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Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B..., ressortissant portugais, contestant l'arrêté préfectoral du 9 décembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de deux ans. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et fondée sur les articles L. 251-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace réelle, actuelle et grave pour l'ordre public que constituait le comportement de l'intéressé, condamné pour trafic de stupéfiants. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. B..., détenu, contestant la sanction disciplinaire de quatorze jours de cellule disciplinaire avec sursis prononcée par la commission de discipline du centre pénitentiaire de Lannemazet, confirmée par le directeur interrégional des services pénitentiaires de Toulouse. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'irrégularité de la procédure et l'erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés. Il a notamment validé la possibilité d'une substitution de base légale par les dispositions de l'article R. 232-4 du code pénitentiaire. La décision s'appuie sur le code pénitentiaire et les principes généraux du droit disciplinaire.
Le Tribunal Administratif de Pau a annulé l'arrêté du 5 août 2024 par lequel la préfète des Landes refusait un titre de séjour à Mme A..., ressortissante congolaise, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que ce refus méconnaissait l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, en raison de la présence de deux jeunes enfants nés en France et de l'impossibilité de reconstituer la cellule familiale en République démocratique du Congo. En conséquence, l'arrêté a été annulé, et il a été enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à Mme A... dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 2 décembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour de quatre ans. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) en raison de sa relation avec sa compagne française, ainsi qu'une erreur d'appréciation sur l'interdiction de retour. Le tribunal a estimé que les éléments fournis, notamment des photographies et les déclarations de la compagne, ne suffisaient pas à démontrer une vie familiale stable et ancienne en France, justifiant ainsi la mesure d'éloignement. La décision a été prise en application des articles L. 612-10 et L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A..., ressortissante angolaise. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Pyrénées-Atlantiques d'enregistrer sa demande de changement de statut ou de prolongation de son droit au séjour. Le juge constate que le préfet a déjà opposé un refus à cette demande par une décision du 14 novembre 2025, notifiée le 26 novembre 2025. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative exécutoire, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté l'opposition formée par Mme B... contre une contrainte émise par la CAF des Hautes-Pyrénées pour le recouvrement d’indus de prime d’activité et d’allocation de logement sociale, d’un montant total de 3 964,55 euros. La requérante invoquait sa situation précaire et sa bonne foi, mais ces moyens ont été jugés inopérants car elle ne contestait pas utilement le principe, la quotité ou l’exigibilité de la créance. Sa demande de réduction ou d’échelonnement de la dette a également été rejetée, faute de décision préalable de la CAF sur une demande gracieuse. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4° et 7°) du code de justice administrative, ainsi que sur les codes de la construction et de l’habitation et de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de la caisse d’allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 3 283,26 euros. Saisi en plein contentieux, le juge a estimé que la requérante n’avait pas fourni, malgré une demande de régularisation, les précisions et justificatifs nécessaires pour apprécier sa bonne foi et sa situation de précarité. En application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme n’étant pas assortie des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme B..., assistante d'éducation contractuelle au lycée maritime de Ciboure, qui contestait la décision de non-renouvellement de son contrat à durée déterminée arrivant à échéance le 31 août 2022 et demandait réparation. Le tribunal a jugé que les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et de la méconnaissance du délai de préavis étaient inopérants. Il a estimé que la décision de non-renouvellement, fondée sur des manquements reconnus par l'agent et un comportement inapproprié envers des élèves, était justifiée par l'intérêt du service, sans erreur manifeste d'appréciation ni détournement de pouvoir. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées par voie de conséquence. La décision s'appuie notamment sur le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux agents contractuels de l'État.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté les requêtes de M. A..., ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du 28 novembre 2025 du préfet des Hautes-Pyrénées. Cet arrêté refusait son admission exceptionnelle au séjour, l'obligeait à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi, prononçait une interdiction de retour de deux ans et l'assignait à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, l'erreur d'appréciation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Pau rejette la requête de Mme A... qui contestait le refus partiel de remise d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 526,31 euros. La requérante invoquait des difficultés financières et personnelles, mais n'a pas fourni les justificatifs demandés. Le juge, statuant en plein contentieux sur le bien-fondé de la demande de remise gracieuse, a estimé que les éléments apportés ne permettaient pas d'apprécier sa bonne foi ou sa situation de précarité. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, faute pour la requérante d'avoir régularisé sa demande après y avoir été invitée.
Le Tribunal administratif de Pau rejette la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour « vie privée et familiale » opposé par le préfet des Pyrénées-Atlantiques. Le tribunal retient que l’administration était en situation de compétence liée pour refuser le titre, en raison d’une interdiction judiciaire du territoire français de deux ans prononcée à l’encontre du requérant. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant est inopérant. La décision est fondée sur l’article L. 641-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et l’article 131-30 du code pénal.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté du 7 mars 2022 par lequel le maire de Saint-Clar ne s'est pas opposé à la déclaration préalable pour la réhabilitation des façades d'un ensemble bâti. Le tribunal a estimé que M. B..., bien que voisin immédiat, n'a pas apporté d'éléments suffisamment précis et étayés pour démontrer que les travaux étaient de nature à affecter directement ses conditions d'occupation ou de jouissance de son bien, comme l'exige l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. En conséquence, sa requête a été déclarée irrecevable pour défaut d'intérêt à agir.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. E... et Mme D... qui demandaient l’annulation du refus implicite du préfet du Gers de déférer au tribunal le permis de construire délivré le 20 juin 2019 par le maire d’Avezan. Le tribunal a estimé que la décision implicite de rejet de la demande de déféré préfectoral n’est pas une décision susceptible de faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir. En conséquence, la requête a été rejetée, ainsi que les conclusions indemnitaires des consorts I... pour recours abusif.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. E... et Mme D... qui demandaient l'annulation du refus implicite du maire d'Avezan de retirer un permis de construire délivré le 20 juin 2019. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, les requérants ne justifiant pas d'un intérêt à agir, faute de démontrer que le projet affecte directement leurs conditions d'occupation ou d'utilisation du sol. Cette solution s'appuie sur l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, qui conditionne la recevabilité d'un recours contre une autorisation d'urbanisme à l'existence d'un tel intérêt.
Le Tribunal Administratif de Pau annule le titre de perception du 10 mars 2021 émis par le préfet de police de Paris pour un montant de 2 314,14 euros, correspondant à un indu de complément d’indemnité de fidélisation. Le tribunal constate que l’administration, bien que mise en demeure à deux reprises, n’a produit aucun mémoire en défense ni pièce justifiant le bien-fondé de la créance. En l’absence de preuve d’une obligation de remboursement, le requérant est déchargé de l’obligation de payer la somme réclamée. La décision s’appuie sur les dispositions du décret n° 99-1055 du 15 décembre 1999 et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tchadien, demandant l'annulation de l'arrêté du 11 juin 2024 par lequel le préfet des Pyrénées-Atlantiques a prononcé son expulsion du territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure devant la commission d'expulsion, incluant la présence de la directrice départementale de la cohésion sociale, était régulière au regard des articles L. 632-1 et R. 632-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la mesure d'expulsion.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 2 décembre 2025 refusant un titre de séjour à Mme A..., ressortissante cap-verdienne, et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait l'urgence en raison de la suspension de son contrat de travail et de la privation de ressources, ainsi que des moyens sérieux tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen, et de la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car il s'agissait d'une première demande de titre de séjour et que la requérante ne justifiait pas de circonstances particulières caractérisant une nécessité impérieuse de suspension.
Le Tribunal administratif de Pau a donné acte du désistement de M. B..., qui contestait un indu d'allocations familiales et demandait une limitation des sommes dues. Saisi en plein contentieux, le requérant a confirmé son désistement après y avoir été invité sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et a rejeté les conclusions de la caisse d'allocations familiales des Landes relatives aux dépens, l'instance n'ayant donné lieu à aucun dépens.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de Mme B... contestant deux titres de perception d’un montant total de 20 652 euros, émis au titre d’un complément de taxe d’aménagement majorée à 16,9% par une délibération de la commune d’Ustaritz de 2012. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir du préfet, jugeant que le délai de recours contentieux n’avait pas couru en l’absence de notification d’une décision expresse de rejet de sa réclamation préalable. Sur le fond, il a accueilli l’exception d’illégalité soulevée contre la délibération du 28 novembre 2012, constatant qu’elle ne justifiait pas des coûts, de la durée et de la date des travaux comme l’exige l’article L. 331-15 du code de l’urbanisme. En conséquence, le tribunal a annulé les titres de perception et déchargé Mme B... du paiement de la somme de 20 652 euros.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de plusieurs riverains demandant l’annulation de la décision du maire de Saint-Martin-d’Arberoue refusant de rétablir la circulation sur le chemin rural Oragarreko Bidea, entravé par un portail et des clôtures. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision du maire était légale et que celui-ci n’avait pas commis d’incompétence négative. Il a estimé que le chemin, non inscrit au plan départemental d’itinéraires de promenade et de randonnée et désaffecté depuis des années, ne justifiait pas la mise en œuvre des pouvoirs de police prévus par les articles L. 161-5, D. 161-11 et D. 161-14 du code rural et de la pêche maritime. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.