8 854 décisions disponibles — page 140/443
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 21 juillet 2023 par lequel le préfet de la Vienne lui a refusé un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et d'insuffisance de motivation. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait ni les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait le refus du préfet de la Vienne de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il a estimé que l'intéressée, entrée en métropole à 20 ans et en situation irrégulière depuis 2020, ne justifiait pas de liens personnels et familiaux d'une intensité suffisante pour bénéficier d'un titre de séjour. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par la société civile Nathalie finances d’une demande de décharge de cotisations sociales (prélèvement social, contribution additionnelle et prélèvement de solidarité) d’un montant total de 8 842 euros pour l’exercice clos en 2023. En cours d’instance, la société s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 13 mars 2025, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte fiscal n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée sur ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. et Mme D, ressortissants tunisiens, qui contestaient les arrêtés préfectoraux du 12 octobre 2023 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant les décisions régulièrement signées et suffisamment motivées. Il a estimé que les requérants, présents en France depuis moins d’un an à la date des arrêtés et sans insertion particulière, ne justifiaient pas d’une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé la délibération du conseil municipal de Poitiers du 26 juin 2023, qui accordait une indemnité et le statut de collaborateur occasionnel du service public aux membres du comité méthodologique et du groupe de propositions de l'assemblée citoyenne et populaire, sous condition de ressources. Le tribunal a jugé que cette délibération était dépourvue de base légale, aucune disposition législative ou réglementaire ne permettant d'indemniser les participants à une telle instance participative sur ce fondement. Il a également estimé que l'octroi de la qualité de collaborateur occasionnel du service public était entaché d'illégalité, faute de lien avec une participation effective au service public. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 131-1 du code des relations entre le public et l'administration et L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a donné acte du désistement pur et simple de la société civile Malaurie finances, qui contestait des cotisations de prélèvement social, de contribution additionnelle et de prélèvement de solidarité d’un montant total de 8 842 euros au titre de l’exercice clos en 2023. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant au président de la formation de jugement de donner acte des désistements. Aucun texte fiscal n’a été appliqué au fond, le litige étant clos par le désistement.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du ministre des armées de lui attribuer une pension militaire de réversion. La requérante, résidant au Mali et non représentée par un avocat, n’a pas régularisé sa requête en élisant domicile sur le territoire français ou dans un État membre de l’UE, de l’EEE ou de la Suisse, comme l’exige l’article R. 431-8 du code de justice administrative. Malgré une invitation à régulariser dans un délai d’un mois, Mme A n’a pas satisfait à cette obligation, rendant sa requête manifestement irrecevable. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1, R. 431-8 et R. 612-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A, qui demandait le versement des arriérés de la retraite du combattant de son mari pour la période du 1er janvier 2007 au 6 mars 2008. Le tribunal a estimé que la créance était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale des créances sur l'État, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à compter du 1er janvier 2008 et 2009. La demande de Mme A, formulée par courrier du 14 mai 2021, était donc tardive. Les conclusions fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par la société civile Pierre finances d’une demande de décharge de cotisations sociales d’un montant de 8 842 euros pour l’exercice 2023. La société s’étant désistée purement et simplement de sa requête, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 13 mars 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte fiscal n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée avant tout examen au principal.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par la société civile Emmanuelle finances d’une demande de décharge de cotisations sociales (prélèvement social, contribution additionnelle et prélèvement de solidarité) d’un montant total de 8 842 euros pour l’exercice 2023. En cours d’instance, la société s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 13 mars 2025, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte fiscal n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée sur ce désistement.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par M. A... d’une requête contestant trois titres de recette émis en 2021 pour le recouvrement d’aides du fonds de solidarité lié à la crise sanitaire (mars à mai 2020), pour un montant total de 4 950 euros, ainsi que les majorations et frais bancaires afférents. Par un acte enregistré le 3 février 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de son instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 13 mars 2025. Aucune autre solution au fond n’a été retenue, la procédure s’achevant sur ce désistement.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la résiliation anticipée de sa formation BTS "Gestion de la PME" au CNED. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, la requérante n'a pas produit l'acte attaqué ni justifié de l'impossibilité de le faire, en méconnaissance des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A... formée contre une contrainte de France Travail pour le recouvrement d’un indu d’allocation de solidarité spécifique de 1 052,47 euros. Le requérant invoquait l’absence de réponse à sa demande de remise de dette, mais ce moyen a été jugé insuffisamment précis. Malgré une invitation à régulariser sa requête, M. A... n’a pas fourni d’éléments complémentaires sur le bien-fondé de la contrainte. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, après application de la procédure prévue à l’article R. 772-6 du même code.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait des titres de recettes émis par le centre hospitalier de Boscamnant pour des frais d'hospitalisation de son épouse décédée, ainsi qu'une saisie administrative à tiers détenteur. Le tribunal a refusé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, faute d'urgence. La requête est donc close sans examen au fond, sur le fondement des articles R. 222-1 du code de justice administrative et 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par la communauté d'agglomération du Grand Cognac, qui demandait la condamnation de la société Véolia Eau - Compagnie Générale des Eaux pour des manquements contractuels liés à la transmission de données falsifiées sur les taux de rendement du réseau d'eau potable, causant divers préjudices estimés à plus de 21 millions d'euros. La collectivité invoquait, à titre principal, une responsabilité contractuelle pour fraude ou dol, et subsidiairement une faute assimilable. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes indemnitaires, considérant que la falsification des données était le fait d'un seul salarié et non imputable à la société délégataire, et que les préjudices allégués n'étaient pas établis. Aucune condamnation n'a été prononcée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers était saisi par la société Domusvi de deux requêtes concernant des permis de construire modificatifs pour un EHPAD à Melle. La première requête visait l'annulation de l'arrêté du 9 décembre 2021 retirant un permis tacite, et la seconde l'annulation du refus de permis du 26 août 2022. Le tribunal a rejeté les deux requêtes. Pour le retrait, il a jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration avait été respectée et que le motif de retrait (illégalité du permis tacite) était fondé. Pour le refus, il a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'avis défavorable de l'architecte des Bâtiments de France justifiait légalement le refus, en application du code du patrimoine.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Poitiers, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite du préfet de la Vienne refusant à M. A, ressortissant chinois, une admission exceptionnelle au séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant, bien qu'étudiant en deuxième année de Bachelor, ne démontre pas que l'impossibilité d'effectuer un stage compromet gravement sa scolarité ou son diplôme de manière imminente. En conséquence, la requête est rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. E, demandeur d'asile, pour contester la décision du 19 novembre 2021 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que la décision était suffisamment motivée, prise par une autorité compétente et fondée sur le non-respect par l'intéressé des exigences des autorités chargées de l'asile, conformément à l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la situation personnelle et familiale de M. E ne faisait pas obstacle à cette cessation.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B, surveillante pénitentiaire, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 40 000 euros pour des préjudices résultant de harcèlement moral et sexuel présumé subi entre 2017 et 2018. La requérante n'a pas fourni d'éléments de fait suffisants pour présumer l'existence d'un harcèlement moral ou sexuel au sens des articles 6 quinquies et 6 ter de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983. Le tribunal a estimé que les agissements allégués n'étaient pas établis et que l'administration n'avait pas manqué à son obligation de sécurité. En conséquence, la responsabilité de l'État n'a pas été engagée, et les conclusions indemnitaires ainsi que celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a examiné les requêtes de M. B A, agent de la chambre d'agriculture de la Vienne, contestant son licenciement, le refus de protection fonctionnelle, et demandant réparation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que le licenciement était régulier et que M. A ne bénéficiait pas de la qualité de lanceur d'alerte au sens de la loi du 9 décembre 2016. Il a également jugé que le refus de protection fonctionnelle n'était pas entaché d'erreur de droit et que la responsabilité de la chambre d'agriculture n'était pas engagée. Les décisions s'appuient notamment sur la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016.