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Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B, ressortissante gabonaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Vienne. Le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait pas de la réalité et de la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France, notamment son concubinage, au regard des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme B.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 14 janvier 2025 par lequel le préfet de la Charente avait assigné à résidence M. B, ressortissant nigérian, sur la commune de Ruffec pour 45 jours. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les difficultés médicales et d'hébergement invoquées par le requérant ne justifiaient pas une urgence suffisante pour suspendre la mesure. En outre, aucun moyen sérieux de nature à créer un doute sur la légalité de l'arrêté n'a été retenu, notamment concernant le contrôle d'identité et l'absence de perspective d'éloignement. La décision a été prise en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B... contestant sa taxe d'habitation pour défaut de réclamation préalable obligatoire auprès de l'administration fiscale. La requérante n'a pas produit la décision de rejet de l'administration ni la preuve du dépôt de sa réclamation, malgré une demande de régularisation. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, en application des articles R. 190-1 et L. 199 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Il a jugé que la décision était légalement fondée sur ce règlement et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a rejeté les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et d'astreinte.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 20 septembre 2024 par lequel le vice-président du CIAS du Civraisien-en-Poitou a prononcé la révocation de Mme B, agent public. Le juge a estimé que la condition d’urgence, au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie, la situation financière de la requérante ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat pour justifier une suspension en référé. Aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, du défaut de motivation, de la violation des droits de la défense ou du caractère disproportionné de la sanction, n’a été examiné au fond. La requête a donc été rejetée, sans qu’il soit fait droit aux conclusions présentées au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société Colas France pour contester la procédure de passation de lots d'un accord-cadre de travaux de chaussées lancé par le Syndicat départemental de la voirie de la Charente-Maritime. La société requérante s'est désistée purement et simplement de l'ensemble de ses conclusions avant l'audience. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions du syndicat tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet de la Charente pour ordonner l'expulsion de Mme A d'un logement au sein d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). La requête préfectorale est fondée sur l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet de demander l'évacuation d'un occupant sans titre après une décision définitive de rejet de la demande d'asile. Le tribunal a fait droit à la demande, considérant l'urgence caractérisée par la saturation du dispositif d'accueil et l'occupation indue par Mme A, déboutée de l'asile depuis septembre 2023, ainsi que l'utilité de la mesure pour le bon fonctionnement du service public. En conséquence, il a enjoint à Mme A de quitter les lieux sans délai et autorisé le recours à la force publique en cas de besoin, rejetant ses moyens tirés de sa vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales des Deux-Sèvres de lui accorder une remise gracieuse d'une dette de revenu de solidarité active de 222,77 euros. Le juge a estimé que la requérante, bien qu'invoquant sa bonne foi, ne démontrait pas la précarité de sa situation financière, notamment en refusant d'utiliser son plan d'épargne en actions pour rembourser la somme due. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société Philippe Védiaud Publicité pour contester la procédure de passation d'une concession de services relative à des mobiliers urbains, lancée par la communauté d'agglomération de Grand Châtellerault. La requérante soutenait que la candidature et l'offre de la société Phenix Groupe, pressentie comme attributaire, étaient irrégulières en raison de faux renseignements fournis, notamment en se prévalant des capacités de sa filiale Naja Mobilier Urbain sans produire l'engagement juridique contraignant exigé par l'article R. 3123-19 du code de la commande publique. Le juge a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, estimant que les manquements allégués n'étaient pas établis et que la personne publique n'avait pas méconnu ses obligations de vérification. Les demandes d'annulation des décisions et de reprise de la procédure ont donc été écartées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la sanction de révocation prononcée à l’encontre de Mme B, infirmière, par le directeur des Hôpitaux de Grand Cognac. La requérante invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour violation des droits de la défense et disproportion de la sanction. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, la privation de rémunération et les difficultés financières invoquées ne suffisant pas à caractériser une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La demande a été rejetée, sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens relatifs à la légalité de la sanction.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A contestant son licenciement pour suppression de poste par la chambre d'agriculture des Deux-Sèvres. Le requérant invoquait notamment une procédure irrégulière, un détournement de pouvoir et un défaut de reclassement. La juridiction a estimé que la suppression du poste était justifiée par l'intérêt du service et que la procédure, incluant la consultation de la commission régionale paritaire, avait été régulièrement menée. Les conclusions indemnitaires pour préjudice moral ont également été rejetées, faute de faute de l'administration. La décision s'appuie sur la loi n°52-1311 du 10 décembre 1952 et le statut du personnel des chambres d'agriculture.
Le Tribunal Administratif de Poitiers annule le refus de la préfète de la Vienne de transférer une licence de débit de boissons de 4ème catégorie de La Roche-Posay vers Poitiers. La juridiction estime que la décision du 25 avril 2022 est insuffisamment motivée, car elle se borne à mentionner l'avis défavorable du maire sans exposer les motifs de fait propres à fonder le refus, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 500 euros à la SARL L'Orchidée au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 août 2023 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'une erreur de droit, estimant que le préfet ne s'était pas cru lié par l'avis du collège de médecins de l'OFII. Il a également jugé que la décision portant obligation de quitter le territoire français était devenue sans objet en raison de la délivrance ultérieure d'une carte de résident à l'intéressée. La solution s'appuie sur les articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet de la Vienne du 4 août 2023 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet ne s'était pas estimé lié par l'avis du collège de médecins de l'OFII et que la décision de refus de titre de séjour n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 425-9 et L. 425-10 du CESEDA. En conséquence, l'exception d'illégalité du refus de séjour soulevée contre l'obligation de quitter le territoire a été écartée, et les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la CEDH ainsi que de l'article 3-1 de la CIDE ont été rejetés.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (3ème chambre) a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour pris par la préfète des Deux-Sèvres le 6 juin 2023. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision de refus de séjour. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, et la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société SNC Biraud-Arnault d'une demande de suspension d'un permis d'aménager délivré par le maire de Fouras au département de la Charente-Maritime pour des ouvrages de lutte contre l'hydrodynamisme marin. La société requérante s'est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 22 janvier 2025. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et a donné acte de celui-ci par ordonnance du 23 janvier 2025, sans tenir d'audience. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se limitant à un constat procédural.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé l'arrêté du 21 septembre 2023 par lequel le préfet de la Charente-Maritime refusait un titre de séjour à M. D, ressortissant algérien, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de présence en France du requérant, de son intégration professionnelle et de l'absence d'attaches familiales en Algérie. Le tribunal a ainsi retenu une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de M. D.
Le Tribunal administratif de Poitiers annule la décision implicite par laquelle le préfet de la Charente-Maritime a refusé de délivrer un titre de séjour à un ressortissant algérien, au motif que le préfet n’a pas répondu à la demande de communication des motifs de cette décision implicite, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation du requérant dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 900 euros à son avocat au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme A, surveillante pénitentiaire, qui sollicitait 50 000 euros en réparation du préjudice moral subi du fait de palpations de sécurité systématiques à chaque entrée dans le centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne. Le tribunal a jugé que ces opérations, justifiées par l’impossibilité médicale de Mme A d’utiliser les portiques de détection, constituaient des mesures de contrôle d’accès légitimes et non des fouilles vexatoires ou discriminatoires. Il a relevé que les palpations étaient réalisées avec l’accord de l’intéressée et qu’elle avait pu les refuser à une occasion. En application des articles D. 265 du code de procédure pénale et de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009, le tribunal a conclu à l’absence de faute de l’État et a rejeté la requête.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B et de l’association des contribuables du Nord de l’Île de Ré, qui demandaient l’annulation de la décision implicite de rejet de leur demande de réintégration des excédents de taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) générés entre 2015 et 2020 dans le budget annexe « déchets ». Le tribunal a jugé que la décision litigieuse n’était pas susceptible de recours, le président de la communauté de communes n’ayant pas compétence pour réaffecter ces excédents, cette compétence relevant du conseil communautaire. Il a également considéré que la requête était tardive, la décision implicite confirmant une délibération antérieure du 8 avril 2021. En conséquence, les conclusions aux fins d’annulation ont été rejetées, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.