9 662 décisions disponibles — page 71/484
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. E..., consultant d'entreprise, contestant des rappels de TVA d’un montant total de 19 871 euros pour la période d’avril 2019 à avril 2021. Le tribunal a constaté un non-lieu partiel à statuer à hauteur de 656 euros, correspondant à un dégrèvement accordé par l’administration en cours d’instance. Sur le fond, il a rejeté les conclusions en décharge du surplus, jugeant inopérants les moyens relatifs aux bénéfices non commerciaux et à l’article 44 sexies du code général des impôts, et insuffisamment précis les autres griefs. Enfin, la demande de sursis de paiement a été déclarée sans objet, le requérant en bénéficiant de plein droit.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A... B... contestant le refus de remise d’un indu de prime d’activité de 2 370,41 euros. Le juge a estimé que le requérant n’avait pas fourni, malgré une demande de régularisation, les justificatifs de ses revenus et charges nécessaires pour apprécier sa situation de précarité et sa bonne foi. En application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme n’étant pas assortie des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme B..., psychothérapeute, contestant le refus de sa candidature au dispositif « Mon soutien psy ». La requérante invoquait une rupture d'égalité, le décret n° 2022-195 du 17 février 2022 excluant les psychothérapeutes agréés par l'ARS au profit des seuls psychologues. Le tribunal a jugé que cette différence de traitement, fondée sur l'hétérogénéité des formations et la nécessité d'assurer un niveau d'exigence pour la qualité des soins, était en rapport direct avec l'objet du dispositif et n'était pas manifestement disproportionnée. Par conséquent, la décision de rejet et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de l’EURL Argian, qui demandait l’exonération de cotisation foncière des entreprises (CFE) pour son activité de taxi au titre de 2022. La juridiction a considéré que l’exonération prévue à l’article 1453 du code général des impôts est réservée aux personnes physiques (chauffeurs propriétaires) et ne peut bénéficier à une personne morale, même soumise à l’impôt sur les sociétés. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, confirmant le refus de l’administration fiscale.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d'enjoindre au maire de Guéthary de lui délivrer un certificat de non-opposition à une déclaration préalable de travaux. Le requérant contestait la validité de la prolongation du délai d'instruction et de l'arrêté d'opposition pris par la commune le 9 juillet 2025. Le juge a estimé que la demande, bien que présentée comme une demande de certificat, visait en réalité à faire obstacle à l'exécution de cette décision d'opposition, ce qui est interdit par les dispositions de l'article L. 521-3. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur l'existence d'une décision tacite de non-opposition.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de l’association centre médical Toki Eder, qui demandait la décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) à laquelle elle avait été assujettie au titre de l’année 2013. L’association soutenait que le délai de reprise de l’administration fiscale était expiré lors de la mise en recouvrement. Le tribunal a jugé que le courrier du 24 août 2016, informant l’association de son assujettissement, avait valablement interrompu ce délai, et que la mise en recouvrement intervenue le 31 décembre 2019 était antérieure à l’expiration du délai de trois ans prévu à l’article L. 174 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est donc le rejet de la demande de décharge et des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet du Gers du 11 avril 2024. Le requérant, de nationalité ivoirienne, contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de destination et l'obligation de présentation hebdomadaire. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, les moyens soulevés par voie d'exception contre les autres décisions ont également été écartés.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension des travaux de pose d’une conduite d’adduction d’eau sur sa propriété à Gavarnie-Gèdre. Le juge a estimé que le requérant n’établissait pas l’urgence nécessaire à l’intervention du juge des référés, en se bornant à signaler le début des travaux et des dégâts sans démontrer une situation d’urgence particulière. La condition d’urgence n’étant pas remplie, la requête a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner l’atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de la justice prolongeant le placement à l'isolement de M. B... du 2 septembre au 29 novembre 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du profil pénal et du comportement en détention du requérant, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. C..., ressortissant brésilien, qui contestait le refus de renouvellement de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet du Gers le 8 avril 2024. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance des articles L. 421-5, L. 421-6, L. 426-17 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C..., confirmant la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. A... B..., ressortissant tunisien, contestant le refus implicite puis explicite du préfet du Gers de renouveler sa carte de résident. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, jugeant qu'une décision implicite de rejet était bien née après quatre mois, malgré la délivrance d'attestations de prolongation. Il a ensuite précisé que la décision expresse de refus du 30 juillet 2024 s'était substituée à la décision implicite, recentrant le litige sur ce nouvel acte. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'affaire est examinée au regard de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son article L. 432-13.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande de récusation de l’expert M. C..., formée par Mme D... et M. G... dans le cadre d’une expertise ordonnée pour évaluer des préjudices liés à des désordres immobiliers. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance du principe du contradictoire et un dépassement de mission. Le tribunal a jugé que les griefs soulevés (défaut de contradictoire, méconnaissance de la mission, manque de diligence) ne constituent pas des causes légales de récusation au sens des articles R. 621-6 et L. 721-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné une demande de suspension d’un permis d’aménager délivré à M. et Mme B... par le maire de Saint-Paul-lès-Dax, contestée par Mme C... au motif que le projet méconnaît les règles d’accès à la voie publique et de desserte par les réseaux, faute de servitude de passage sur sa parcelle. La requérante invoque l’urgence liée à son projet de vente sous condition suspensive, mais la commune et les bénéficiaires opposent que l’OAP prévoit cette desserte et que l’urgence n’est pas établie. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas remplie, sans se prononcer sur le fond des moyens soulevés. La solution s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par Mme A... d’un recours contestant le refus d’attribution de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) pour sa fille. Le tribunal a constaté que, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, les litiges relatifs à l’AAH relèvent de la compétence du tribunal judiciaire, et non de l’ordre administratif. Par conséquent, il a rejeté la requête comme portée devant une juridiction manifestement incompétente, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Pau, conformément à l’article 32 du décret du 27 février 2015.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de remise de dette d’un indu d’aide personnelle au logement de 240 euros. La requérante n’a pas fourni d’éléments suffisants pour établir sa situation de précarité malgré une demande de régularisation. Faute de précisions permettant d’apprécier le bien-fondé de ses moyens, la requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Pau, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d’éloignement, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Montpellier à la date de la décision attaquée, le tribunal a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Montpellier, en application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un renvoi pour compétence territoriale, sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de la SELARL Eki’, liquidateur judiciaire de la SARL Barbe, qui demandait la condamnation de l’office public de l’habitat des Hautes-Pyrénées pour résiliation abusive de deux marchés de travaux. Le tribunal a jugé que la requête était tardive, car introduite au-delà du délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification de la décision de résiliation. Il a également estimé que, même sur le fond, les manquements graves et répétés de la SARL Barbe (retards, malfaçons, inexécutions) justifiaient la résiliation à ses torts exclusifs, sans que la régularité formelle de la procédure ne soit déterminante. Enfin, les préjudices invoqués (manque à gagner, matériel et moral) ont été écartés comme non établis ou sans lien direct avec la faute alléguée.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. et Mme A... qui contestaient leur imposition sur le revenu au titre de l'année 2019 et demandaient réparation. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin de décharge en raison de l'autorité de la chose jugée, un précédent jugement du même tribunal (n° 2102766 du 30 novembre 2023) ayant déjà statué sur le même litige entre les mêmes parties. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées, car l'administration n'a commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. Le tribunal s'est fondé sur l'article 1355 du code civil relatif à l'autorité de la chose jugée.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande de la SARL SMH, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour 2016 et 2017. La société soutenait avoir droit à un report déficitaire, mais l'administration fiscale avait estimé que la cession de son fonds de commerce en 2015 constituait un changement d'activité réelle, emportant cessation d'entreprise. Le tribunal a appliqué les articles 209 et 221 du code général des impôts, confirmant que cette cession, ayant entraîné une diminution de plus de 50 % du chiffre d'affaires, justifiait la remise en cause du report déficitaire. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné le recours de Mme D..., agent hospitalier, contestant le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie (Covid-19). La juridiction a constaté que la décision initiale du 12 juillet 2023 avait été retirée et remplacée par une nouvelle décision le 24 septembre 2023, devenue définitive faute de recours sur ce retrait. Statuant sur la nouvelle décision, le tribunal a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés (erreur de droit, erreur de fait, erreur d'appréciation) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et le code général de la fonction publique.