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Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. H, détenu à la maison centrale de Saint-Martin-de-Ré, qui contestait la sanction disciplinaire de 14 jours de cellule disciplinaire infligée le 31 août 2022. Le requérant invoquait notamment l'illégalité du confinement préventif de trois jours, l'irrégularité de la composition de la commission de discipline, et une violation des droits de la défense. Le tribunal a jugé que le placement préventif de deux jours était conforme à l'article R. 234-20 du code pénitentiaire, et a écarté l'ensemble des autres moyens comme infondés. La décision confirme ainsi la légalité de la sanction disciplinaire prononcée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B C, détenu à la maison centrale de Saint-Martin-de-Ré, qui contestait la sanction disciplinaire de vingt jours de cellule disciplinaire pour détention d'une arme blanche. Le requérant invoquait plusieurs vices de procédure, notamment l'incompétence de l'autorité de poursuite, l'irrégularité de la composition de la commission de discipline, et une méconnaissance des droits de la défense. Le tribunal a écarté l'ensemble de ces moyens, jugeant que la délégation de signature pour les poursuites était régulière, que le rapport d'enquête avait été rédigé par un agent compétent, et que la composition de la commission de discipline était conforme aux articles R. 234-2 et R. 234-3 du code pénitentiaire. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'aucun des textes invoqués (code pénitentiaire, loi du 10 juillet 1991) n'ait été méconnu.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de M. D H, détenu à la Maison centrale de Saint-Martin-de-Ré, qui contestait la décision du 27 septembre 2022 de la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Bordeaux confirmant une sanction de 14 jours de cellule disciplinaire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment les vices de procédure (compétence de l'auteur des poursuites, habilitation de l'enquêteur, composition de la commission de discipline) et la violation des droits de la défense. Il a jugé que la procédure était régulière au regard des articles R. 234-1, R. 234-13 et R. 234-14 du code pénitentiaire et que la sanction n'était pas disproportionnée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de M. I, détenu, contestant la sanction disciplinaire de 14 jours de cellule qui lui a été infligée pour avoir refusé de quitter le quartier disciplinaire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence des autorités ayant engagé les poursuites et mené l'enquête, ainsi qu'à la composition irrégulière de la commission de discipline. Il a jugé que les délégations de signature et les grades des agents étaient conformes aux articles R. 234-14, R. 234-13, R. 234-2 et R. 234-12 du code pénitentiaire. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait la condamnation de l'université de Poitiers pour des préjudices financier et moral. La requérante soutenait que l'université avait commis une faute en engageant des poursuites disciplinaires pour plagiat et en ne l'accompagnant pas dans la définition de son sujet de mémoire. Le tribunal a estimé qu'aucune faute n'avait été commise, ni dans l'attribution d'une note de 3/20 justifiée par un hors-sujet et un taux de plagiat, ni dans le maintien de la procédure disciplinaire jusqu'à la relaxe, ni dans l'accompagnement pédagogique. La solution est fondée sur l'absence de faute de nature à engager la responsabilité de l'université.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la ministre des armées de lui accorder une pension militaire de réversion. La requérante, résidant au Tchad et représentée par un avocat non inscrit au barreau français, n’a pas régularisé sa demande malgré une invitation à élire domicile sur un territoire mentionné à l’article R. 431-8 du code de justice administrative. En application des articles R. 222-1, R. 431-8 et R. 612-1 du même code, la requête a été jugée manifestement irrecevable faute de régularisation dans le délai imparti.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de la commune de Nieulle-sur-Seudre et du département de la Charente-Maritime pour des inondations sur sa propriété, imputées au réseau d'eaux pluviales. Le tribunal a estimé que la réalité des désordres et le lien de causalité entre les ouvrages publics et les préjudices allégués n'étaient pas établis. La responsabilité sans faute des collectivités a été écartée, faute de préjudice anormal et spécial démontré. La demande d'expertise a également été rejetée comme dépourvue d'utilité.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A contestant l'arrêté du maire d'Aytré du 28 octobre 2022, qui créait une piste cyclable, instaurait un sens unique et limitait la vitesse à 30 km/h. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré d'un défaut d'enquête publique, car l'arrêté ne procédait pas d'un classement ou déclassement de voie communale au sens de l'article L. 141-3 du code de la voirie routière. Il a également écarté le moyen d'erreur de fait, estimant que la dangerosité des voies pour les cyclistes et riverains était établie par les pièces du dossier. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A contestant un titre exécutoire de 12 600 euros émis par la commune de Sainte-Marie-de-Ré pour non-respect d’un arrêté de mise en demeure sous astreinte. Le tribunal a jugé que l’exception d’illégalité de l’arrêté de mise en demeure du 27 juin 2022 était irrecevable, cet acte étant devenu définitif faute de recours dans les délais. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 481-1 du code de l’urbanisme et les principes de recevabilité des exceptions d’illégalité.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. D, ressortissant gabonais, contestant l'arrêté du préfet de la Charente-Maritime du 12 octobre 2023 refusant un titre de séjour "étudiant" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que, malgré le sérieux de ses études en chant lyrique, le requérant ne justifiait pas de ressources stables et suffisantes au sens de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'hébergement gratuit et les versements ponctuels d'un tiers ne constituant pas une garantie de moyens d'existence. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles fondées sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, conchyliculteur, qui contestait une amende administrative de 500 euros pour infraction à la réglementation des cultures marines. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral fixant les dates d'enlèvement des installations ostréicoles, régulièrement publié au recueil des actes administratifs, était opposable au requérant, même en l'absence d'information directe. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 221-2 du code des relations entre le public et l'administration, qui subordonne l'entrée en vigueur d'un acte réglementaire à des formalités de publicité adéquates.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 19 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la directrice de cabinet du préfet bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixant le pays de destination ont été maintenues.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par la SNCF Voyageurs d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis suite à l’agression de deux de ses agents par deux mineurs pris en charge par l’aide sociale à l’enfance du département de la Vienne. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la responsabilité du département ne pouvait être engagée dès lors que les mineurs avaient déjà été condamnés par le tribunal pour enfants à indemniser la SNCF pour les mêmes préjudices. La décision s’appuie sur les principes de l’autorité de la chose jugée et sur l’absence de faute du département, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les textes spécifiques invoqués.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, contestant le refus de la préfète de la Charente de lui délivrer une autorisation de travail pour un poste d'ouvrier viticole. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de la décision, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la décision de refus n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, dès lors que M. D ne justifiait pas d'un titre de séjour l'autorisant à travailler, conformément aux articles R. 5221-1, R. 5221-3 et R. 5221-14 du code du travail, ainsi qu'à l'arrêté du 1er avril 2021. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été déclarée sans objet.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B, militaire du service de santé des armées, qui contestait le refus de lui attribuer le complément de solde indiciaire prévu par le décret n° 2020-1152 du 19 septembre 2020. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, estimant que la commission des recours des militaires avait bien saisi l'autorité compétente, sans que l'absence de réponse de cette dernière ne constitue un vice. Il a également jugé que la différence de traitement entre les agents publics hospitaliers et les militaires du service de santé, fondée sur des situations distinctes, ne méconnaissait pas le principe d'égalité. Les conclusions à fin d'injonction de modifier le décret ont été déclarées irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de Mme C, aide-soignante au CHU de Poitiers, contestant son licenciement pour faute grave intervenu pendant sa période d'essai. La requérante soutenait que la décision était fondée sur des faits matériellement inexacts. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que les griefs retenus, notamment le manque d'autonomie, le défaut d'intégration et des pratiques professionnelles non conformes, étaient établis par les pièces du dossier. La solution s'appuie sur l'article 7 du décret n° 91-155 du 6 février 1991, qui encadre le licenciement en période d'essai dans la fonction publique hospitalière.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté les requêtes de Mme B dirigées contre les arrêtés du maire de Saulgond des 27 avril et 20 juin 2023 la mettant en demeure d’interrompre des travaux de construction. Le tribunal a jugé que les travaux, réalisés sans permis de construire et en méconnaissance des règles d’emprise au sol et de surface de plancher, étaient contraires au code de l’urbanisme. Il a également rejeté les conclusions indemnitaires, faute de lien de causalité entre les préjudices allégués et les décisions attaquées, et a condamné Mme B à verser 1 500 euros à l’État au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par les associations Charente Nature et Aves France d’une demande d’annulation d’un arrêté préfectoral du 3 janvier 2023 autorisant des battues administratives de destruction de grands gibiers (sangliers, cerfs, daims, chevreuils) dans plusieurs communes de la Charente. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par la préfète, estimant que l’arrêté, de nature réglementaire et non publié, n’avait pas fait courir le délai de recours et que les associations, agréées pour la protection de l’environnement, justifiaient d’un intérêt à agir. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens invoqués, notamment l’absence de consultation du public et l’erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 427-6 du code de l’environnement, pour statuer sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Vienne du 13 juin 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que l'arrêté était légal, considérant que les éléments fournis par M. B, notamment son acte de naissance jugé incohérent et sa scolarisation tardive, ne justifiaient pas une admission exceptionnelle au séjour. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
Le Tribunal Administratif de Poitiers annule l'arrêté de péril imminent du 22 juin 2023 par lequel la maire de Courçon d'Aunis avait enjoint à Mme A de réaliser des travaux d'urgence sur son immeuble. Le tribunal juge que le danger invoqué résultait du tremblement de terre du 16 juin 2023, une cause extérieure à l'immeuble, relevant ainsi des pouvoirs de police générale du maire (articles L. 2212-2 et L. 2212-4 du code général des collectivités territoriales) et non de la procédure de péril du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, l'arrêté est entaché d'une erreur de droit.