejetée, y compris les demandes de provision et de frais.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 2 septembre 2024 par laquelle le préfet des Hautes-Pyrénées a clôturé la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, M. A ne démontrant pas que la décision préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle et professionnelle, malgré ses craintes de perdre son emploi et son logement. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'erreur de droit au regard des articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'a été examiné au fond.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par Mme B et sa famille pour obtenir, sur le fondement du II de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, une injonction sous astreinte afin que le préfet leur propose un logement adapté. En cours d’instance, le préfet a informé le tribunal de l’attribution d’un logement T3 à Bayonne répondant aux besoins de la famille. Par ordonnance du 5 février 2025, le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a par ailleurs condamné l’État à verser 800 euros à Mme B au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision de placement à l'isolement de M. B, prise par le directeur du centre pénitentiaire de Lannemezan. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie pour ce type de mesure et que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et le non-respect de la procédure contradictoire, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 213-8 du code pénitentiaire et de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. B, gérant d’un bar, contestant l’avis défavorable du ministre de l’intérieur du 6 septembre 2021 à sa demande d’exploitation d’un poste d’enregistrement de paris hippiques PMU, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’absence de procédure contradictoire, et la violation des articles L. 114-1 et L. 320-2 du code de la sécurité intérieure. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions fondées sur les informations défavorables issues de l’enquête administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B et M. C contestant le permis de construire délivré par le maire de Biarritz à la SCI La maison rouge pour l'extension et la rénovation d'une construction. La solution retenue est fondée sur l'irrecevabilité manifeste de la requête, le tribunal ayant constaté que l'affichage réglementaire du permis sur le terrain, visible de la voie publique depuis le 18 janvier 2022, avait fait courir le délai de recours contentieux de deux mois, conformément aux articles R. 600-2, A. 424-15, A. 424-16 et A. 424-17 du code de l'urbanisme. Les requérants n'ayant introduit leur action que le 13 décembre 2022, soit après l'expiration de ce délai, leur demande a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme B, agent du département des Pyrénées-Atlantiques, qui contestait son placement en disponibilité pour convenances personnelles à compter du 1er juin 2022, alors qu'elle était en congé de maladie jusqu'au 30 juillet 2022. La requérante demandait le report de la date d'effet de sa disponibilité, le versement d'indemnités journalières et de sa prime annuelle pour juin et juillet 2022, ainsi que des dommages et intérêts. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre l'arrêté du 9 juin 2022 étaient irrecevables faute de décision préalable, et que la demande de report formée le 30 août 2022, rejetée le 13 octobre 2022, n'était pas fondée. La solution s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux positions administratives.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du maire de Lévignacq s'opposant à sa déclaration préalable de travaux pour une construction à usage d'habitation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen juridique, se limitant à un exposé chronologique des faits. Le requérant n'a pas non plus présenté de mémoire complémentaire dans le délai de recours contentieux de deux mois. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 (4° et 7°) et R. 411-1 du code de justice administrative pour prononcer cette irrecevabilité.
Le Tribunal administratif de Pau a examiné la requête de Mme B contestant l'arrêté du maire de Coslédaà-Lube-Boast du 5 juillet 2021 interdisant le stationnement sur une portion de la " route de la mairie ". Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que le recours gracieux de Mme B avait interrompu le délai de recours contentieux. Sur le fond, le tribunal a estimé que l'arrêté, fondé sur les articles L. 2213-1 et L. 2213-2 du code général des collectivités territoriales, était justifié par les nécessités de la circulation, notamment pour permettre le croisement des véhicules de transport scolaire et des engins agricoles sur une voie étroite et dépourvue de trottoirs. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de Mme B, tirés de l'insuffisance de motivation, de l'erreur manifeste d'appréciation et du détournement de pouvoir, et a validé la décision du maire.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. G, ressortissant camerounais, qui contestait le refus du préfet des Pyrénées-Atlantiques de lui délivrer un titre de séjour pour étranger malade. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que l'avis du collège de médecins de l'OFII, sur lequel se fondait le préfet, n'établissait pas que M. G ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de M. B, technicien territorial, qui contestait son affectation au poste de gestionnaire du parc automobile par un arrêté du 25 avril 2022. Le tribunal a jugé que cette mesure, qui ne portait pas atteinte à ses droits statutaires, à sa rémunération ou à ses responsabilités, constituait une simple mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir. En conséquence, les conclusions en annulation ont été déclarées irrecevables, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, et les demandes d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. A, agent territorial, contestant le courrier du 6 juillet 2022 et l'arrêté du 5 septembre 2022 du maire d'Anglet fixant au 30 avril 2022 la consolidation de son état de santé et la fin de son congé pour invalidité temporaire imputable au service. Le tribunal a jugé que le courrier du 6 juillet 2022 n'était pas une décision faisant grief et a rejeté les conclusions dirigées contre lui. Concernant l'arrêté du 5 septembre 2022, le tribunal a estimé que la requête était irrecevable faute pour M. A d'avoir saisi la médiation préalable obligatoire, conformément au décret du 25 mars 2022, la commune justifiant de son adhésion à cette procédure. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de la société IRFOR, qui contestait la décision du 4 décembre 2020 de l'Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC) retirant son enregistrement en tant qu'organisme de développement professionnel continu. La société soutenait que ce retrait, intervenu plus de quatre mois après l'enregistrement du 21 avril 2020, méconnaissait l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration, qui interdit le retrait d'une décision créatrice de droits au-delà de ce délai, sauf en cas de fraude. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le retrait était fondé sur les dispositions du code de la santé publique (notamment l'article R. 4021-25) permettant un retrait en cas de fausse déclaration ou de manœuvre frauduleuse, ce qui constitue une exception au délai de quatre mois. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. D E, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 24 mai 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que les moyens spécifiques à l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, le tribunal ayant jugé que les moyens n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations conventionnelles invoquées.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la société Axe Eco Energie comme manifestement irrecevable. La société contestait une décision de l'Agence nationale de l'habitat portant retrait de la prime "MaPrimeRénov'" pour un particulier. Le juge a constaté que la requête ne contenait ni conclusions ni moyens, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et n'avait pas été régularisée dans le délai de recours. Cette irrecevabilité a conduit au rejet sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision 48 SI du 9 juin 2021 invalidant le permis de conduire de M. B pour solde de points nul. Le juge a relevé que la requête au fond était manifestement tardive, la décision ayant été régulièrement notifiée le 10 juin 2021, comme l'attestent les mentions précises et concordantes de l'avis de réception. Par conséquent, la condition d'urgence n'a pas été examinée, la requête étant irrecevable en application des articles R. 421-1 du code de justice administrative et R. 223-3 du code de la route.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la Région Nouvelle-Aquitaine d’un recours de plein contentieux visant à obtenir la condamnation in solidum de plusieurs sociétés (VCMF, René Laporte, Balineau, SOBAMAT, Néom et Antea Group) à l’indemniser des désordres affectant un ouvrage portuaire (quai Castel), notamment des tassements compromettant sa solidité et son usage. La Région soutenait que ces désordres, non apparents à la réception, relevaient de la garantie décennale et résultaient principalement de défauts d’exécution des travaux de dragage et de remblaiement, imputables aux constructeurs, et non d’une faute de sa part. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la Région Nouvelle-Aquitaine, estimant que l’action était prescrite, le délai de la garantie décennale n’ayant pas été valablement interrompu par la saisine du juge des référés. En conséquence, il a également rejeté les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.