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AccueilJurisprudenceTribunal Administratif de Poitiers

Jurisprudence — Tribunal Administratif de Poitiers

8 854 décisions disponibles — page 196/443

DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA86-2202297(TA86-2202297)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de la SASU SAPAC, qui sollicitait l'indemnisation de son éviction d'un marché public de réhabilitation de logements de gendarmerie. La société soutenait que son offre avait été irrégulièrement écartée en raison d'une erreur technique dans le cahier des charges et d'une notation contestée. Le tribunal a jugé que l'offre de la requérante était irrégulière, car elle ne respectait pas les spécifications techniques du CCTP, ce qui la privait de toute chance sérieuse de remporter le contrat. En conséquence, aucune indemnité n'a été accordée, ni pour manque à gagner ni pour frais de présentation, sur le fondement des articles L. 2113-1 et L. 2113-10 du code de la commande publique.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2200997(TA86-2200997)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B contestant la décision du maire de L'Houmeau de maintenir une borne inamovible à l'entrée de l'impasse du Moulin. Le tribunal a d'abord écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la commune, estimant que la décision initiale n'avait pas été retirée. Sur le fond, il a jugé que la décision de refus n'était pas une mesure de police soumise à l'obligation de motivation prévue à l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Enfin, le tribunal a considéré que l'interdiction de circulation, fondée sur l'article L. 2213-4 du code général des collectivités territoriales, était justifiée par l'étroitesse de la voie, l'absence d'espace de retournement et la nécessité de protéger la sécurité des piétons, notamment des enfants se rendant à l'école.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2202461(TA86-2202461)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B, agent de la commune de La Crèche, qui contestait le refus de reconnaître comme imputable au service l'accident qu'elle a déclaré suite à un entretien avec sa hiérarchie le 21 avril 2022. Le tribunal a jugé que, conformément à la jurisprudence, un entretien professionnel, même empreint de reproches ou de menaces, ne constitue pas un événement soudain et violent susceptible d'être qualifié d'accident de service, sauf comportement excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique, ce qui n'était pas établi en l'espèce. La solution retenue est fondée sur les articles L. 822-18 et L. 822-21 du code général de la fonction publique.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2200537(TA86-2200537)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la demande de M. A visant à annuler la décision du maire de Saint-Georges-d'Oléron déclarant non réalisable son projet de construction d'une maison d'habitation. Le requérant soutenait que le projet était situé dans une agglomération ou un village existant, ou à défaut dans un secteur déjà urbanisé, conformément à l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le terrain se trouvait dans un espace d'urbanisation diffuse, éloigné des agglomérations et villages, et que les conditions de l'article L. 121-8 n'étaient pas remplies. La décision a également pris en compte les dispositions transitoires de la loi ELAN, mais a conclu à l'absence de droit à construire sur la parcelle concernée.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2301510(TA86-2301510)

Le Tribunal Administratif de Poitiers (3ème chambre) a rejeté la requête de Mme C, ressortissante comorienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 5 avril 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la secrétaire générale de la préfecture bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée en droit et en fait, et a implicitement rejeté les autres moyens soulevés, dont la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2300777(TA86-2300777)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B A. Celui-ci contestait un certificat d'urbanisme délivré par le maire de Nieuil l'Espoir, qui indiquait la possibilité d'un sursis à statuer sur toute demande d'autorisation d'urbanisme. Le tribunal a jugé que cette mention, prévue par l'article L. 410-1 b) du code de l'urbanisme, constitue une simple information et non une décision faisant grief, rendant la requête irrecevable. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires de M. A ont été rejetées.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2300776(TA86-2300776)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A contestant l'arrêté de sursis à statuer du maire de Nieuil l'Espoir sur sa demande de permis de construire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, conformément à l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme. Il a également estimé que le débat sur les orientations du projet d'aménagement et de développement durables (PADD) ayant eu lieu en décembre 2018, l'état d'avancement du futur plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) justifiait le sursis à statuer, en application de l'article L. 153-11 du même code. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d'annulation et d'injonction.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA86-2201202(TA86-2201202)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, sapeur-pompier volontaire, qui contestait sa suspension de fonctions pour défaut de vaccination contre la Covid-19. Le tribunal a jugé que la décision de suspension prise par le SDIS de la Vienne le 25 mars 2022 était légale, car elle était fondée sur l’obligation vaccinale prévue par la loi du 5 août 2021. Il a estimé que les formalités prévues par l’article 1er de cette loi avaient été respectées, notamment l’information et la convocation à un entretien. La solution retenue confirme la validité de la suspension jusqu’à production des justificatifs requis.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2201083(TA86-2201083)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, qui demandait l’annulation de la décision implicite du maire d’Ecoyeux refusant d’abroger le plan local d’urbanisme (PLU) en tant qu’il classe ses parcelles en zone agricole. Le tribunal a jugé que le classement en zone A n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation, car il était cohérent avec le projet d’aménagement et de développement durables (PADD) visant à limiter l’urbanisation et à protéger les terres agricoles. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 151-5, L. 151-9 et R. 151-22 du code de l’urbanisme, qui encadrent la définition des zones agricoles et le pouvoir d’appréciation des auteurs du PLU.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2201064(TA86-2201064)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de la préfète de la région Nouvelle-Aquitaine de l'autoriser à exploiter 45,53 hectares de terres agricoles. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que l'avis de la commission départementale d'orientation de l'agriculture reposait sur des critères objectifs et que M. A n'avait pas démontré de partialité. Il a également jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation dans l'application des critères de départage prévus par le schéma directeur régional des exploitations agricoles, fondé sur les articles L. 312-1 et L. 331-2 du code rural et de la pêche maritime.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA86-2201048(TA86-2201048)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par le Fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI) et la CPAM de la Charente-Maritime pour engager la responsabilité du CHU de Poitiers suite au décès d'une patiente lors d'une opération en 2018. Le tribunal a retenu la responsabilité pour faute du CHU, estimant que la complication hémorragique fatale était liée à une prise en charge fautive, sans que l'état antérieur de la patiente ne puisse exonérer l'établissement. En conséquence, le CHU a été condamné à verser 50 884,94 euros au FGTI, subrogé dans les droits des victimes par ricochet, et 4 515,77 euros à la CPAM pour ses débours, avec intérêts légaux et indemnité forfaitaire de gestion. Cette décision s'appuie sur les articles L. 1142-1 du code de la santé publique, 706-11 du code de procédure pénale et L. 376-1 du code de la sécurité sociale.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2201353(TA86-2201353)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête des consorts C, qui demandaient l'annulation de la délibération du 4 avril 2022 du conseil municipal de Tonnay-Charente approuvant la révision du plan local d'urbanisme. Les requérants contestaient notamment le classement de leurs parcelles en zone agricole (A) et invoquaient des vices de procédure liés à l'enquête publique. Le tribunal a écarté le moyen tiré du caractère incomplet du rapport d'enquête, estimant que les dispositions du code de l'environnement n'imposent pas de délai entre la réception du rapport et l'approbation du PLU. Il a également jugé que le rapport de la commissaire enquêteur était suffisamment motivé, celle-ci ayant répondu de manière sommaire mais personnelle aux observations des requérants.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA86-2201421(TA86-2201421)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, qui contestait ses dettes locatives de gaz et demandait la condamnation de la commune de Loubillé pour faute. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître du litige locatif, relevant du juge judiciaire. Sur la responsabilité de la commune, les faits allégués (entrave à une association, reproches à son épouse, trouble de voisinage, critiques) n'ont pas été jugés constitutifs de fautes. La requête a été rejetée dans son intégralité, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2202064(TA86-2202064)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. B, professeur des universités-praticien hospitalier (PU-PH), d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de l’université de Poitiers de lui accorder la protection fonctionnelle. L’université avait motivé son refus par son incompétence, estimant que les faits de harcèlement moral invoqués relevaient exclusivement de l’activité hospitalière de l’intéressé. Le tribunal a annulé cette décision, jugeant que les fonctions de PU-PH sont indissociables et que l’université ne pouvait se déclarer incompétente sans examiner le lien entre les agissements et les fonctions universitaires. Il a ainsi fait application des articles 11 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et du décret n° 2021-1645 du 13 décembre 2021.

3 octobre 2024Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA86-2302799(TA86-2302799)

Le Tribunal administratif de Poitiers, par une ordonnance du 3 octobre 2024, a donné acte du désistement pur et simple de la requête de M. et Mme A, à la suite de l’annulation de son précédent jugement par le Conseil d’État. Cette affaire portait sur un recours pour excès de pouvoir dirigé contre la société Airis Aquitaine et la commune de La Rochelle. Le tribunal a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement et a décidé, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, de laisser à chaque partie la charge de ses propres frais de procédure.

3 octobre 2024Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2302981(TA86-2302981)

Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B A, qui contestait le rejet implicite de sa demande de modification du plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté d'agglomération de La Rochelle. Le requérant n'avait pas produit l'acte attaqué malgré une demande de régularisation du tribunal, en application des articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2200516(TA86-2200516)

Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du maire de Germignac de lui délivrer un permis de construire une maison d'habitation sur son exploitation viticole. Le tribunal a jugé que la présence rapprochée et permanente du chef d'exploitation n'était pas nécessaire à l'exercice de l'activité agricole, au sens de l'article L. 161-4 du code de l'urbanisme. M. B n'a pas démontré que la construction était indispensable, d'autant qu'il résidait déjà à proximité immédiate de l'exploitation ou à 8 kilomètres. La décision attaquée a donc été confirmée, sans erreur d'appréciation de la part du maire.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA86-2200334(TA86-2200334)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de M. A, capitaine pénitentiaire, contestant le refus de la directrice de la maison centrale de Saint-Martin-de-Ré de lui accorder la compensation des astreintes après avoir quitté son logement de fonction. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le ministre de la justice, estimant que le recours hiérarchique avait prorogé le délai de recours contentieux. Sur le fond, le tribunal a annulé les décisions attaquées, jugeant que l'administration avait commis une erreur de droit en liant le bénéfice de la compensation des astreintes à l'occupation d'un logement de nécessité absolue de service, en méconnaissance des dispositions du décret n° 2001-1357 du 28 décembre 2001.

3 octobre 2024Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA86-2402641(TA86-2402641)

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 24 septembre 2024 par laquelle la présidente de l'université de Poitiers a refusé de rouvrir les candidatures au master "recherche et études" de l'IAE. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante disposait du même délai que les autres candidats pour finaliser son inscription, le tarif de la formation étant resté inchangé sur le site officiel. Aucun moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision n'a été retenu. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

2 octobre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA86-2303256(TA86-2303256)

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise pour déterminer les causes et l'étendue des désordres affectant le centre d'incendie et de secours de Melle, à la demande du service départemental d'incendie et de secours des Deux-Sèvres. La solution retenue est la désignation d'un expert, sans préjudice des responsabilités, les parties ne s'étant pas opposées à la mesure tout en formulant des réserves et protestations d'usage. Les textes appliqués incluent le code civil et le code de justice administrative, notamment pour les principes de responsabilité et la procédure de référé expertise.

2 octobre 2024Résumé IA
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