9 662 décisions disponibles — page 65/484
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné le recours de M. A..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 1er octobre 2025 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, assorti d'une interdiction de retour de trois ans et d'une assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment un droit au séjour sur le fondement de l'article L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de son concubinage avec une ressortissante espagnole, et la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais les débats ont porté sur la légalité des décisions contestées au regard des textes applicables, notamment le droit de l'Union européenne et le code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal Administratif de Pau a annulé la décision du 6 octobre 2025 par laquelle le préfet des Landes assignait à résidence M. A..., ressortissant haïtien, pour une durée de 45 jours. La juridiction a estimé que le préfet ne justifiait pas de diligences suffisantes pour organiser l'éloignement, notamment en l'absence de preuve d'une demande de laissez-passer auprès des autorités haïtiennes. Compte tenu de la situation sécuritaire en Haïti et de l'absence de perspective raisonnable d'exécution de la mesure d'éloignement, l'assignation à résidence a été jugée contraire aux articles L. 730-1 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté les requêtes de M. A..., ressortissant albanais, contestant un arrêté préfectoral du 3 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans, ainsi qu'une décision d'assignation à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de l'absence de vie familiale stable et établie en France. La légalité de l'assignation à résidence a été confirmée, le requérant ne justifiant pas de garanties de représentation suffisantes. Les décisions ont été prises en application des articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de M. B..., ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 23 août 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois. Le tribunal a estimé que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également accordé à M. B... le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B... contestant plusieurs décisions de la direction des services départementaux de l’éducation nationale (refus de communication de documents, interdiction de participer aux activités scolaires, suppression de l’accès à l’espace numérique). La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n’a pas produit les décisions attaquées, malgré une demande de régularisation du greffe en application de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. Faute de régularisation dans le délai imparti, le tribunal a prononcé le rejet sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. A... d’un recours gracieux contre une décision du préfet de la Gironde classant sans suite sa demande de naturalisation. Le juge a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, car elle ne constituait pas un recours contentieux mais un simple recours gracieux, ce qui relève de la compétence de l’administration et non du juge administratif. La décision est fondée sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de Mme B... contestant son assujettissement à la taxe d'habitation sur les logements vacants pour un bien situé à Biarritz. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir déposé une réclamation préalable auprès de l'administration fiscale, comme l'exigent les articles R. 190-1 et R. 199-1 du livre des procédures fiscales. Malgré une demande de régularisation du tribunal, Mme B... n'a pas produit la décision de l'administration ni la copie de sa réclamation. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter l'ensemble des conclusions, y compris les demandes de dédommagement et de sursis de paiement.
Le Tribunal Administratif de Pau, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet des Landes du 11 août 2025 portant obligation de quitter le territoire français, sans délai, avec fixation du pays de destination et interdiction de retour de deux ans, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal administratif du lieu de résidence de l’intéressé, qui était domicilié à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis). Par ordonnance du 21 octobre 2025, le tribunal a transmis le dossier au Tribunal Administratif de Montreuil, seul compétent pour en connaître.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. A... pour contester des titres exécutoires émis par le centre hospitalier de Bigorre, relatifs à des frais de séjour et de soins, ainsi qu'une saisie administrative à tiers détenteur. En cours d'instance, le décès de M. A... a été notifié, et son ayant droit a indiqué ne pas vouloir poursuivre la procédure. En application des articles R. 222-1 et R. 634-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Pau rejette la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait des saisies administratives à tiers détenteur émises pour le recouvrement d’aides du fonds de solidarité COVID-19. Le juge a constaté que M. B... n’avait pas justifié avoir formé la réclamation préalable obligatoire auprès de l’administration, conformément aux articles R. 190-1 et L. 281 du livre des procédures fiscales. Malgré une demande de régularisation restée sans effet, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté comme tardive la requête de M. A..., agent du centre hospitalier de Tarbes-Lourdes, qui demandait le versement d’un rappel d’indemnités kilométriques et des dommages et intérêts. Le juge a constaté que la décision implicite de rejet de sa réclamation préalable était née le 12 mai 2025, et que le délai de recours contentieux de deux mois expirait le 13 juillet 2025. La requête, enregistrée le 12 septembre 2025, étant manifestement irrecevable, elle a été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-2 du code de justice administrative, ainsi que de l’article L. 231-4 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir la communication de documents relatifs à l’attribution d’un emplacement de restauration sur la plage de Marinella à Anglet, ainsi qu’une injonction de signer le contrat. La commune d’Anglet a opposé une fin de non-recevoir, faisant valoir que les documents demandés avaient déjà été transmis. Le tribunal constate que la demande de communication est devenue sans objet, la commune ayant fourni les pièces sollicitées. S’agissant de la demande d’injonction de signer le contrat, le juge rappelle qu’il ne peut adresser d’injonction à l’administration en dehors des cas prévus par la loi, et que cette demande est irrecevable. En application des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, il n’y a pas lieu de statuer sur la demande de communication, et le surplus des conclusions est rejeté.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SELAS Paramédic contestant le refus de l’administration fiscale de lui accorder l’exonération « zone de revitalisation rurale » (ZRR) prévue à l’article 44 quindecies du code général des impôts. La société avait formé un recours gracieux après la notification de la décision de rejet de sa réclamation préalable, mais ce recours n’a pas conservé le délai de recours contentieux de deux mois, conformément à l’article L. 412-4 du code des relations entre le public et l’administration. La requête, enregistrée le 5 février 2025, était tardive car le délai expirait le 21 janvier 2025. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 199-1 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné le recours de M. B..., ressortissant gabonais, contre un arrêté préfectoral du 24 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et une assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et un défaut de motivation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée et que l'atteinte à la vie privée n'était pas disproportionnée, compte tenu de l'absence de titre de séjour et de la durée de son séjour irrégulier. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des arrêtés pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. D... d'une demande de suspension de la décision implicite de l'administration refusant de mettre en œuvre un accompagnement individuel par un AESH pour son fils, pourtant décidé par la CDAPH. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, l'administration avait recruté un AESH dédié à l'accompagnement individuel de l'enfant à compter du 3 novembre 2025. En conséquence, le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était plus remplie et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d'injonction, rejetant également les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme A..., fonctionnaire de police, qui demandait la communication d'une attestation employeur et une indemnisation pour absence de délivrance de ce document. Le tribunal a jugé que la demande d'injonction était irrecevable car elle ne pouvait être formée à titre principal. La demande indemnitaire, visant en réalité à contester un indu de rémunération, a également été rejetée, le bulletin de paie constituant un acte préparatoire insusceptible de recours. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Litige entre Mme A... et la CARSAT de Normandie concernant un prélèvement sur sa pension de retraite et le versement de la pension de réversion de son époux décédé. Le Tribunal administratif de Pau rejette la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il applique les articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, qui attribuent ce type de contentieux au juge judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Pau, saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir et d’une demande de suspension contre un arrêté d’éloignement pris par le préfet de la Haute-Garonne, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet les deux requêtes au Tribunal Administratif de Toulouse, compétent car le requérant résidait à Toulouse à la date de la décision attaquée.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Pau concerne un litige relatif au refus d’attribution d’une carte mobilité inclusion mention "stationnement" à M. A... B.... Le juge a rejeté la requête sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, après avoir constaté que le requérant n’avait pas produit d’argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaissait ses droits, malgré une demande de régularisation. La solution retenue est donc un rejet pour défaut de moyens opérants, en application des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet des Pyrénées-Atlantiques à l'encontre de Mme A..., ressortissante béninoise. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intérêt public s'opposant à la présomption d'urgence invoquée, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retient que l'expulsion, motivée par des condamnations pénales graves pour violences ayant entraîné la mort d'un enfant, ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.