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Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, qui contestait un titre de recettes de 579,80 euros émis par la régie du port de plaisance de La Rochelle pour l'application d’un tarif "visiteur" en juillet 2021. Le requérant soutenait que son contrat de location annuel était toujours applicable, mais le tribunal a constaté que ce contrat avait été résilié. Faute pour M. A de démontrer l’existence d’une obligation de mise en demeure préalable, le tribunal a jugé que l’application du tarif visiteur était justifiée. La demande d’annulation et de décharge a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par la société Viamedis d’un recours en plein contentieux contestant le bien-fondé de plusieurs titres de recettes émis par le centre hospitalier d’Angoulême, recouvrés par voie de saisies administratives à tiers détenteur (SATD). La société soutenait que certains titres concernaient des patients non couverts par sa complémentaire santé ou relevaient d’autres mutuelles. Le tribunal a relevé d’office un moyen d’incompétence de la juridiction administrative pour connaître des conclusions relatives à la décharge de l’obligation de payer les sommes déjà acquittées ou correspondant à des titres annulés, ces demandes relevant du contentieux du recouvrement et du juge de l’exécution en application de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal a statué sur la compétence en se fondant sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, contestant le refus du préfet de la Vienne de renouveler son titre de séjour "étudiant" et de lui délivrer un titre "salarié". Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte et a jugé que le refus de renouvellement du titre "étudiant" était fondé sur l'absence de justification d'une inscription dans un établissement d'enseignement pour l'année 2021/2022, conformément à l'article 9 de la convention franco-ivoirienne. La décision a également estimé que le requérant ne remplissait pas les conditions pour obtenir un titre "salarié" au titre de l'article 5 de la même convention. Enfin, le tribunal a considéré que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Poitiers a constaté le désistement d’instance de Mme B A, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet de la Vienne. Saisie d’un recours pour excès de pouvoir, la requérante n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de non-opposition à déclaration préalable prise par le maire de Saint-Palais-sur-Mer le 3 octobre 2022. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n’a pas répondu dans le délai d’un mois. Par ordonnance du 8 octobre 2024, la magistrate désignée a constaté le désistement d’instance de M. A, pur et simple, et en a donné acte.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. et Mme A demandant l'annulation de l'arrêté du maire de Nanclars du 12 mai 2022. Cet arrêté refusait un certificat d'urbanisme opérationnel pour la construction d'une maison individuelle, au motif que le terrain n'était pas situé dans une partie urbanisée de la commune, conformément à l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme. Le tribunal a jugé que le projet, situé en bordure de la zone urbanisée et attenant à des zones naturelles, aurait pour effet d'étendre le périmètre urbanisé, sans relever des exceptions de l'article L. 111-4. L'intervention de Mme C a été déclarée irrecevable faute d'intérêt suffisant.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par la société Viamedis, organisme de complémentaire santé, contestant le bien-fondé de plusieurs titres de recettes émis par le centre hospitalier de Ruffec et recouvrés par voie de saisie administrative à tiers détenteur (SATD). La société soutenait que certains patients n'étaient pas couverts par ses contrats, que des garanties n'étaient pas prévues, ou que les montants facturés étaient erronés. Le tribunal a examiné chaque titre contesté au regard des justificatifs fournis et des règles de prescription. Il a partiellement fait droit à la requête en déchargeant Viamedis de l'obligation de payer certaines sommes, notamment pour des titres prescrits ou non fondés, et a rejeté le surplus des conclusions. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code général des collectivités territoriales relatives au recouvrement des créances hospitalières.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant la décision suffisamment motivée et fondée sur un examen particulier de sa situation. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que les études de Mme B n'étaient pas réelles et sérieuses, ni en considérant ses ressources insuffisantes au regard des exigences de la convention franco-ivoirienne et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les décisions attaquées ont été validées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la SA Viamedis, qui contestait trois titres de recette émis par le centre hospitalier de Rochefort pour un montant total de 2 875,25 euros. La société soutenait que les montants facturés n'étaient pas conformes aux accords de prise en charge de la mutuelle, notamment pour les chambres particulières et la participation forfaitaire. Le tribunal a jugé que la requérante n'apportait pas de preuves suffisantes pour étayer ses allégations, alors qu'elle détenait nécessairement les éléments justificatifs. En application des règles de charge de la preuve, la demande a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Poitiers a annulé le certificat d'urbanisme négatif délivré le 2 mars 2022 par la maire de Vérines à M. B, concernant un projet de division parcellaire. La juridiction a jugé que l'arrêté de délégation de signature au premier adjoint, signataire de l'acte, n'était pas exécutoire faute de preuve de son affichage ou de sa publication, en méconnaissance des articles L. 2131-1 et L. 2122-29 du code général des collectivités territoriales. Cette irrégularité a entaché le certificat d'incompétence de son auteur, justifiant son annulation sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. La commune a été condamnée à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de l'association Stand angoumoisin contestant un titre exécutoire de 400 euros émis par la communauté d'agglomération de Grand Angoulême pour l'occupation d'un stand de tir. Le tribunal a estimé que le titre exécutoire était suffisamment motivé, car il mentionnait la base de liquidation (redevance annuelle de 1 500 euros) et la période concernée, conformément à l'article 24 du décret du 7 novembre 2012. Il a également jugé que l'association ne pouvait se prévaloir d'un droit perpétuel ou d'une occupation gratuite, l'équipement relevant du domaine public et la redevance étant légalement due en vertu du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par l'Association pour la protection des sites de Saint-Clément-des-Baleines d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du maire autorisant l’occupation du domaine public communal par l’installation "La Java des baleines" pour l’été 2022. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’installation, d’une durée limitée à la manifestation culturelle, était dispensée de formalités au titre du code de l’urbanisme en application de l’article R. 425-5. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance du plan local d’urbanisme et du plan de prévention des risques naturels, ainsi que les griefs relatifs à la sécurité et à l’assainissement.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par la SCI Les Grolles d’une demande indemnitaire de 100 000 euros contre la commune de Saint-Germain-de-Lusignan, en raison de l’abandon d’un projet d’échange de terrains et de création d’un chemin d’accès à un lotissement communal. La société soutenait que la commune avait commis une faute en renonçant à cet engagement, lui causant un préjudice lié à la perte de valeur de ses lots. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la commune n’avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité, et que la SCI n’établissait pas l’existence d’un préjudice indemnisable. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité pour faute en droit administratif, sans référence à des textes spécifiques autres que le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. et Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 30 juin 2021 du maire de Terres-de-Haute-Charente accordant un permis de construire modificatif à une société pour un bâtiment agricole photovoltaïque. Les requérants contestaient notamment la régularité de l’affichage du permis et la validité du procès-verbal de constat d’huissier produit par la commune pour démontrer cet affichage. La commune opposait une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, en se fondant sur ce procès-verbal. Le tribunal a examiné la demande en inscription de faux formée par les requérants contre ce procès-verbal, sur le fondement des articles R. 633-1 du code de justice administrative et du code civil.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par le département de la Charente-Maritime d’un procès-verbal de contravention de grande voirie dressé le 19 septembre 2023 à l’encontre de M. B A. Il lui est reproché d’occuper sans droit ni titre le terre-plein technique du port de Marans avec son navire "Nonna" depuis 2019 et d’y résider en violation de l’article 4.2 du règlement particulier de police et d’exploitation du port. Le tribunal a jugé que l’occupation prolongée du terre-plein technique, sans titre valable, constitue une contravention de grande voirie au sens des articles L. 2132-2 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques et L. 5337-1 du code des transports. En conséquence, il a condamné M. A à une amende, tout en rejetant ses moyens de défense tirés de l’absence d’interdiction d’habiter et de la durée limitée de stationnement instaurée postérieurement à son installation.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de l'association "Non à la terrealité" et d'autres riverains demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 10 janvier 2022 autorisant la SAS Terreal à exploiter une carrière d'argile à ciel ouvert pour trente ans dans les communes de Vitrac-Saint-Vincent et Cherves-Chatelars. Les requérants contestaient notamment l'insuffisance de l'étude d'impact sur la stabilité des terrains, la gestion de l'eau, les nuisances sonores et visuelles, ainsi que la méconnaissance des articles L. 511-1 et L. 181-3 du code de l'environnement et du schéma départemental des carrières. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que l'étude d'impact était suffisante et que les prescriptions de l'arrêté garantissaient la protection des intérêts visés. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par Mme B pour contester une majoration de 10 % appliquée à une somme de 18 958,86 euros dont le remboursement lui était réclamé. La directrice départementale des finances publiques des Hauts-de-Seine a conclu au non-lieu à statuer. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, ce qu'elle n'a pas fait dans le délai imparti. Par conséquent, le tribunal a constaté le désistement d'instance de Mme B et en a donné acte par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Poitiers était saisi par la SCI Maro d’une demande de décharge d’un rappel de TVA consécutif à la régularisation de la taxe initialement déduite sur des travaux réalisés en 2010, suite à la vente de l’immeuble en 2017. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel à hauteur de 567 euros, correspondant à un dégrèvement accordé en cours d’instance. Pour le surplus, il a rejeté la requête, jugeant que les travaux litigieux, consistant en la création de nouveaux agencements commerciaux, constituaient des immobilisations soumises à une régularisation par vingtième sur vingt ans en application de l’article 207 de l’annexe II au code général des impôts. La solution retenue confirme le bien-fondé du rappel de TVA pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2017.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de M. A, exploitant forestier, qui sollicitait le remboursement d’un crédit de TVA de 20 011 euros suite à la cessation de son activité le 1er juin 2022. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable pour la partie déjà remboursée (11 euros) et non fondée pour le surplus, car la levée d’option du crédit-bail le 31 mai 2022 n’a pas été suivie d’une immobilisation effective du bien avant la cessation d’activité. Il a également estimé que l’intéressé ne justifiait pas de la poursuite de son activité après le 1er juin 2022, contrairement à la doctrine fiscale invoquée. La décision s’appuie sur les articles 271 du code général des impôts et 242-0 A et 242-0 G de son annexe II.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par la SASU Holding A investissement et M. B A, en leur qualité d'associés de la SCCV Le Château, pour contester deux titres de recette émis le 22 juin 2022 par le maire du Château-d'Oléron. Ces titres mettaient à leur charge une somme de 22 111,65 euros chacun pour financer des travaux d'aménagement de la rue Bernard Giraudeau, en exécution d'une convention liant la commune à la SCCV. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que les requérants pouvaient contester les titres dans le délai de deux mois suivant leur notification. Sur le fond, il a annulé les titres exécutoires, jugeant que les travaux litigieux ne constituaient pas un équipement propre au sens de l'article L. 332-15 du code de l'urbanisme, et que la commune ne pouvait légalement mettre cette contribution à la charge des requérants en application de l'article L. 332-6 du même code.