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Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé l'arrêté du 10 mai 2022 par lequel le maire de Saint-Martin-de-Bernegoue a délivré un certificat d'urbanisme opérationnel négatif pour un projet de division parcellaire. Le tribunal a jugé que le maire ne pouvait légalement se fonder sur l'avis défavorable du préfet, car les dispositions de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme ne sont pas applicables aux certificats d'urbanisme. La solution retenue est fondée sur les articles L. 111-3 et L. 111-4 du code de l'urbanisme, le tribunal estimant que la parcelle, située dans une partie urbanisée de la commune, était éligible à une autorisation.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté les requêtes de M. B A, ressortissant guinéen, contestant un arrêté du 18 février 2025 de la préfète des Deux-Sèvres lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature valable. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
Le tribunal administratif de Poitiers annule l'arrêté du 6 septembre 2022 par lequel la préfète de la Charente a refusé de délivrer un permis de construire à l'EARL de Villars pour un bâtiment agricole avec toiture photovoltaïque, situé dans le périmètre de protection rapprochée d’un forage. Le tribunal juge que la préfète s’est estimée liée par l’avis d’un hydrogéologue agréé, sans exercer sa propre appréciation, méconnaissant ainsi sa compétence. Cette annulation est fondée sur les principes généraux du droit de l’urbanisme, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la société SFR, qui contestait son assujettissement à l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) sur les stations radioélectriques pour les années 2022 et 2023. La société soutenait que cette taxe était incompatible avec la directive (UE) 2018/1972 établissant le code des communications électroniques européen. Le tribunal s’est fondé sur la décision du Conseil d’État du 5 février 2025, qui a déjà tranché ces questions de droit identiques. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, l’affaire a été jugée sans nouvelle appréciation des faits. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge fiscale et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de la SAS ADM Guitares Maurice Dupont, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 72 425,36 euros en réparation de préjudices matériel et moral. La société invoquait une faute de l'inspection du travail pour avoir communiqué à un tiers une mise en demeure, ce qui aurait influencé une décision du conseil de prud'hommes. Le tribunal a jugé que l'inspection du travail ne relève pas du service public de la justice, rendant inapplicable l'article L. 141-1 du code de l'organisation judiciaire. Il a également estimé que la communication de la mise en demeure, en tant que document administratif, n'était pas fautive au regard des règles de communicabilité. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le certificat d'urbanisme opérationnel négatif délivré par la maire d'Arces-sur-Gironde pour la construction d'une maison sur la parcelle ZT n°24 à Brézillas. La décision était fondée sur la méconnaissance de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, le terrain étant situé dans une zone d'habitat diffus où toute nouvelle construction est interdite, et sur l'article R. 111-2 du même code en raison de l'absence de point d'eau incendie conforme. Le tribunal a écarté comme inopérant le moyen tiré d'un courrier préfectoral antérieur non dirigé contre l'arrêté contesté.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par M. A... d’une demande d’annulation du rejet implicite de sa demande de prime « MaPrimRénov » par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invité sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 18 mars 2025, le président de la 1ère chambre donne acte de ce désistement pur et simple en application de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par M. A... d’une demande d’annulation d’une décision implicite de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) refusant l’octroi de la prime « MaPrimRénov ». En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, sans y donner suite dans le délai imparti. Par ordonnance du 18 mars 2025, le président de la 1ère chambre a constaté le désistement d’office de M. A..., pur et simple, et en a donné acte.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 3 avril 2023 autorisant la SAS Imerys Clerac à exploiter une carrière d'argiles et de sables à Clérac. La requérante invoquait une erreur d'appréciation concernant la capacité des routes départementales à supporter le trafic généré par l'exploitation. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute pour Mme B de justifier d'un intérêt suffisamment direct et certain pour agir, conformément aux articles L. 514-6 et L. 511-1 du code de l'environnement.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a pris acte, par ordonnance du 18 mars 2025, du désistement pur et simple de M. B... A... de sa requête. Celle-ci visait à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de l’année 2021. Le tribunal a fait application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement. En conséquence, l’instance a été close sans qu’il soit statué sur le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la SA Orange, qui contestait son assujettissement à l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER-SR) pour les années 2022 et 2023. La société soutenait que cette taxe était incompatible avec la directive (UE) 2018/1972 établissant le code des communications électroniques européen. Le tribunal s’est fondé sur la décision du Conseil d’État du 5 février 2025, qui a déjà tranché des questions identiques, pour statuer par ordonnance sans nouvelle appréciation des faits. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge fiscale et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de la SAS Merindol location, qui contestait un rappel de TVA de 28 518 euros pour la période 2016-2020. La société soutenait que la location de mobil-homes à un exploitant de camping pouvait bénéficier du taux réduit de 10% prévu à l’article 279 a du code général des impôts, mais le tribunal a jugé que ce taux est réservé aux prestations fournies directement par l’exploitant du terrain de camping classé à ses clients, et non aux locations entre sociétés. Concernant la péremption du droit à déduction de la TVA sur l’acquisition des mobil-homes, le tribunal a appliqué l’article 208 de l’annexe II au code général des impôts, estimant que la bonne foi de la société ne pouvait faire échec à ce délai légal.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de renouveler sa carte professionnelle d'agent de sécurité. Le tribunal a estimé que le CNAPS n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur les faits de conduite sans permis commis en 2018 et 2019, ainsi que sur un séjour irrégulier en 2003. Il a jugé que la répétition de ces infractions, malgré l'obtention ultérieure d'un permis de conduire et d'une carte de résident, démontrait un comportement contraire à la probité et incompatible avec les fonctions d'agent de sécurité, en application de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, maître de conférences, qui contestait son avancement au quatrième échelon de la hors-classe sans conservation d'ancienneté. Le requérant invoquait une irrégularité de procédure et une erreur de droit concernant la date d'effet de la promotion. Le tribunal a jugé que la procédure suivie par l'université était régulière et que la date d'effet au 1er septembre 2022 était conforme au décret n°84-431 du 6 juin 1984. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la chambre syndicale départementale des buralistes de la Vienne et autres, qui demandait l'annulation de la décision du 18 novembre 2022 par laquelle la maire de Migné-Auxances avait autorisé le déplacement d'un débit de tabac. Les requérants contestaient notamment la compétence de la maire, la perte de qualité de débitante de Mme C, et l'absence de prise en compte des caractéristiques du nouveau local. Le tribunal a jugé que la maire était compétente pour autoriser un déplacement intra-communal, que la perte de qualité de débitante n'était pas établie à la date de la décision, et que les autres moyens n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes spécifiques mentionnés dans les moyens.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par M. A... d’une demande de décharge de cotisations de taxe d’habitation sur les logements vacants pour les années 2022 et 2023. En cours d’instance, l’administration a prononcé le dégrèvement des impositions contestées. Invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 18 mars 2025, le président de la 1ère chambre a constaté le désistement d’instance de M. A... et lui en a donné acte.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, ressortissant gabonais, qui contestait le refus du préfet de la Vienne de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" et une carte de résident. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé, que l'autorité signataire était compétente et que le préfet avait procédé à un examen réel de sa situation. Il a également estimé que le refus ne méconnaissait pas les articles L. 423-23, L. 433-4 et L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’exécution des décisions de non-opposition à déclaration préalable délivrées par le maire de Nieul-sur-Mer pour un projet d’extension. La requérante, voisine immédiate, n’a pas démontré l’existence d’une situation d’urgence justifiant la suspension, condition nécessaire pour obtenir une mesure provisoire. Par conséquent, la demande de suspension a été rejetée, sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens soulevés contre la légalité des décisions.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de l'EIRL Jessica Marin contestant la décision de la Caisse des dépôts et consignations du 23 mars 2022. Cette décision prononçait le déréférencement de l'entreprise de la plateforme "Mon Compte Formation" pour quatre mois et exigeait le remboursement de sommes pour des formations jugées inéligibles. Le tribunal a estimé que la requête était tardive, le recours gracieux ayant été formé après l'expiration du délai de deux mois suivant la notification de la décision initiale. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation ont été rejetées comme irrecevables, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. D B et Mme C A demandant le rétablissement de leurs déficits fonciers reportables pour 2019 et 2020, ainsi que la décharge des prélèvements sociaux y afférents. Le litige portait sur l'application du régime de déductibilité spécial des charges foncières dit "pilotables", institué par l'article 60 de la loi de finances pour 2017. Le tribunal a jugé que les dépenses de travaux réalisés en 2019 sur un bien acquis en 2018 ne relevaient pas de l'exception prévue pour les immeubles acquis en 2019, et devaient donc être plafonnées à la moyenne des dépenses des années 2018 et 2019. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la rectification de l'administration fiscale fondée sur les articles 31 et 156 du code général des impôts.