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Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de la SAS Satem, qui contestait la réintégration fiscale d’une partie de la rémunération versée à sa présidente, la société SG2E, au titre des exercices 2015 et 2016. Le tribunal a jugé que la société requérante n’apportait pas la preuve que cette rémunération, jugée excessive par l’administration, correspondait à un travail effectif et n’était pas disproportionnée eu égard au service rendu, conformément à l’article 39 du code général des impôts. En conséquence, la décharge des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) a été refusée.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de la Vienne de lui communiquer des documents administratifs, et à obtenir une injonction de communication. Par un mémoire, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. La magistrate désignée, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucun texte spécifique relatif au droit à la communication de documents administratifs n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée par le désistement.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par la commune de Rochefort-sur-Mer d’une contravention de grande voirie à l’encontre de l’association "Wana Challenge" et de son président, M. B, pour l’occupation sans titre du domaine public portuaire par le navire "Et Caetera", qui gît anormalement dans le bassin Bougainville. La juridiction a retenu que les faits, constatés par procès-verbal faisant foi, constituent une contravention de grande voirie au sens des articles L. 2122-1 et L. 2132-2 du code général de la propriété des personnes publiques, ainsi que des articles L. 5335-3, L. 5335-4 et L. 5337-1 du code des transports. Le tribunal a condamné M. B, propriétaire du navire, à une amende, en application de l’article L. 5337-4 du code des transports, tout en rappelant que le juge peut moduler le montant de l’amende dans la limite du plafond légal.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B, détenue, qui demandait la sauvegarde de sa liberté de culte. Elle contestait la restitution d’une plaque de cuisson empruntée au personnel pénitentiaire, estimant que cela entravait la pratique du jeûne du ramadan. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-2 du code de justice administrative n’était pas remplie, l’absence de plaque de cuisson ne faisant pas directement obstacle à l’exercice de sa religion. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... dirigée contre un permis de construire délivré par le maire d’Angoulême à la SCI des Remberges. En application de l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme, le requérant devait notifier son recours contentieux à la fois à l’auteur de la décision et au titulaire de l’autorisation. M. B... n’ayant pas justifié de la notification à la SCI des Remberges, malgré une demande de régularisation, sa requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé la décision du 27 décembre 2023 par laquelle le directeur de la DDPP de la Vienne avait infligé quatre amendes administratives totalisant 37 500 euros au CHU de Poitiers pour des pratiques commerciales trompeuses liées à la facturation de chambres individuelles. Le tribunal a jugé que la troisième amende de 10 000 euros, fondée sur l’article L. 532-1 du code de la consommation, était illégale car les faits reprochés n’avaient pas fait l’objet d’une injonction préalable, condition nécessaire à l’application de ce texte. Il a également estimé que les autres amendes étaient disproportionnées au regard des manquements constatés. La décision s’appuie sur les articles L. 121-2, L. 121-3 et L. 532-1 du code de la consommation, ainsi que sur les principes généraux de proportionnalité des sanctions.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A contestant la décision de la commission de médiation de la Charente-Maritime du 26 septembre 2023, qui avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement pour dossier incomplet. Le tribunal a jugé que les pièces manquantes, notamment celles relatives à la composition du foyer et aux conditions de ressources, étaient indispensables à l’instruction valable du dossier, conformément à l’article L. 114-5-1 du code des relations entre le public et l’administration et à l’article R. 441-14 du code de la construction et de l’habitation. M. A n’a pas contesté utilement ce motif en se bornant à invoquer des démarches auprès de son propriétaire.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé la décision partielle de la CAF des Deux-Sèvres du 15 juin 2023 et accordé une remise totale de sa dette d'aide personnalisée au logement à Mme A, représentée par son curateur. Le juge a estimé que, malgré l'indu résultant de déclarations erronées, la bonne foi de la requérante n'était pas contestée et que sa situation de précarité, démontrée par un budget mensuel quasi nul, justifiait une remise intégrale. La décision s'appuie sur les articles L. 821-1, L. 825-3 et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal administratif de Poitiers a accordé une remise gracieuse partielle de 50 % à Mme C, soit 585,30 euros, sur sa dette de 1 170,60 euros relative à un indu de prime d’activité. La requérante, de bonne foi, avait omis de déclarer une pension alimentaire par erreur, sans intention frauduleuse. Le tribunal a jugé que sa situation de précarité, caractérisée par des charges élevées et un quotient familial modeste, justifiait cette remise partielle. La décision s’appuie sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait le refus du préfet de la Vienne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention "parent d'enfant français". Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée, que l'autorité signataire était compétente et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation. Il a également estimé que les moyens soulevés, notamment la violation des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme le refus de titre de séjour, en application des dispositions du CESEDA et des conventions internationales invoquées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la demande de M. B A contestant le retrait de la prime "MaPrimeRénov'" par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). Le tribunal a constaté qu'une décision du 15 novembre 2024 avait partiellement accordé une prime de 3 000 euros, rendant sans objet les conclusions sur ce point. Pour le surplus, le tribunal a rejeté les moyens d'irrégularité de la procédure, d'erreur de fait et de droit, et de non-respect du délai de retrait de quatre mois prévu à l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet des conclusions restantes de la requête.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de M. A contestant le refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable de formation pour exercer une activité de sécurité privée. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le CNAPS, estimant que la décision d'abrogation postérieure ne privait pas le recours de son objet, la décision initiale ayant produit des effets. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision du 22 décembre 2022, en application des articles L. 612-22 et L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, au motif que les faits reprochés à M. A n'étaient pas établis et que la décision était entachée d'erreur de fait et d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme C, qui demandait la remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 2 482,31 euros. La dette résultait de sa déclaration de vie maritale, et la caisse d’allocations familiales avait refusé la remise. Le tribunal a estimé que, malgré les arguments de bonne foi et de précarité avancés par Mme C, elle n’avait pas fourni d’éléments suffisants pour démontrer une situation de précarité l’empêchant de rembourser le solde restant de 232,35 euros. La décision s’appuie sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité, sauf en cas de fraude.
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la requête de Mme B contestant un avis de sommes à payer émis par le département de la Vienne pour un indu de revenu de solidarité active de 1 475,13 euros. La requête est jugée irrecevable car tardive, la demande d’annulation ayant été enregistrée après l’expiration du délai de recours de deux mois suivant la notification de l’avis le 5 octobre 2022, conformément à l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. Les conclusions accessoires sont également rejetées.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par Mme A d’une demande de remise gracieuse d’un solde de 492,79 euros correspondant à un indu d’aide personnelle au logement. La requérante soutenait que l’indu résultait d’une erreur de calcul de la Caisse d’allocations familiales et qu’elle était dans l’incapacité de rembourser. En cours d’instance, Mme A s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 6 mars 2025, sans se prononcer sur le fond.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme C, qui sollicitait la remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 232,35 euros pour la période de mars à mai 2022. La requérante invoquait sa bonne foi, affirmant ignorer l’obligation de déclarer l’allocation de solidarité spécifique. Le tribunal a estimé que, bien que la bonne foi ne soit pas contestée par la caisse, Mme C n’a pas démontré une situation de précarité suffisante pour justifier la remise de sa dette. La décision s’appuie sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui conditionne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme A, qui sollicitait la remise gracieuse du solde d’un indu d’aide personnelle au logement de 489,89 euros. La requérante invoquait sa situation financière difficile et sa bonne foi, mais le tribunal a estimé qu’elle n’apportait pas la preuve d’une précarité suffisante pour justifier une remise supplémentaire. La décision s’appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui permettent une remise en cas de bonne foi ou de précarité. Le juge a statué en qualité de juge de plein contentieux, examinant la situation à la date de sa propre décision.
**Sujet principal :** Contestation du rejet d'une offre dans le cadre d'un marché public de fournitures et services (accord-cadre) passé par la communauté urbaine de Grand Poitiers. **Juridiction :** Tribunal administratif de Poitiers (juge des référés contractuels). **Solution retenue :** Le juge des référés a rejeté la requête de la société Initial. Il a estimé que l'offre de la société était irrégulière, car elle ne comportait pas les fiches techniques des produits lessiviels exigées par le règlement de consultation, et que l'annexe 4 relative à la vétusté n'était pas complétée en euros, empêchant toute comparaison objective des offres. Le juge a également considéré que la société n'avait pas satisfait à la demande de régularisation de l'acheteur. **Textes appliqués :** Article L. 551-1 du code de justice administrative (référé précontractuel).
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi en référé-suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative par M. D, voisin immédiat, contestant la décision tacite de non-opposition à déclaration préalable délivrée à M. C pour un hangar, ainsi que le refus du maire de Muron de retirer cette décision et d’exercer ses pouvoirs de police. Le requérant invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison de l’insuffisance du dossier de déclaration, d’un changement de destination non déclaré, et de nuisances sonores affectant sa santé et celle de sa famille. La commune de Muron a opposé l’irrecevabilité de la requête et l’absence d’urgence, arguant de l’achèvement des travaux et de l’absence de preuve de l’impact sanitaire des nuisances. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas remplie, les travaux étant achevés et les nuisances sonores invoquées ne présentant pas un caractère suffisamment grave pour justifier une suspension.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté les requêtes de M. A, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet de la Charente-Maritime du 27 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de trois ans, et du 31 janvier 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a estimé que ces décisions ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ni les articles L. 435-1 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elles n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.