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Le Tribunal administratif de Poitiers, saisi d’une demande de décharge de la taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel pour un véhicule nautique, a estimé ne pas être compétent territorialement. Il a constaté que le titre de perception contesté avait été émis par le guichet unique de la fiscalité de la plaisance, service basé à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). En application de l’article R. 312-1 du code de justice administrative, il a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Rennes, seul compétent pour en connaître.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté comme irrecevable la requête de Mme A, qui contestait un courrier de la rectrice de l'académie de Poitiers l'informant de l'avis d'un médecin agréé sur son arrêt de travail et de la transmission de son dossier au conseil médical. Le juge a estimé que ce courrier ne constituait pas une décision faisant grief, mais un simple acte préparatoire à une future décision administrative, insusceptible de recours pour excès de pouvoir. La solution s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions du décret n°86-442 du 14 mars 1986 relatives aux avis consultatifs des conseils médicaux.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas les articles L. 435-1, L. 435-4 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a rejeté les conclusions d'annulation.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, un ressortissant algérien, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 30 septembre 2024 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait fait une juste application de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence non justifiée de M. A à deux entretiens, le qualifiant de "en fuite". La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Vienne du 26 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de l'erreur de fait, de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Charente-Maritime refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour sur le fondement du 2) de l'article 6 de l'accord franco-algérien était légal, car M. B était entré irrégulièrement en France, condition nécessaire pour l'obtention du certificat de résidence en tant que conjoint de Français. Il a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), compte tenu de la brièveté de son séjour et de l'absence de liens suffisamment établis. Enfin, le tribunal a considéré que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne régularisant pas sa situation sur le fondement de l'article L. 435-1 du CESEDA.
**Résumé de la décision** Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par le syndicat mixte Bassin du Lay (SMBL) d'une tierce opposition contre son jugement du 9 juillet 2024, qui avait annulé un arrêté inter-préfectoral autorisant des prélèvements d'eau pour l'irrigation agricole dans le Marais poitevin. Le SMBL contestait cette annulation, arguant qu'elle méconnaissait l'équilibre entre les impératifs environnementaux et socio-économiques prévu à l'article L. 211-1 du code de l'environnement, et qu'elle ne tenait pas compte des spécificités locales, notamment du SAGE du Lay. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le jugement attaqué n'avait pas été rendu en la présence du SMBL et que ce dernier n'était pas recevable à former tierce opposition, car il n'était pas un tiers au sens de l'article R. 832-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B, ressortissante comorienne, qui contestait le refus du préfet de la Vienne de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire de l'arrêté et une méconnaissance des articles L. 422-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la secrétaire générale de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre "étudiant" faute de visa de long séjour requis par l'article L. 412-1 du CESEDA, et que le refus des titres "vie privée et familiale" ou "admission exceptionnelle au séjour" ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la SARL Plombeo energy, qui contestait des rappels de TVA d’un montant total de 108 367 euros pour la période du 1er juillet 2016 au 31 juillet 2019. La société soutenait que ses prestations de plomberie constituaient des travaux immobiliers au sens de l’article 283, 2 nonies du code général des impôts et qu’elle entretenait une relation de sous-traitance avec les sociétés Logeo confort et Eko’logis, justifiant l’application du mécanisme d’autoliquidation de la TVA. Le tribunal a estimé que l’administration fiscale avait correctement requalifié ces opérations en prestations mobilières, faute pour la société de démontrer le caractère immobilier des travaux et l’existence d’un contrat écrit de sous-traitance conforme à la loi du 31 décembre 1975. La solution retenue confirme le bien-fondé des rappels de TVA, en application des articles 283, 2 nonies du code général des impôts et de la loi n°75-1334 du 31 décembre 1975.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par le syndicat mixte Vendée, Sèvre, Autizes (SMVSA) d'une tierce opposition contre son jugement du 9 juillet 2024, qui avait annulé une autorisation unique pluriannuelle de prélèvement d'eau pour l'irrigation agricole dans le Marais poitevin. Le SMVSA soutenait que cette annulation lui faisait grief en perturbant ses missions de gestion des étiages et le remplissage de ses réserves de substitution, et critiquait l'appréciation du tribunal sur la gestion équilibrée de l'eau (article L. 211-1 du code de l'environnement) et la compatibilité avec les SAGE. Le tribunal a rejeté la tierce opposition, considérant que le SMVSA, bien qu'ayant un intérêt à agir, n'apportait pas d'éléments nouveaux suffisants pour remettre en cause le jugement initial, lequel avait correctement appliqué les textes en vigueur.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en plein contentieux, a réformé l'ordonnance de taxation du président du tribunal administratif d'Orléans qui mettait à la seule charge de la SAS Hervé Thermique les frais d'expertise (15 247,95 euros) relatifs à des désordres sur un complexe aquatique. Appliquant l'article R. 621-13 du code de justice administrative, le tribunal a jugé que l'expertise ayant été utile tant à la société qu'à la communauté de communes des Portes de Sologne (qui l'avait sollicitée), les frais devaient être partagés par moitié entre elles. Chaque partie devra donc verser 7 623,97 euros à l'expert.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, professeur suspendu, qui contestait le délai de prévenance de son placement à demi-traitement à compter du 1er janvier 2023. Le requérant invoquait une situation financière précaire due à l’insuffisance de ce délai pour trouver un autre emploi. Le tribunal a jugé qu’aucun texte législatif ou réglementaire, notamment les articles L. 531-1 et suivants du code général de la fonction publique, n’impose de délai particulier pour l’entrée en vigueur d’une telle mesure. La décision de la rectrice de l’académie de Poitiers n’est donc entachée d’aucune erreur de droit.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B qui sollicitait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, une injonction à l'encontre de la capitainerie du port de plaisance de Rochefort pour l'installation d'une boîte à lettres à son usage. Le juge a estimé que la demande ne présentait pas un caractère d'urgence et se heurtait à une contestation sérieuse, notamment en raison de l'existence d'un titre d'occupation sans droit et de dysfonctionnements liés à un contrat de réexpédition de courrier. Par conséquent, la requête a été rejetée comme ne relevant pas du champ des mesures provisoires ou conservatoires prévues par l'article L. 521-3.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de M. A B contestant un certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Saint-Romain-de-Benet pour un projet de construction agricole. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une erreur de droit et une erreur d'appréciation, estimant que son activité d'élevage justifiait la délivrance du certificat. La commune a défendu la légalité de sa décision. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de M. B, jugeant que le certificat d'urbanisme négatif était légalement fondé sur les dispositions du code de l'urbanisme et du plan local d'urbanisme applicable en zone agricole.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Marsilly pour une maison individuelle et un préau, ainsi que contre un permis modificatif pour des clôtures. Les requérantes, voisines immédiates, contestaient notamment l’incomplétude du dossier de demande, la méconnaissance des règles d’implantation et de hauteur, et l’absence de prise en compte des éléments paysagers comme les vignes. Le tribunal a examiné les moyens tirés de la violation des articles R. 431-8 et R. 431-9 du code de l’urbanisme, ainsi que des articles UD 4.2, UD 5.1 et UD 5.2 du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi). La solution retenue n’est pas précisée dans l’extrait fourni, mais la décision porte sur la légalité des autorisations d’urbanisme au regard des règles de fond et de forme applicables.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. D et Mme E demandant l'annulation d'un permis de construire délivré le 7 juin 2022 par le maire d'Ambérac à la SCI Anda immo pour un bâtiment photovoltaïque à usage de stockage et d'atelier. Le tribunal a d'abord jugé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir, leur propriété étant située à plus de 100 mètres du terrain d'assiette et séparée par plusieurs parcelles construites, sans démonstration de nuisances directes. Sur le fond, les moyens soulevés (irrégularité de procédure, incohérence, insuffisance du dossier, méconnaissance de l'article L. 111-4 du code de l'urbanisme et détournement de pouvoir) ont tous été écartés comme non fondés. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 111-4 et L. 111-5 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A contestant la décision de préemption du 2 février 2022 prise par la présidente du conseil départemental de la Charente-Maritime sur des parcelles à Saint-Georges-d'Oléron. Le tribunal a jugé que la décision de préemption était suffisamment motivée au regard de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, en précisant les objectifs de sauvegarde des espaces naturels sensibles et de restauration du paysage. Les autres moyens soulevés, notamment l'absence d'examen approfondi et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés comme non fondés. La solution retenue confirme la légalité de la préemption fondée sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives aux espaces naturels sensibles.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de M. B, ingénieur d'études sanitaires, contestant les décisions de l'ARS Nouvelle-Aquitaine fixant son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) pour 2021. Le tribunal a d'abord constaté que la décision initiale du 7 avril 2022 avait été retirée et remplacée par une nouvelle décision du 24 octobre 2022. Il a ensuite rejeté les moyens de M. B, jugeant que la décision du 24 octobre 2022 était suffisamment motivée et que son retrait de la décision antérieure était intervenu dans le délai légal de quatre mois prévu à l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, y compris ses demandes d'annulation et d'injonction.
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la requête de la SAS Open Energie qui contestait l'arrêté du maire de Jardres du 20 avril 2022 s'opposant à l'installation de panneaux photovoltaïques sur un bâtiment protégé. Le tribunal applique les articles L. 111-16 et L. 111-17 du code de l'urbanisme, qui excluent les immeubles protégés au titre de l'article L. 151-19 du même code du régime dérogatoire autorisant les énergies renouvelables. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, au motif que le bâtiment est identifié comme patrimoine bâti protégé par le plan local d'urbanisme, rendant inapplicable la dérogation invoquée.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par M. et Mme A d’un recours en plein contentieux contre un refus de remise de dette de revenu de solidarité active (RSA) d’un montant de 826,54 euros. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par ordonnance du 18 octobre 2024, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La procédure est ainsi close sans examen au fond.