9 653 décisions disponibles — page 65/483
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. A... pour contester des titres exécutoires émis par le centre hospitalier de Bigorre, relatifs à des frais de séjour et de soins, ainsi qu'une saisie administrative à tiers détenteur. En cours d'instance, le décès de M. A... a été notifié, et son ayant droit a indiqué ne pas vouloir poursuivre la procédure. En application des articles R. 222-1 et R. 634-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Pau rejette la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait des saisies administratives à tiers détenteur émises pour le recouvrement d’aides du fonds de solidarité COVID-19. Le juge a constaté que M. B... n’avait pas justifié avoir formé la réclamation préalable obligatoire auprès de l’administration, conformément aux articles R. 190-1 et L. 281 du livre des procédures fiscales. Malgré une demande de régularisation restée sans effet, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté comme tardive la requête de M. A..., agent du centre hospitalier de Tarbes-Lourdes, qui demandait le versement d’un rappel d’indemnités kilométriques et des dommages et intérêts. Le juge a constaté que la décision implicite de rejet de sa réclamation préalable était née le 12 mai 2025, et que le délai de recours contentieux de deux mois expirait le 13 juillet 2025. La requête, enregistrée le 12 septembre 2025, étant manifestement irrecevable, elle a été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-2 du code de justice administrative, ainsi que de l’article L. 231-4 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de Mme B... contestant son assujettissement à la taxe d'habitation sur les logements vacants pour un bien situé à Biarritz. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir déposé une réclamation préalable auprès de l'administration fiscale, comme l'exigent les articles R. 190-1 et R. 199-1 du livre des procédures fiscales. Malgré une demande de régularisation du tribunal, Mme B... n'a pas produit la décision de l'administration ni la copie de sa réclamation. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter l'ensemble des conclusions, y compris les demandes de dédommagement et de sursis de paiement.
Le Tribunal Administratif de Pau, saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir et d’une demande de suspension contre un arrêté d’éloignement pris par le préfet de la Haute-Garonne, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet les deux requêtes au Tribunal Administratif de Toulouse, compétent car le requérant résidait à Toulouse à la date de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné le recours de M. B..., ressortissant gabonais, contre un arrêté préfectoral du 24 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et une assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et un défaut de motivation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée et que l'atteinte à la vie privée n'était pas disproportionnée, compte tenu de l'absence de titre de séjour et de la durée de son séjour irrégulier. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des arrêtés pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. D... d'une demande de suspension de la décision implicite de l'administration refusant de mettre en œuvre un accompagnement individuel par un AESH pour son fils, pourtant décidé par la CDAPH. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, l'administration avait recruté un AESH dédié à l'accompagnement individuel de l'enfant à compter du 3 novembre 2025. En conséquence, le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était plus remplie et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d'injonction, rejetant également les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Litige entre Mme A... et la CARSAT de Normandie concernant un prélèvement sur sa pension de retraite et le versement de la pension de réversion de son époux décédé. Le Tribunal administratif de Pau rejette la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il applique les articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, qui attribuent ce type de contentieux au juge judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme A..., fonctionnaire de police, qui demandait la communication d'une attestation employeur et une indemnisation pour absence de délivrance de ce document. Le tribunal a jugé que la demande d'injonction était irrecevable car elle ne pouvait être formée à titre principal. La demande indemnitaire, visant en réalité à contester un indu de rémunération, a également été rejetée, le bulletin de paie constituant un acte préparatoire insusceptible de recours. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A..., agent contractuel de la commune de Mouguerre, qui demandait le versement d’une indemnité compensatrice de congés payés. Le juge des référés a considéré que la requête était irrecevable car elle présentait simultanément des conclusions fondées sur deux procédures distinctes et incompatibles : l’une relevant de l’article L. 521-3 du code de justice administrative (mesures utiles en urgence) et l’autre de l’article R. 541-1 (demande de provision). En application des articles R. 222-1 et L. 522-3 du même code, la demande a été rejetée dans son intégralité sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet des Pyrénées-Atlantiques à l'encontre de Mme A..., ressortissante béninoise. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intérêt public s'opposant à la présomption d'urgence invoquée, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retient que l'expulsion, motivée par des condamnations pénales graves pour violences ayant entraîné la mort d'un enfant, ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Pau concerne un litige relatif au refus d’attribution d’une carte mobilité inclusion mention "stationnement" à M. A... B.... Le juge a rejeté la requête sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, après avoir constaté que le requérant n’avait pas produit d’argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaissait ses droits, malgré une demande de régularisation. La solution retenue est donc un rejet pour défaut de moyens opérants, en application des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme A... contestant l'arrêté du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 2 septembre 2022, qui encadrait strictement les déplacements des supporters de l'AS Saint-Étienne pour un match de Ligue 2. Le tribunal a jugé que les restrictions, fondées sur l'article L. 332-16-2 du code du sport, étaient suffisamment claires et proportionnées pour prévenir des troubles à l'ordre public, et ne méconnaissaient pas les articles 6, 8, 11 et 13 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la société hydro-électrique du midi (SHEM) de deux requêtes contestant des titres de perception émis pour le paiement de redevances proportionnelles au nombre de kilowattheures produits pour les années 2020, 2021 et 2022. La société demandait l'annulation des décisions de rejet de ses réclamations préalables et la réduction des montants exigés, en se prévalant de l'article 53 du cahier des charges des concessions qui prévoit une déduction en cas d'établissement d'un nouvel impôt spécial. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la SHEM, considérant que le moyen tiré de l'article 53 du cahier des charges n'était pas fondé. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'énergie et du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. A... contestant un titre exécutoire émis par le centre hospitalier Le Montaigu pour la facturation d'un séjour en chambre individuelle. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'hôpital, considérant que le recours gracieux formé par M. A... avait interrompu le délai de recours contentieux. Sur le fond, le tribunal a annulé le titre exécutoire au motif qu'il ne comportait pas la signature de son émetteur, en méconnaissance de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est donc l'annulation du titre exécutoire, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par Mme A..., voisine immédiate, d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Lias à la société Gasconne d’HLM du Gers pour un immeuble de neuf logements. La requérante invoquait notamment l’incomplétude du dossier de demande, la méconnaissance du règlement du PLU (aspect extérieur, stationnement, espaces non bâtis) et un risque pour la sécurité publique lié à un remblaiement. Le tribunal a rejeté l’exception d’illégalité du PLU soulevée par la requérante et a jugé que les moyens tirés de l’insuffisance du dossier et de la violation des articles du PLU et de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme n’étaient pas fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme A... et mis à sa charge une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la communauté d’agglomération Tarbes Lourdes Pyrénées (CATLP) d’une demande de condamnation in solidum des sociétés Sogea Sud-Ouest hydraulique et Prima Ingénierie/Groupe, sur le fondement de la garantie décennale, contractuelle ou du manquement à l’obligation de conseil, pour des désordres affectant des surpresseurs de la station d’épuration de Louey. La société Sogea Sud-Ouest hydraulique a contesté l’application de la garantie décennale, arguant que les dysfonctionnements ne rendaient pas l’ouvrage impropre à sa destination. Le tribunal a examiné les moyens relatifs à la responsabilité des constructeurs, en application des principes du code civil et du code de justice administrative. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision porte sur le rejet ou l’admission des prétentions indemnitaires de la CATLP.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par les associations One Voice et Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) de deux requêtes en annulation d’un arrêté préfectoral du 18 octobre 2023 autorisant la capture de 500 alouettes des champs à l’aide de pantes à des fins scientifiques. Les requérantes contestaient notamment la motivation insuffisante sur l’absence de solution alternative, la violation de la directive Oiseaux (2009/147/CE) et du code de l’environnement, ainsi que l’erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que l’arrêté était suffisamment motivé, qu’il s’inscrivait dans un projet de recherche légitime et que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à la compétence de l’auteur de l’acte et à la participation du public, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l’autorisation de capture dérogatoire, en application des articles L. 424-2 et L. 424-4 du code de l’environnement et de la directive 2009/147/CE.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à un ressortissant polonais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas en quoi le refus modifiait sa situation de façon grave et immédiate, malgré sa vulnérabilité alléguée. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, par application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par les associations One Voice et Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) de recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 20 octobre 2023 autorisant la capture de 2 500 alouettes des champs à des fins scientifiques dans les Landes. Les requérantes contestaient notamment l'insuffisance de motivation sur l'absence de solution alternative, la méconnaissance de la directive Oiseaux (2009/147/CE) et l'absence de base légale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que l'arrêté était suffisamment motivé et qu'il s'inscrivait dans un projet de recherche et d'enseignement valide au sens de l'article 9 de la directive. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance du code pénal et de l'erreur manifeste d'appréciation, considérant que les captures autorisées étaient justifiées par un objectif scientifique et ne portaient pas une atteinte disproportionnée à l'espèce protégée.