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Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé l'arrêté du préfet de la Charente du 11 octobre 2023 refusant un titre de séjour salarié à M. A, ressortissant béninois, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a relevé une erreur de fait, le préfet ayant traité la demande comme un renouvellement de titre étudiant alors que M. A sollicitait un titre en qualité de salarié. En l'absence de mémoire en défense, le préfet est réputé avoir acquiescé aux faits allégués. La solution s'appuie sur les articles R. 612-6 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de deux mises en demeure valant commandements de payer, émises en 2013 pour le recouvrement d’un trop-perçu de bourses, présentée par Mme A... sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’avait pas, au moment de l’enregistrement de son référé, introduit une requête distincte au fond contre les actes de poursuite, en méconnaissance de l’article R. 522-1 du même code. L’urgence et les moyens soulevés n’ont donc pas été examinés.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B contestant la décision du préfet de la Charente-Maritime du 16 juin 2022 accordant le concours de la force publique pour son expulsion. La requérante invoquait notamment l'absence de troubles de voisinage établis, la méconnaissance de la trêve hivernale et l'absence de solution de relogement. Le tribunal a jugé que le préfet était tenu d'accorder ce concours en vertu de l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution dès lors que la décision d'expulsion était fondée sur un titre exécutoire, sans pouvoir en apprécier le bien-fondé. Les moyens soulevés, relatifs à la validité du commandement de quitter les lieux ou à la situation personnelle de Mme B, ont été écartés comme inopérants ou non établis.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme C, adjointe administrative, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 18 juillet 2022 de la rectrice de l’académie de Poitiers la plaçant en disponibilité d’office pour raison de santé et mettant fin à son demi-traitement. La requérante soutenait que cette décision méconnaissait les règles applicables en matière d’expertise médicale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était fondée sur les dispositions du décret n°86-442 du 14 mars 1986, notamment ses articles 1, 5-1, 7 et 11, et que l’administration avait régulièrement sollicité une expertise auprès d’un médecin agréé du département d’affectation, sans que la requérante justifie d’un motif légitime pour ne pas s’y soumettre.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du département des Deux-Sèvres de lui délivrer un agrément en qualité d'assistante familiale. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions indemnitaires et celles visant à la restitution de l'agrément, faute de demande préalable ou de tardiveté. Sur le fond, il a estimé que le refus d'agrément n'était pas entaché d'erreur d'appréciation, le département ayant valablement relevé des lacunes professionnelles et un positionnement inadapté de la requérante, conformément aux articles L. 421-3 et R. 421-3 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, riverain, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 2 mars 2022 par lequel le préfet de la Vienne a renouvelé l'homologation du circuit de motocross "Jean-Michel Métayer". Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que le circuit n'étant pas situé dans une zone Natura 2000, une évaluation des incidences n'était pas requise en application de l'article R. 414-19 du code de l'environnement. Il a également jugé que les manquements allégués aux prescriptions de l'arrêté (articles 4, 5 et 8) relèvent des conditions d'exécution et sont sans incidence sur la légalité de la décision. Enfin, le moyen tiré des nuisances sonores au regard du code de la santé publique n'a pas été retenu comme fondé.
Le Tribunal Administratif de Poitiers annule le titre de recettes émis par la commune de Ruffec le 13 octobre 2022, qui réclamait à M. A, adjoint au maire, le remboursement de 680,17 euros d’indemnités de fonction perçues entre le 12 juillet et le 30 septembre 2022. La commune avait modifié le montant des indemnités par une délibération du 26 septembre 2022, mais le tribunal juge qu’elle ne pouvait retirer l’intégralité des sommes versées, seulement le trop-perçu. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 2123-17 du code général des collectivités territoriales et les termes des délibérations municipales.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B A, ressortissant moldave, qui contestait l'arrêté préfectoral du 19 septembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant la délégation de signature régulière. Il a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée en droit et en fait, et a rejeté les autres moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 421-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la saisie sur salaire de 366 euros formée par M. A contre le CNED. La requête est jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas introduit de recours au fond distinct contre l'acte de poursuite, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge des référés applique l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans audience, faute de recours principal.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (3ème chambre) a été saisi par M. B, ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 19 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En cours d’instance, le préfet de la Vienne a délivré à M. B un certificat de résidence « conjoint de français », rendant la requête sans objet. Le tribunal a donc constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer et a condamné l’État à verser 900 euros à l’avocat du requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par la communauté d'agglomération de Saintes d'une action en responsabilité décennale visant à obtenir la condamnation in solidum de plusieurs constructeurs et de leurs assureurs pour des désordres affectant le centre aquatique "Aquarelle". La requérante sollicitait le versement de 180 370,63 euros TTC au titre des travaux de réfection. Le tribunal a rejeté l'intégralité des conclusions de la requête, considérant que les désordres, bien que relevant de la garantie décennale, avaient déjà été intégralement indemnisés par l'assureur dommages-ouvrage, la société Balcia Insurance SE, pour un montant de 122 070,87 euros, et que la communauté d'agglomération ne justifiait pas d'un préjudice personnel subsistant. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité décennale des constructeurs (articles 1792 et suivants du code civil) et sur le mécanisme de l'assurance dommages-ouvrage (loi du 4 janvier 1978).
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par la société COGEPI d’une demande d’indemnisation fondée sur la responsabilité pour faute de la commune de Châteaubernard, en raison de l’illégalité de quatre refus de permis de construire successifs. Le tribunal a reconnu que ces refus illégaux constituent une faute de nature à engager la responsabilité de la commune, dès lors qu’un préjudice direct et certain en découle. La solution retenue s’appuie sur les principes généraux de la responsabilité de la puissance publique, ainsi que sur les dispositions du code de l’urbanisme applicables aux autorisations de construire.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 août 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture disposant d'une délégation régulière. Sur le fond, il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) concernant l'admission exceptionnelle au séjour des anciens mineurs confiés à l'aide sociale à l'enfance. La décision a également été jugée conforme aux stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et aux autres dispositions du CESEDA invoquées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par plusieurs syndicats d'internes demandant l'annulation du refus implicite du CHU de Poitiers de mettre en place un dispositif fiable de décompte journalier des heures de travail, afin de garantir le respect du plafond de 48 heures hebdomadaires. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le CHU, reconnaissant l'intérêt collectif des syndicats à agir pour la défense des droits des internes. Sur le fond, il a annulé la décision implicite de rejet, en application des articles R. 6153-2 et suivants du code de la santé publique, de la directive 2003/88/CE et de la jurisprudence du Conseil d'État du 22 juin 2022, qui imposent un tel dispositif. Il a enjoint au CHU de se doter de ce système dans un délai de 30 jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'établissement à verser 3 000 euros aux syndicats au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Poitiers rejette la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du préfet de la Charente ordonnant la remise de ses armes et munitions, l'interdiction d'en acquérir ou détenir, et le retrait de sa licence de tir. La décision préfectorale, fondée sur l'article L. 312-7 du code de la sécurité intérieure, était justifiée par un certificat médical de son médecin traitant attestant de troubles mentaux graves, confirmant un danger pour lui-même ou autrui. Le tribunal écarte le moyen du requérant, estimant que le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation, et juge la requête non fondée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B C, épouse A, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Vienne le 4 août 2023. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la secrétaire générale de la préfecture bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que la décision de refus de titre de séjour ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé l'arrêté du 29 juin 2022 du maire de Saint-Vaize visant à lutter contre les aboiements de chiens, à la demande de propriétaires de chiens. La juridiction a jugé que les interdictions édictées par l'arrêté, applicables de jour comme de nuit et en tout lieu, étaient trop générales et absolues au regard de l'objectif de préservation de la tranquillité publique. Cette solution a été fondée sur les articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, qui exigent que les mesures de police soient proportionnées aux troubles à prévenir.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme D, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus du préfet de la Vienne de lui délivrer un titre de séjour en tant que parent d'enfant français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité habilitée. Il a jugé que la requérante ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant, condition requise par les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a considéré que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE).
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. B C d’un recours contestant le montant de l’indemnité de 7 000 euros qui lui a été attribuée par la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis, au titre de ses quatre années passées dans des conditions indignes dans un camp. Le requérant estimait cette somme insuffisante. Le tribunal a rejeté sa demande en se fondant sur les dispositions de la loi du 23 février 2022 et du décret du 18 mars 2022, qui instituent un barème forfaitaire d’indemnisation. Ce barème, qui prévoit une somme minimale de 3 000 euros et 1 000 euros par année de séjour, a été correctement appliqué par la commission, l’indemnité de 7 000 euros couvrant ainsi l’intégralité des préjudices subis.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, un agent du ministère des armées, qui contestait une décision de récupération d'un trop-perçu de rémunération de 1 485 euros et demandait la requalification de son congé de maladie ordinaire en accident du travail. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, jugeant que la lettre informant l'agent du trop-perçu et de son prélèvement sur salaire constituait une décision susceptible de recours de plein contentieux. Sur le fond, il a estimé que l'administration n'avait pas fait une inexacte application des articles L. 822-1 et suivants du code de la fonction publique, car M. A n'avait pas contesté l'arrêté du 20 mai 2022 le plaçant en congé de maladie ordinaire, ce qui justifiait le passage à demi-traitement et la récupération du trop-perçu. Enfin, les conclusions tendant à la requalification du congé en accident du travail ont été rejetées comme irrecevables, faute de demande préalable auprès de l'administration.