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AccueilJurisprudenceTribunal Administratif de Poitiers

Jurisprudence — Tribunal Administratif de Poitiers

8 854 décisions disponibles — page 191/443

DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA86-2200500(TA86-2200500)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de Mme B, aide-soignante, contestant le refus du centre hospitalier Hôpitaux de Sud-Charente de lui communiquer son bulletin de salaire de janvier 2022, les déductions salariales non justifiées, et demandant une indemnisation pour préjudices. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par l'hôpital, jugeant la requête recevable car présentée par un agent public sans obligation d'avocat et contenant des moyens dans le délai de recours. Cependant, les conclusions à fin d'annulation du refus de communication ont été jugées irrecevables, faute pour Mme B d'avoir exercé un recours administratif préalable obligatoire devant la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA), conformément au code des relations entre le public et l'administration. De même, les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables en l'absence de demande indemnitaire préalable auprès de l'administration, comme l'exige le code de justice administrative.

17 octobre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA86-2200553(TA86-2200553)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la demande de M. B, brancardier au CHU de Poitiers, qui sollicitait la condamnation de l'établissement à lui verser 96 500,05 euros pour les préjudices résultant d'une maladie professionnelle reconnue (tableau 57A, épaule droite). La juridiction a rejeté la requête, considérant que la créance indemnitaire était prescrite. En application de la loi du 31 décembre 1968, le délai de prescription quadriennale a commencé à courir le 1er janvier 2017, après la consolidation de l'état de santé de M. B au 30 septembre 2016, et la demande préalable du 14 décembre 2021 était tardive. Aucune indemnité n'a donc été accordée.

17 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2201666(TA86-2201666)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de réexamen de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) pour 2021. Le tribunal a considéré que le recours devait être dirigé contre la décision initiale du 2 mars 2022, et non contre le rejet du recours gracieux. Il a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des principes d'accessibilité de la norme, d'intangibilité des droits acquis et d'égalité de traitement, mais ne les a pas retenus. La solution s'appuie sur les décrets n° 2014-513 du 20 mai 2014 et n° 2021-1681 du 16 décembre 2021, ainsi que sur l'arrêté du 5 novembre 2021.

17 octobre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA86-2201277(TA86-2201277)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de B A, agricultrice, qui sollicitait la condamnation du syndicat mixte du bassin de la Seugne (SYMBAS) à l’indemniser pour la perte de récoltes due à des inondations survenues en juin et juillet 2021. La requérante invoquait la responsabilité pour faute du SYMBAS, liée au maintien en position fermée de la vanne du moulin du Gua, ainsi que la responsabilité sans faute pour rupture d’égalité devant les charges publiques. Le tribunal a estimé que le lien de causalité entre la gestion des vannes et le préjudice n’était pas établi, et que le préjudice invoqué ne présentait pas un caractère anormal et spécial. La décision s’appuie notamment sur l’article L. 211-7 du code de l’environnement et l’arrêté préfectoral du 2 avril 2021 réglementant la manœuvre des vannes.

17 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA86-2201744(TA86-2201744)

Le Tribunal administratif de Poitiers annule le refus du maire des Mathes-La Palmyre d’accorder à la société Trésors des Montagnes une autorisation de déballer sur les marchés communaux pour la vente de fromages et saucissons. La décision est annulée pour défaut de motivation, car elle se borne à mentionner un avis défavorable de la commission municipale sans énoncer les considérations de droit et de fait exigées par les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration. La commune est condamnée à verser 1 200 euros à la société requérante au titre des frais de justice.

17 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2201084(TA86-2201084)

Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a annulé le certificat d'urbanisme négatif du 8 juillet 2021 par lequel le maire de Courpignac avait déclaré non réalisable le projet de la société Bout de Bois (construction d’un bâtiment à partir de containers maritimes). Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur le règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie (RDDECI) était entaché d’une erreur de droit, ce texte n’étant pas un règlement d’urbanisme opposable. Il a également estimé que l’administration avait commis une erreur manifeste d’appréciation en considérant que le projet portait atteinte à la sécurité publique, la présence d’une mare de 200 m³ sur le terrain n’étant pas contestée. La solution retenue s’appuie sur l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme.

17 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2201197(TA86-2201197)

Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B, détenu à la maison centrale de Saint-Martin-de-Ré, qui contestait le refus de l’administration de lui remettre en cellule des biens personnels (aspirateur, fauteuil, micro-ondes, lampe, rideaux). Le tribunal a estimé que cette décision constituait une mesure d’ordre intérieur, insusceptible de recours pour excès de pouvoir, et l’a donc déclarée irrecevable. Il a considéré que les restrictions apportées à la possession d’objets en cellule, fondées sur des motifs de sécurité et de bon ordre (encombrement, incendie, évasion), relevaient du pouvoir discrétionnaire de l’administration pénitentiaire. La solution s’appuie sur les dispositions de l’article R. 57-6-18 du code de procédure pénale et du règlement intérieur type des établissements pénitentiaires.

17 octobre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA86-2201136(TA86-2201136)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. E et Mme A d’une demande visant à obtenir la condamnation de la société ENEDIS à les indemniser et à déplacer une ligne électrique implantée sur la façade de leur propriété, qu’ils estimaient irrégulière. Le tribunal a rappelé que, dans le cadre d’un recours de plein contentieux, il lui appartient d’apprécier si l’ouvrage est irrégulièrement implanté, puis de vérifier la possibilité d’une régularisation avant d’ordonner, le cas échéant, sa démolition, en tenant compte de l’atteinte excessive à l’intérêt général. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de l’énergie et de la loi du 15 juin 1906 relatives aux servitudes conférées aux concessionnaires de distribution d’électricité.

17 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2302412(TA86-2302412)

Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de M. C D, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Vienne du 1er août 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé par une autorité délégataire et suffisamment motivé en droit et en fait. S'agissant du refus de titre de séjour, le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, après avoir examiné l'état de santé et la situation personnelle et familiale du requérant. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, fondées sur ce refus légal, ont également été validées.

17 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA86-2300795(TA86-2300795)

Le Tribunal administratif de Poitiers, saisi d’un déféré du préfet de la Charente-Maritime, a annulé l’arrêté du 26 septembre 2022 par lequel le maire de Saint-Ouen-d’Aunis avait prononcé une non-opposition à une déclaration préalable de division en vue de construire des habitations. Le tribunal a jugé que le projet méconnaissait l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme en raison d’un risque pour la sécurité publique, le point d’eau incendie le plus proche étant situé à 700 mètres, bien au-delà des 400 mètres réglementaires. La circonstance que la commune prévoie la création ultérieure d’une borne incendie a été jugée sans incidence sur la légalité de la décision, appréciée à la date de son édiction.

17 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA86-2200993(TA86-2200993)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme et M. B, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 4 mars 2022 par lequel le maire de Combrand ne s'était pas opposé à la déclaration préalable de travaux de M. D pour la rénovation d'une maison. Le tribunal a d'abord jugé que les requérants, en tant que voisins immédiats, justifiaient d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Cependant, après examen, il a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance du dossier de déclaration préalable et de la méconnaissance des articles du code de l'urbanisme et du règlement du PLU, n'étaient pas fondés. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

17 octobre 2024Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2402782(TA86-2402782)

Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté du 20 juin 2023 par lequel le maire de Saulgond a mis en demeure Mme C d'interrompre des travaux. La requérante invoque des dégradations sur le chantier pour justifier l'urgence, mais les éléments produits (photographies non datées) ne démontrent qu'un état d'abandon résultant de l'interruption ordonnée. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, compte tenu de l'intérêt général à faire respecter les règles d'urbanisme, et rejette la requête sans examiner le fond. Cette décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

17 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2301869(TA86-2301869)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Charente-Maritime refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure était régulière. Il a estimé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 425-9, L. 423-7 et L. 423-8), ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.

17 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2202168(TA86-2202168)

Le Tribunal administratif de Poitiers, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A et Mme D contre le refus d’autorisation d’instruction dans la famille pour leur fils, constate que la rectrice de l’académie de Poitiers a, postérieurement à l’introduction du recours, accordé l’autorisation sollicitée pour les années 2022-2023 et 2023-2024, rapportant ainsi la décision attaquée. Ce retrait étant devenu définitif, le tribunal déclare la requête sans objet et n’y a plus lieu de statuer. Il rejette également la demande de frais de justice.

17 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA86-2201015(TA86-2201015)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé l'arrêté du 23 février 2022 par lequel le maire de Garat avait prononcé la péremption d'un permis de construire délivré le 9 août 2018 à la SCI AB et à Mme B. La solution retenue se fonde sur un vice de procédure : le maire a méconnu le principe du contradictoire prévu à l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, en ne mettant pas les requérantes en mesure de présenter des observations avant de prendre cette décision individuelle défavorable. Le tribunal a également enjoint à la commune de réexaminer la péremption du permis dans un délai de deux mois.

17 octobre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA86-2202667(TA86-2202667)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. B et Mme A d’une demande indemnitaire dirigée contre la communauté d’agglomération du Niortais, en raison d’une carence fautive dans le contrôle du raccordement de leur immeuble au réseau d’assainissement collectif. Le tribunal a relevé d’office un moyen tiré de l’incompétence de la juridiction administrative, considérant que le litige portait sur les rapports entre un usager et un service public industriel et commercial (SPIC), sans mise en œuvre de prérogatives de puissance publique. En conséquence, le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître de l’affaire, celle-ci relevant de la compétence du juge judiciaire.

17 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2200801(TA86-2200801)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation d'un certificat d'urbanisme négatif délivré par le préfet de la Charente-Maritime pour la construction de deux maisons sur la commune de Saint-Simon-de-Bordes. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a estimé que le projet, situé dans un secteur naturel et diffus à plus de quatre kilomètres du centre-bourg, ne se trouvait pas dans une partie urbanisée de la commune au sens de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme. La construction aurait donc eu pour effet d'étendre la zone urbanisée, ce qui est prohibé en l'absence de document d'urbanisme.

17 octobre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA86-2201894(TA86-2201894)

Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de l'EARL de Villars contestant le refus d’aides de la politique agricole commune (PAC) pour l’agriculture biologique en 2021. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l’incompétence du signataire de la décision de rejet du recours gracieux, car ce recours ne peut être contesté pour ses vices propres. Il a également écarté le moyen fondé sur l’article L. 123-1 du code des relations entre le public et l’administration, estimant que le refus d’aide ne constitue pas une sanction au sens de ces dispositions. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et de frais de justice ont été rejetées.

17 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA86-2201654(TA86-2201654)

Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A, fonctionnaire des douanes, contestant le refus implicite de communication de cinq enveloppes scellées contenant des expertises médicales de son dossier administratif. Se fondant sur les articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration, le tribunal a jugé que ces documents constituent des documents administratifs communicables. Il a annulé la décision de refus et enjoint à l’administration de communiquer les enveloppes au médecin traitant de M. A dans un délai d’un mois, sans astreinte.

17 octobre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA86-2202180(TA86-2202180)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé l'arrêté du 8 juillet 2022 par lequel le maire de Breuil-Magné s'est opposé à la déclaration préalable de la société Free Mobile pour la construction d'une station relais de téléphonie mobile. Le tribunal a jugé que le maire a commis une erreur de droit en considérant que le projet, du fait de sa hauteur, était soumis à permis de construire, alors qu'en application de l'article R. 421-9 du code de l'urbanisme, une simple déclaration préalable suffit. Il a également retenu une erreur de droit concernant l'application des règles d'implantation par rapport aux limites séparatives, celles-ci ne concernant que les bâtiments et non un pylône. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté d'opposition.

17 octobre 2024Résumé IA
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