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Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé l'arrêté du préfet de la Charente-Maritime refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant malien confié à l'aide sociale à l'enfance avant ses 16 ans. La solution retenue est fondée sur l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet ne pouvant refuser le titre pour défaut d'authenticité des actes d'état civil sans avoir préalablement vérifié l'identité du demandeur par d'autres moyens. L'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de renvoi sont annulées par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 21 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, n'étaient pas fondés, compte tenu de l'absence de liens privés et familiaux suffisamment intenses en France et de la situation de l'intéressé. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Charente-Maritime refusant de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi, fondés sur l'illégalité du refus de titre, ont également été rejetés.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, ressortissant burkinabé, qui contestait l'arrêté du préfet de la Charente-Maritime refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels au sens des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment en raison de l'absence de son métier dans la liste des métiers en tension et de l'usage d'un faux document d'identité. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté préfectoral du 3 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, ressortissant béninois, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et les mesures d'éloignement associées. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'accord franco-béninois du 21 décembre 1992. Il a jugé que le changement d'orientation de M. A, passant d'une licence de sociologie non validée à un baccalauréat professionnel en alternance, ne constituait pas une poursuite d'études supérieures justifiant le renouvellement du titre. Par conséquent, la décision de refus de titre de séjour étant légale, les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour ont été maintenues.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme D C, ressortissante colombienne, qui contestait l'arrêté du 3 janvier 2024 de la préfète des Deux-Sèvres lui refusant un titre de séjour en qualité de conjointe de Français, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature au secrétaire général étant régulière. Il a ensuite jugé que la demande de titre de séjour était soumise à la production d'un visa de long séjour en vertu de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que Mme D C, entrée en France sans visa de long séjour, ne pouvait bénéficier de la dérogation prévue à l'article L. 423-2 du CESEDA, faute de justifier d'une entrée régulière. Par conséquent, la décision de refus n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, et l'obligation de quitter le territoire était légale.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté préfectoral du 23 février 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour d'un an ont été validées, l'ensemble des moyens soulevés étant rejetés.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet de la Vienne à l'encontre de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ayant saisi le tribunal plus d'un mois et demi après la notification de la décision contestée sans justifier de circonstances particulières. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'erreur de droit dans l'application de l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'erreur manifeste d'appréciation de la menace à l'ordre public, ou de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A D, ressortissante irakienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Il a également estimé que la requérante n'établissait pas que les autorités françaises auraient dû faire usage de la clause dérogatoire prévue à l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 27 janvier 2025 par lequel le préfet de la Vienne a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme C, ressortissante gabonaise. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de la précarité de son parcours universitaire. La solution retenue écarte ainsi l'application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention franco-gabonaise invoquées par la requérante.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de M. et Mme C D visant à obtenir la condamnation solidaire de la SAS Liséa et de l'État pour les préjudices sonores, vibratoires, visuels et la perte de valeur vénale de leur bien, causés par la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique (LGV SEA). La juridiction a estimé que les préjudices allégués, notamment sonores, n'excédaient pas les seuils réglementaires fixés par l'arrêté du 8 novembre 1999 et ne présentaient pas un caractère grave et spécial, condition nécessaire pour engager la responsabilité sans faute du concessionnaire ou de l'État. Par conséquent, la responsabilité de l'État du fait de son activité normative n'a pas été retenue, faute de lien de causalité établi. La solution s'appuie sur le principe d'égalité devant les charges publiques et les dispositions du code de l'environnement et du code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A B, ressortissant dominicain, qui contestait le refus de titre de séjour et la décision de remise aux autorités italiennes prise par le préfet de la Vienne le 8 décembre 2022. Le tribunal a jugé que les décisions étaient signées par une autorité compétente, suffisamment motivées, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le titre de séjour, faute pour le requérant de justifier d'un visa de long séjour comme l'exige l'article L. 426-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision de remise aux autorités italiennes a été validée, le tribunal estimant qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. et Mme F d’une demande d’indemnisation de 195 000 euros pour des préjudices sonores, vibratoires et visuels, ainsi que pour la perte de valeur vénale de leur bien, imputables à la présence et à l’exploitation de la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique (LGV SEA). Les requérants engageaient la responsabilité sans faute de la SAS Liséa, concessionnaire, et celle de l’État pour insuffisance normative. Le tribunal a rejeté l’intégralité de leurs demandes, considérant que les nuisances sonores n’excédaient pas les seuils réglementaires fixés par l’arrêté du 8 novembre 1999 et que les autres préjudices n’étaient ni graves ni spéciaux, conditions nécessaires pour engager la responsabilité sans faute du concessionnaire ou de l’État.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation du refus du président de la communauté d'agglomération de La Rochelle d'abroger partiellement le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Le tribunal a jugé que le président était compétent pour rejeter la demande, mais qu'il ne pouvait le faire que si les dispositions contestées étaient légales. En l'espèce, la partie sud de la parcelle de M. A, située dans une zone peu dense jouxtant des espaces naturels, a été considérée comme étant en dehors des espaces urbanisés au sens de l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme. Par conséquent, le tracé de la bande littorale des cent mètres sur le règlement graphique du PLUi n'a pas été jugé incompatible avec ces dispositions.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de M. et Mme A, qui sollicitaient la condamnation solidaire de l'État et de la SAS Liséa (concessionnaire de la LGV SEA) pour des préjudices sonores, vibratoires et visuels, ainsi qu'une perte de valeur vénale de leur bien. Le tribunal a estimé que les nuisances sonores n'excédaient pas les seuils réglementaires fixés par l'arrêté du 8 novembre 1999 et que les autres préjudices (visuel, vibratoire) n'étaient pas suffisamment établis ou ne présentaient pas un caractère grave et spécial. En conséquence, la responsabilité sans faute de la SAS Liséa et celle de l'État, tant pour l'ouvrage que pour son activité normative, n'ont pas été retenues. La demande d'injonction visant à édifier un mur anti-bruit a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. et Mme E d'une demande de condamnation solidaire de la SAS Liséa (concessionnaire) et de l'État pour les nuisances sonores, vibratoires et visuelles causées par la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique (LGV SEA). Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les préjudices allégués ne présentaient pas le caractère grave et spécial requis pour engager la responsabilité sans faute des personnes publiques ou des concessionnaires d'ouvrages publics. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité du fait des travaux publics et sur la réglementation en matière de bruit des infrastructures ferroviaires, notamment l'arrêté du 8 novembre 1999.
Le Tribunal Administratif de Poitiers annule la décision du 11 mai 2023 par laquelle le préfet de la Charente-Maritime a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant marocain. Le tribunal estime que le préfet n'a pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l'intéressé, en ne tenant pas compte des pièces produites (acte de mariage, contrat de travail, bulletins de salaire) lors du réexamen ordonné par un précédent jugement. La solution retenue est fondée sur les articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté les requêtes de Mme B, qui contestait le refus d’autorisation d’instruction dans la famille pour ses deux enfants. La juridiction a jugé que les décisions de la commission académique étaient suffisamment motivées et que les éléments fournis ne démontraient pas l’existence d’une « situation propre à l’enfant » justifiant une dérogation au titre du 4° de l’article L. 131-5 du code de l’éducation. Les moyens tirés de l’erreur de droit, de l’erreur manifeste d’appréciation et de la méconnaissance de l’intérêt supérieur de l’enfant ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B et Mme E contestant le refus d'autorisation d'instruction dans la famille pour leur fille. Le tribunal a d'abord écarté comme irrecevable le moyen tiré d'un vice de procédure concernant la composition de la commission académique, car soulevé tardivement. Sur le fond, il a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit en appréciant la situation propre de l'enfant au regard du 4° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation, ni d'erreur manifeste d'appréciation ou de violation de l'intérêt supérieur de l'enfant. La décision a donc confirmé le refus d'autorisation.