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Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société Trans-Mobilité Services. Celle-ci sollicitait le versement d’une provision de 258 000 euros par le département du Gers, estimant que des modifications unilatérales du marché de transport scolaire avaient bouleversé l’économie du contrat. Le tribunal a jugé que la créance invoquée était sérieusement contestable, tant dans son principe que dans son montant, et a donc refusé de faire droit à la demande de provision.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 22 juillet 2025 par laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaires de Toulouse a refusé d’habiliter une surveillante pénitentiaire à exercer les missions d’une équipe de sécurité pénitentiaire. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, la requérante ne démontrant pas que ce refus l’empêchait d’exercer normalement ses fonctions ou qu’il avait des conséquences graves et immédiates sur sa carrière. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour défaut d’urgence.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du président du conseil départemental du Gers de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B... n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles avant de saisir le juge. Malgré une demande de régularisation du greffe, l'intéressé n'a pas produit la décision prise sur ce recours obligatoire. L'ordonnance, fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rejette donc la requête.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. C..., gendarme, qui imputait un retard de diagnostic fautif au centre hospitalier d’Oloron-Sainte-Marie lors de sa prise en charge pour une chute en montagne le 2 février 2021. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’hôpital pour cette faute, mais a limité l’indemnisation à une perte de chance de 30 % d’éviter le dommage, conformément à l’avis de la commission régionale de conciliation et d’indemnisation. La somme allouée à M. C... a été fixée à 4 165,51 euros, après application de ce taux de perte de chance et d’un partage de responsabilité à 50 %, les autres préjudices invoqués n’étant pas suffisamment établis. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité hospitalière pour faute, sans application de la solidarité nationale par l’ONIAM.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté les requêtes de la société BFM Biométhane, qui contestait le refus de l’administration de lui accorder l’aide destinée à compenser la hausse des coûts d’approvisionnement en gaz et électricité liée à la guerre en Ukraine. La société soutenait que le décret du 1er juillet 2022 n’excluait pas les producteurs de biométhane et que son activité relevait du secteur agricole, non de l’énergie. Le tribunal a jugé que ces moyens n’étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions de refus pour les périodes de mars à décembre 2023. La solution s’appuie sur les dispositions du décret du 1er juillet 2022 et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Pau annule la décision du 14 mars 2024 par laquelle le préfet des Hautes-Pyrénées a refusé de délivrer à M. B..., ressortissant bangladais, un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale ». Le tribunal retient un défaut d’examen de la situation personnelle et familiale du requérant, la décision ne visant pas l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de munir l’intéressé d’une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A... demandant l'annulation de la décision implicite de rejet du préfet des Pyrénées-Atlantiques concernant sa demande de regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement appliqué l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car les ressources de M. A..., non établies et inférieures au SMIC, étaient insuffisantes. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par des propriétaires indivis de parcelles boisées endommagées par un incendie survenu le 30 décembre 2016, qu'ils attribuent à un écobuage réalisé deux jours plus tôt par la commission syndicale de la Baronnie des Angles. Les requérants demandaient la condamnation de cette commission syndicale à leur verser 26 616 euros de dommages et intérêts. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'écobuage litigieux, réalisé pour la gestion de biens indivis entre communes, ne constituait pas un travail public, rendant la juridiction administrative incompétente pour en connaître. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 5222-1 et L. 5222-2 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. A... de trois recours pour excès de pouvoir : le premier (n°2402846) visait à annuler le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales (article L. 425-9 du CESEDA) ; le second (n°2402848) contestait l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour subséquente ; le troisième (n°2501749) portait sur le refus implicite né du silence de l'administration sur une nouvelle demande de titre. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant notamment que le refus de titre n'était pas entaché d'irrégularité procédurale et que l'OQTF était légale. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 425-9, L. 611-1, L. 612-8 et L. 612-10 du CESEDA, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B..., ressortissant lituanien, qui sollicitait la restitution de sa carte d’identité ou la délivrance d’un document provisoire. Le juge estime que la rétention de ce document, effectuée en application des articles L. 733-4 et L. 814-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile dans le cadre d’une mesure d’éloignement, ne porte pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête est donc rejetée.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. C..., ressortissant malgache, qui contestait l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 23 août 2024 lui refusant une carte de résident en qualité d'ascendant à charge d'un ressortissant français, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination ont été considérées comme légales.
Cette décision du Tribunal Administratif de Pau rejette la requête de M. de D... E... qui demandait l’annulation de la décision du 19 janvier 2023 confirmant sa mutation vers la base aérienne de Rochefort. Le requérant contestait cette mutation en invoquant l’illégalité de deux décisions antérieures (arrêt de sa formation de pilote et réorientation d’office) par voie d’exception. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de la rétroactivité illégale de la décision d’arrêt de formation du 7 janvier 2021, estimant que la fixation de la date au 21 octobre 2020 était justifiée par la comparution de l’intéressé devant le conseil d’instruction à cette date. Par un jugement antérieur du 13 décembre 2023, le tribunal avait déjà rejeté les recours directs contre ces deux décisions, ce qui a conduit au rejet de la présente requête.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné les requêtes de M. D... E..., ressortissant espagnol, et de son épouse, ressortissante algérienne, contestant les arrêtés du préfet des Hautes-Pyrénées du 12 février 2024 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a joint les deux affaires et s'est prononcé sur la légalité des décisions de refus de titre de séjour. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur l'application de l'article L. 233-1 du CESEDA, qui définit les conditions de séjour des citoyens de l'Union européenne et des membres de leur famille.
Le Tribunal Administratif de Pau a annulé l'arrêté du 11 mars 2024 par lequel le préfet des Hautes-Pyrénées refusait d'admettre au séjour Mme A..., ressortissante arménienne, et lui faisait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté du séjour de l'intéressée (depuis 2013), de l'intensité de ses liens familiaux en France (fille et fils en situation régulière, petits-enfants) et de l'avis favorable émis par la commission du titre de séjour. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné Mme A... à verser à la SNCF Réseau une provision de 988,47 euros. Cette somme correspond aux redevances impayées pour l'occupation régulière du domaine public ferroviaire (du 1er décembre 2020 au 30 novembre 2021) et aux indemnités d'occupation irrégulière (du 1er décembre 2021 au 30 avril 2025), suite au maintien dans les lieux après l'expiration de la convention d'occupation temporaire. Le tribunal a jugé que la créance, fondée sur le code général de la propriété des personnes publiques, n'était pas sérieusement contestable, faute de défense de la part de Mme A.... La somme est assortie des intérêts au taux légal à compter de la date de la requête, avec capitalisation des intérêts échus.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté comme manifestement irrecevables les requêtes de M. B... et Mme D..., ressortissants russes, contestant les arrêtés du 11 mars 2024 du préfet des Hautes-Pyrénées leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants, qui avaient introduit leurs recours le 19 juillet 2024, n'ont pas justifié avoir respecté le délai de recours contentieux de trente jours prévu par l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la notification des arrêtés étant réputée régulière malgré leur contestation des conditions de réception. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les requêtes ont été jugées tardives et donc irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Pau a annulé l'arrêté du 29 novembre 2023 par lequel la préfète des Landes avait accordé à la SAS Paloma Resort une dérogation à l'interdiction de destruction d'espèces protégées pour l'aménagement d'un parc résidentiel de loisirs à Léon. La juridiction a jugé que le projet ne répondait pas à une raison impérative d'intérêt public majeur, condition requise par l'article L. 411-2 du code de l'environnement, l'offre touristique locale étant déjà suffisante et diversifiée. En conséquence, l'arrêté préfectoral a été annulé, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de la SARL Weem Hydro, qui contestait un arrêté préfectoral fixant un débit minimal biologique à 33% du module du cours d'eau pour l'exploitation de son moulin. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation, jugeant que le débit fixé n'était pas disproportionné au regard de l'article L. 214-18 du code de l'environnement. Le tribunal a également rejeté les arguments tirés d'une rupture d'égalité et d'une méconnaissance de l'article L. 211-1-1 du même code. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté et du refus d'abrogation a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Pau rejette la requête de M. C... qui demandait l’annulation du titre de séjour délivré à son ex-épouse, Mme B..., au motif qu’il ne justifie pas d’un intérêt à agir contre un acte administratif individuel créateur de droits. La juridiction rappelle que la qualité d’ancien conjoint ne suffit pas à conférer un intérêt pour contester un tel titre. En conséquence, les conclusions indemnitaires et aux fins d’injonction sont également rejetées, et M. C... est condamné à verser 1 500 euros à Mme B... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné les requêtes de M. et Mme B..., assistants familiaux, contestant la suspension de leurs agréments par le président du conseil départemental des Landes. Les requérants invoquaient notamment un défaut de motivation, une procédure irrégulière (absence de saisine de la commission consultative paritaire, défaut d’information du juge des enfants, non-respect du contradictoire) et une erreur d’appréciation au regard de l’intérêt des enfants. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs demandes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles, notamment les articles L. 421-6, L. 421-16, R. 421-23 et R. 421-24.