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AccueilJurisprudenceTribunal Administratif de Poitiers

Jurisprudence — Tribunal Administratif de Poitiers

8 854 décisions disponibles — page 195/443

DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA86-2201738(TA86-2201738)

Le Tribunal Administratif de Poitiers annule la décision du 16 mai 2022 par laquelle le président du département des Deux-Sèvres a retiré l'agrément d'assistante maternelle de Mme A. Le tribunal estime que le département n'a pas réalisé les diligences nécessaires pour vérifier la réalité des risques allégués (suspicion d'agression sexuelle par le conjoint), en l'absence d'enquête administrative, de visite ou d'entretien, en méconnaissance des articles L. 421-3, L. 421-6 et R. 421-23 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est l'annulation pour défaut de diligences suffisantes, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Toutefois, la demande d'injonction de restitution de l'agrément est rejetée, Mme A ayant cessé son activité et fait valoir ses droits à la retraite.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA86-2201935(TA86-2201935)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par l'association l'Oeil d'artiste saint-georgeais d'un recours en excès de pouvoir contre le refus du maire de Saint-Georges-de-Didonne de lui réserver la salle panoramique du centre culturel. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par la commune, estimant que le recours gracieux de l'association valait tentative de conciliation et que la proposition ultérieure d'une autre salle ne constituait pas un retrait de la décision initiale. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision du 5 mai 2022 pour insuffisance de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également jugé que le refus méconnaissait les dispositions de l'article L. 2144-3 du code général des collectivités territoriales, la commune n'ayant pas justifié sa décision par des nécessités liées à l'administration des propriétés communales, au fonctionnement des services ou au maintien de l'ordre public.

3 octobre 2024Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2402422(TA86-2402422)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait l'annulation de travaux projetés par la commune de Rivedoux-Plage sur la promenade Théodore Porsain. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas précisé la procédure d'urgence applicable (suspension, liberté fondamentale ou mesure utile) et que ses conclusions principales étaient irrecevables, car il n'appartient pas au juge administratif d'annuler des travaux qu'une collectivité envisage de réaliser. La décision est fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA86-2201645(TA86-2201645)

Le Tribunal Administratif de Poitiers annule l'autorisation tacite d'exploiter 12,68 hectares accordée par le préfet de la Vienne à M. C. La requête de la SCEA du Vivier, preneur en place, est accueillie au motif que le préfet n'a pas procédé à l'analyse comparée des situations du demandeur et du preneur en place, comme l'exige l'article L. 331-3-1 du code rural et de la pêche maritime. Cette omission constitue une erreur de droit. L'Etat est condamné à verser 1 200 euros à la SCEA du Vivier au titre des frais de justice.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA86-2202504(TA86-2202504)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B, infirmière au CHU de Poitiers, qui contestait le refus de reconnaître comme imputable au service sa pathologie de "Covid long". Le tribunal a jugé que la décision de refus était légale, car le taux d'incapacité permanente de la requérante, évalué à 10 % par la commission de réforme, était inférieur au seuil de 25 % requis par l'article 47-8 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 pour bénéficier de la présomption d'imputabilité. Il a également écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a estimé que les incidences psychologiques alléguées n'étaient pas établies. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B, y compris la demande d'expertise médicale et les conclusions au titre des frais de justice.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2302067(TA86-2302067)

Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme F, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Vienne du 7 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2201487(TA86-2201487)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. B, agent territorial, d’une demande indemnitaire de 5 000 euros pour le préjudice moral et les troubles dans ses conditions d’existence résultant du refus du maire de Brie-sous-Matha de le placer en congé de longue durée, malgré un avis favorable du comité médical. Le tribunal a jugé que la commune avait commis une illégalité fautive en maintenant l’agent en congé de maladie ordinaire à demi-traitement par des arrêtés des 3 août 2017, 12 février et 22 mai 2018, en méconnaissance des dispositions de l’article 57 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987. Cette faute a engagé la responsabilité de la commune, et le tribunal a condamné celle-ci à verser à M. B la somme de 3 500 euros en réparation de son préjudice.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2202010(TA86-2202010)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de la délibération du 4 avril 2022 du conseil municipal de Tonnay-Charente approuvant la révision du plan local d'urbanisme (PLU). Le requérant contestait notamment le classement d'une partie de sa parcelle en zone agricole et en zone humide, invoquant l'insuffisance du rapport de présentation et une erreur d'appréciation. Le tribunal a jugé que le rapport de présentation était suffisant, car il détaillait la méthodologie et les études utilisées pour identifier les zones humides, sans que l'absence de l'étude complète ne constitue une irrégularité. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les articles L. 151-4 et R. 151-1 du code de l'urbanisme.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2302140(TA86-2302140)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, ressortissant comorien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Vienne. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme étaient infondés. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination ont été jugées légales.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA86-2202166(TA86-2202166)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. et Mme C, qui contestaient le refus d’autorisation d’instruction dans la famille pour leur fils. Le tribunal a jugé que la décision de la commission académique était suffisamment motivée et que l’administration avait correctement vérifié que le projet éducatif ne démontrait pas une situation propre à l’enfant justifiant une dérogation, conformément à l’article L. 131-5 du code de l’éducation. Il a également estimé que le refus n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation et ne méconnaissait pas l’intérêt supérieur de l’enfant.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2202102(TA86-2202102)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme D, psychologue au centre hospitalier Camille Claudel, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de reconnaître imputable au service l’accident du 7 septembre 2021. La requérante soutenait notamment que la décision était entachée d’incompétence, d’irrégularité de procédure et d’erreur d’appréciation. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses moyens, considérant que la procédure avait été régulière et que l’administration n’avait pas commis d’erreur manifeste dans l’appréciation des faits. En conséquence, il a rejeté la requête et mis à la charge de Mme D une somme de 2 500 euros au titre des frais de justice. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 86-442 du 14 mars 1986.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2202059(TA86-2202059)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient l'annulation de la délibération du conseil municipal de Tonnay-Charente approuvant la révision du plan local d'urbanisme (PLU). Les requérants contestaient le classement de leur parcelle en zone agricole et en zone humide, invoquant une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que le classement en zone agricole était justifié au regard de l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme, compte tenu du potentiel agronomique du secteur et des objectifs du projet d'aménagement et de développement durables (PADD). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions des requérants.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2202058(TA86-2202058)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. et Mme A contestant le classement de leur parcelle (ZX n°114) en zone agricole et zone humide par la délibération du 4 avril 2022 du conseil municipal de Tonnay-Charente approuvant la révision du plan local d'urbanisme. Les juges ont estimé que le classement en zone agricole n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, la parcelle se situant dans un secteur à potentiel agronomique et en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables (PADD). La décision s'appuie sur les articles L. 151-9 et R. 151-22 du code de l'urbanisme.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA86-2202036(TA86-2202036)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. E et Mme C demandant l'annulation du refus d'autorisation d'instruction dans la famille pour leur fils B. Les requérants invoquaient une insuffisance de motivation, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation, soutenant que l'hypersensibilité de l'enfant constituait une situation propre justifiant le projet éducatif. Le tribunal a examiné la légalité de la décision de la commission de l'académie de Poitiers du 21 juillet 2022 au regard des articles L. 131-5 du code de l'éducation et R. 131-11-5 du même code, issus de la loi du 24 août 2021. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, confirmant ainsi le refus d'autorisation.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2300027(TA86-2300027)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, détenu en maison centrale, qui contestait le refus de son transfert vers un autre établissement pénitentiaire. La juridiction a jugé que cette décision constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car elle ne portait pas une atteinte excessive à ses droits fondamentaux. Le tribunal a notamment écarté l'argument tiré de l'atteinte à la réinsertion sociale, estimant que cet objectif ne relève pas des libertés et droits fondamentaux des détenus.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2201942(TA86-2201942)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A contestant l'arrêté du 13 mai 2022 par lequel la préfète des Deux-Sèvres a ordonné la saisie définitive de ses armes et munitions. Le tribunal a estimé que la décision n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, au regard de l'article L. 312-9 du code de la sécurité intérieure. Il a retenu que le comportement de M. A, condamné pour violences sur ses enfants, présentait un danger grave pour autrui, nonobstant un avis médical favorable. La solution confirme le pouvoir du préfet d'apprécier le danger persistant pour la sécurité publique.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2201711(TA86-2201711)

Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. et Mme C, qui demandaient l'annulation du refus d'autorisation d'instruction dans la famille pour leur fille. La juridiction a jugé la requête irrecevable car les requérants n'avaient pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission présidée par le recteur d'académie, conformément aux articles D. 131-11-10 et D. 131-11-13 du code de l'éducation. Le tribunal a précisé que l'absence de mention des voies de recours dans la décision attaquée n'affectait pas cette irrecevabilité.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2301928(TA86-2301928)

Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant géorgien, contestant le refus de titre de séjour pris par la préfète des Deux-Sèvres le 7 juillet 2023. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation, jugeant la décision légalement fondée au regard du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (articles L. 423-23 et L. 435-1) et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions à fin d’annulation, d’injonction et d’astreinte.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2201180(TA86-2201180)

Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A, propriétaire de parcelles à Tonnay-Charente, qui demandait l'annulation de la délibération du 4 avril 2022 approuvant la révision du plan local d'urbanisme (PLU) en tant qu'elle instaure l'orientation d'aménagement et de programmation (OAP) "Centre-Ville". Le tribunal a jugé que l'OAP, qui prévoit un aménagement résidentiel mixte sur les parcelles de la requérante, est opposable aux autorisations d'urbanisme et constitue un acte faisant grief, rendant la requête recevable. Cependant, il a estimé que les moyens soulevés, notamment l'atteinte au droit de propriété et l'incohérence avec les objectifs de logements sociaux, étaient infondés, en application des articles L. 151-6 et L. 151-7 du code de l'urbanisme. La demande de Mme A a donc été rejetée, et la commune de Tonnay-Charente a obtenu 1 500 euros au titre des frais de justice.

3 octobre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA86-2201020(TA86-2201020)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme B, ingénieure territoriale, d’une demande d’indemnisation pour le refus de la région Nouvelle-Aquitaine de la réintégrer après un avis d’aptitude du conseil médical du 12 juillet 2017, et pour les conditions de sa réintégration en 2019. La requérante invoquait des fautes liées à l’absence de motivation du refus, au non-respect de la procédure de réintégration sur un emploi correspondant à son grade, et à l’absence de saisine de la commission administrative paritaire. La région a conclu au rejet de la requête, contestant le bien-fondé des moyens. Le tribunal a examiné la recevabilité des conclusions, notamment celles relatives à la reconstitution de carrière et au calcul de la pension, et a pris en compte les observations de Mme B, qui a abandonné ses conclusions à fin d’injonction. La décision a été rendue en application de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 et du décret n° 2016-201 du 26 février 2016.

3 octobre 2024Résumé IA
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