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Le Tribunal Administratif de Poitiers était saisi d’un recours en excès de pouvoir contre la décision tacite du 28 mars 2022 et la décision expresse du 6 mai 2022 du préfet de la Charente-Maritime prorogeant un permis de construire délivré à la société Méthadoux pour une usine de méthanisation. Les requérants, dont une association de protection de l’environnement et des riverains, contestaient la régularité de la procédure et la péremption du permis initial. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, notamment en l’absence d’erreur de droit sur la prorogation au regard des articles R. 424-17 et R. 424-22 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de M. C D, détenu à la maison centrale de Saint-Martin-de-Ré, contestant la décision du 7 septembre 2022 ordonnant son menottage systématique et un encadrement renforcé lors de ses sorties de cellule. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre de la justice, jugeant que cette mesure, non limitée dans le temps, constituait une décision faisant grief et était susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence, la délégation de signature au chef de détention étant régulièrement publiée. Enfin, le tribunal a estimé que la décision n'était pas entachée d'erreur d'appréciation au regard des articles 803 du code de procédure pénale et L. 226-1 du code pénitentiaire, qui autorisent le port de moyens de contrainte pour les détenus dangereux ou susceptibles de s'évader.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus du commandant du groupement de gendarmerie de la Vienne de l'intégrer dans la réserve opérationnelle. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de base légale, la décision étant fondée sur l'article L. 114-1 du code de la sécurité intérieure et non sur une instruction non publiée. Il a également jugé inopérant le moyen de défaut de motivation, car un tel refus n'entre pas dans les catégories de décisions devant être motivées. Enfin, le tribunal a estimé que le moyen d'erreur d'appréciation n'était pas fondé, l'administration disposant d'un large pouvoir pour apprécier les aptitudes requises pour servir dans la réserve opérationnelle.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A C contestant le refus de la commission de médiation de Charente-Maritime de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social adapté à son handicap. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et conformes aux dispositions de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, il a également rejeté les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Vienne lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'arrêté, celle-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que l'administration pouvait légalement contester la force probante des actes d'état civil produits par le requérant, conformément à l'article 47 du code civil et à l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du préfet de la Charente-Maritime d’autoriser le regroupement familial avec son époux. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation de l’arrêté attaqué. Il a jugé que le préfet avait légalement appliqué les articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en estimant que les ressources de Mme B n’étaient pas suffisantes. La décision a également considéré que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a examiné le recours de Mme C contre le refus de la préfète de la Charente de délivrer une carte nationale d'identité et un passeport à son fils A D, au motif que la reconnaissance de paternité par le père français était frauduleuse. Le tribunal a annulé cette décision, considérant que la préfète ne pouvait pas remettre en cause la validité de la reconnaissance de paternité, dès lors qu'un certificat de nationalité française avait été délivré à l'enfant. La solution retenue s'appuie sur les articles 18 et 30 du code civil, ainsi que sur les décrets n°55-1397 du 22 octobre 1955 et n°2005-1726 du 30 décembre 2005, qui imposent la délivrance des titres d'identité à tout Français sur production des justificatifs requis.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé l'arrêté du préfet de la Vienne du 12 avril 2023 refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant allemand. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en n'examinant pas la situation de M. A au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables aux citoyens de l'Union européenne, et non au regard de l'accord franco-algérien. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français, avec injonction au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois. Les textes appliqués sont les articles L. 200-1, L. 200-2, L. 233-1 et L. 234-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C D, assistant familial, qui contestait l'arrêté du 31 janvier 2023 suspendant son agrément. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de vice de procédure, jugeant que la délégation de signature était régulière et que l'absence d'information de la commission consultative paritaire n'affectait pas la légalité de la suspension. Il a également estimé que la mesure était justifiée par l'urgence et les faits de comportement maltraitant signalés, sans erreur d'appréciation au regard de l'article L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles. La demande d'injonction et les conclusions au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné les recours de Mme A B, assistante familiale, contre deux arrêtés de la présidente du conseil départemental des Deux-Sèvres : l’un du 31 janvier 2023 suspendant son agrément, l’autre du 13 avril 2023 retirant cet agrément. La requérante invoquait notamment l’incompétence de l’auteur des actes, l’irrégularité de la procédure (absence de saisine de la commission consultative paritaire, non-communication de son dossier employeur), une erreur d’appréciation sur l’urgence et l’inaptitude, ainsi qu’un détournement de procédure visant à éviter un licenciement pour inaptitude. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, jugeant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que les décisions étaient légalement justifiées au regard des articles L. 421-6 et R. 421-23 du code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de Mme C D. Celle-ci contestait deux arrêtés de la présidente du conseil départemental des Deux-Sèvres : l’un du 24 janvier 2023 suspendant son agrément d’assistante maternelle, l’autre du 13 avril 2023 lui retirant cet agrément. Le tribunal a jugé que la signataire des arrêtés bénéficiait d’une délégation de signature régulière, écartant ainsi le moyen d’incompétence. Il a également estimé que les faits reprochés, notamment des manquements aux conditions de sécurité et d’épanouissement des enfants accueillis, étaient établis et justifiaient légalement la suspension puis le retrait de l’agrément, en application des articles L. 421-1, L. 421-3 et L. 421-6 du code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B A, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Charente-Maritime du 20 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a examiné le refus de titre de séjour au regard de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), relatif aux étrangers confiés à l'aide sociale à l'enfance. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné les recours de Mme Palat, assistante familiale, contestant le retrait de son agrément (15 décembre 2022) et son licenciement (23 janvier 2023) par le département de la Charente. Concernant le retrait d'agrément, la requérante invoquait des vices de procédure (notamment l'accès au dossier et la composition de la commission consultative) et une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles. Pour le licenciement, elle soulevait l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une irrégularité de procédure. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que le président du département était en situation de compétence liée pour prononcer le licenciement en application de l'article L. 423-8 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, étudiant en pharmacie, qui contestait la sanction d'exclusion de cinq ans de tout établissement d'enseignement supérieur prononcée par la section disciplinaire de l'Université de Poitiers. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment les vices de procédure, l'incompétence de la commission, l'erreur de fait et d'appréciation, ainsi que le caractère disproportionné de la sanction. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et du code pénal, confirmant la légalité de la sanction fondée sur des faits de cyberharcèlement à caractère sexuel ayant porté atteinte à la réputation de l'université.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de la commune d'Aytré visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 11 juillet 2024. Cet arrêté mettait à l'étude le projet de nouvel hôpital sur le territoire communal et délimitait les terrains concernés. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le préjudice invoqué (obligation de surseoir à statuer sur des demandes d'urbanisme) était trop incertain, aucune demande n'étant en cours et le sursis n'étant pas automatique. La requête a donc été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A B, ressortissant portugais, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et lui interdisant de circuler en France pendant trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture disposant d'une délégation régulière, et a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée au regard de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, sans qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ne soit fondé.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Vienne du 29 janvier 2025 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Il a également estimé que l'éloignement de M. A demeurait une perspective raisonnable au sens de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que la durée totale de l'assignation n'excédait pas la limite légale de 135 jours prévue à l'article L. 732-3 du même code. Enfin, les moyens tirés de la violation des articles 8 et 12 de la Convention européenne des droits de l'homme et du détournement de pouvoir ont été écartés.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par Mme B pour contester une décision de la CAF de la Charente-Maritime ne lui accordant qu’une remise gracieuse partielle de 84 euros sur une dette d’aide personnalisée au logement de 168 euros. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 19 février 2025, le président de la 1ère chambre donne acte de ce désistement d’instance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Vienne du 1er décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance de l'autorité de la chose jugée, l'erreur manifeste d'appréciation de sa situation familiale, et la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, et les conventions internationales applicables.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par la SAS TBR transports et fret d’une demande de remboursement de deux créances de CICE au titre des années 2017 et 2018. En l’absence de confirmation du maintien de ses conclusions par la société requérante, malgré une invitation en ce sens sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté un désistement d’instance pur et simple. Par ordonnance du 19 février 2025, il a donné acte de ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du même code.