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Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A contestant la décision de la préfète de région Nouvelle-Aquitaine du 13 septembre 2021, qui avait dispensé Mme B d'autorisation d'exploiter des terres agricoles. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article R. 331-2 du code rural et de la pêche maritime, les revenus extra-agricoles à prendre en compte sont ceux de l'année précédant la demande (2020), et non l'année de la reprise effective. Il a également estimé que la plus-value de cession d'entreprise invoquée par M. A n'était pas établie et que la notion de revenu fiscal de référence était correctement appliquée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, contestant l'arrêté préfectoral du 31 mai 2023 refusant son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation régulière. S'agissant du refus de titre, le tribunal a jugé que la décision ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes de M. A.
Le Tribunal Administratif de Poitiers était saisi par M. B, ressortissant guinéen, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Vienne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé une carte de séjour temporaire valable jusqu’en septembre 2024. Le tribunal a constaté que cette délivrance rendait sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction, le récépissé ayant nécessairement pris fin avec la décision sur le titre de séjour. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté le surplus des demandes, notamment celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de la rectrice de Nouvelle-Aquitaine de lui accorder une bourse sur critères sociaux pour l'année 2022-2023. Le tribunal a jugé que l'étudiant, marié au Honduras mais rattaché fiscalement à ses parents et sans ressources propres, ne remplissait pas les conditions dérogatoires prévues par la circulaire du 24 mars 2022 pour que seuls ses revenus soient pris en compte. En application de l'article D. 821-1 du code de l'éducation, les revenus des parents, supérieurs au plafond, devaient être retenus, ce qui excluait l'attribution de la bourse. La décision de refus n'est donc pas entachée d'erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. A pour contester un arrêté du 13 juillet 2022 par lequel la maire de Montamisé avait ordonné l'enlèvement de sa chienne pour maltraitance. Le tribunal a relevé d'office que cette mesure de saisie, prise sur le fondement de l'article L. 214-23 du code rural et de la pêche maritime, constitue un acte de police judiciaire relevant de l'autorité judiciaire et non de la compétence du juge administratif. En conséquence, il a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. D, détenu, qui contestait la sanction disciplinaire de quatre jours de cellule disciplinaire infligée pour avoir refusé d'obtempérer et provoqué un tapage. Le requérant soutenait notamment que son placement préventif en cellule de quatre jours était illégal car excédant la durée maximale de deux jours prévue à l'article R. 57-7-19 du code de procédure pénale. Le tribunal a écarté ce moyen, jugeant que le délai de deux jours, commençant le lendemain du placement et expirant un dimanche, était prorogé au premier jour ouvrable suivant, rendant la durée légale. Les autres moyens, tirés de l'irrégularité de la composition de la commission de discipline, de l'inexactitude matérielle des faits et du caractère disproportionné de la sanction, ont également été rejetés comme non fondés.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté les requêtes de M. B, qui contestait le refus du préfet de la Charente-Maritime de lui verser des aides agricoles pour les campagnes 2017 à 2020. Le tribunal a jugé que les conclusions indemnitaires du requérant étaient irrecevables, faute d'avoir été précédées d'une demande préalable indemnitaire auprès de l'administration. Il a également estimé que la demande de M. B, qui sollicitait le versement d'une somme d'argent en raison d'une erreur qu'il avait lui-même commise dans ses déclarations, ne relevait pas d'un contentieux de l'excès de pouvoir mais d'un litige indemnitaire. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme A B de deux requêtes. La première (n° 22000562) visait l'annulation d'un arrêté municipal du 1er décembre 2020 ne s'opposant pas à la déclaration préalable de la SARL Sirius pour la dépose d'un portail de garage, ainsi que le rejet de son recours gracieux. La seconde (n° 22000575) contestait le refus implicite du maire de verbaliser des infractions au code de l'urbanisme commises par cette société. Le tribunal a rejeté les deux requêtes, considérant que Mme B ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant, rendant ses demandes irrecevables. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme C, qui demandait la condamnation de l'université de La Rochelle pour carence fautive face à des faits de harcèlement moral et sexuel et pour le non-renouvellement discriminatoire de son contrat. La juridiction a estimé que les éléments produits ne permettaient pas d'établir la réalité des agissements de harcèlement allégués ni un lien de causalité avec la décision de non-renouvellement. En conséquence, aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'université n'a été retenue. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 133-1 et L. 133-2 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A contestant le certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Jarnac-Champagne pour un projet de construction. La décision se fonde sur les articles R. 111-2 et R. 111-5 du code de l'urbanisme, retenant que l'accès au terrain présente un risque pour la sécurité publique en raison d'une visibilité insuffisante sur la route départementale. Le tribunal a estimé que la commune n'était pas tenue d'envisager des aménagements légers sur le domaine public pour pallier ce risque, et que le refus était justifié.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, fonctionnaire intégré à la société Orange, qui contestait le refus de promotion du 19 avril 2021. La juridiction a relevé d'office la tardiveté de la requête, celle-ci ayant été enregistrée le 14 janvier 2022, soit au-delà du délai de deux mois suivant la notification de la décision attaquée. En conséquence, la demande d'annulation a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la compétence de l'auteur de l'acte ou à la discrimination. Cette solution est fondée sur les dispositions du code de justice administrative régissant les délais de recours contentieux.
Désistement d'office de Mme A pour défaut de confirmation de sa requête après rejet de son référé-suspension. Le tribunal administratif de Poitiers constate que la requérante n'a pas confirmé le maintien de son recours en annulation dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Ses conclusions indemnitaires sont également irrecevables faute de décision préalable de l'administration, en application de l'article R. 421-1 du même code. L'ordonnance donne acte du désistement de la requête en annulation et rejette le surplus des conclusions.
Le Tribunal administratif de Poitiers, saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par la SAS Parc éolien de Longèves, a refusé de la transmettre au Conseil d’État. La société contestait la conformité aux droits et libertés constitutionnels de l’article 230 de la loi de finances pour 2024, invoquant notamment une atteinte au droit de propriété, à la liberté contractuelle et au principe d’égalité. Le tribunal a estimé que cette même question avait déjà été transmise au Conseil d’État par une ordonnance du tribunal administratif d’Amiens du 12 septembre 2024, rendant une nouvelle transmission sans objet. En application de l’article R. 771-6 du code de justice administrative, le tribunal différera son jugement au fond dans l’attente de la décision du Conseil d’État ou du Conseil constitutionnel.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme B, ressortissante marocaine, pour contester la décision du 2 mai 2023 par laquelle la préfète des Deux-Sèvres avait retenu son titre de séjour espagnol. La préfète a fait valoir que ce titre avait été restitué à l'intéressée le 17 janvier 2024. Constatant que la restitution était intervenue postérieurement à l'introduction de la requête, le tribunal a jugé que les conclusions à fin d'annulation et d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont été écartées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par M. B A, contestant la conformité à la Constitution du second alinéa du V de l'article 199 tervicies du code général des impôts. Cette disposition est au cœur d'un litige fiscal concernant la remise en cause par l'administration de la déduction de ses revenus fonciers pour des travaux de réparation et d'entretien, au motif que ces dépenses relevaient du champ de la réduction d'impôt prévue par ce même article. Le requérant soutient que l'interprétation jurisprudentielle constante de ce texte, qui exclut toute déduction de droit commun pour des dépenses entrant dans cette catégorie, même si elles n'ont pas été effectivement imputées au titre de la réduction d'impôt, méconnaît le principe de sécurité juridique garanti par l'article 16 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. Le tribunal examine la recevabilité de cette QPC au regard des conditions posées par l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. E. Cette mesure vise à déterminer si des manquements ont été commis par le centre hospitalier de La Rochelle lors de sa prise en charge pour une blessure au pouce, ayant conduit à une amputation. Le tribunal a également fait droit à la demande du centre hospitalier d'appeler en cause le docteur D, médecin généraliste du patient, afin d'éclairer les travaux de l'expert sur les soins post-opératoires.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande du syndicat mixte du pôle images Magelis et du syndicat des copropriétaires du bâtiment Le Nil. Cette mesure vise à constater et analyser les désordres (infiltrations d'eau) affectant un bâtiment à Angoulême, dont les travaux ont été réceptionnés en 2014-2015, dans la perspective d'un litige relevant de la garantie décennale. La solution retenue fait droit à la demande d'expertise, jugée utile, et désigne un expert avec pour mission de décrire les désordres, d'en déterminer les causes et d'évaluer leur gravité au regard de la solidité de l'ouvrage ou de son usage.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme D, gendarme reconnue en maladie professionnelle depuis octobre 2021. La mesure vise à évaluer l'étendue de ses préjudices personnels et patrimoniaux, distincts de ceux déjà couverts par la pension militaire d'invalidité, en vue d'une éventuelle action indemnitaire contre l'État. Le tribunal a écarté l'argument du ministre de l'intérieur selon lequel seul un médecin des armées pourrait diligenter une telle expertise, jugeant que la demande était utile et entrait dans le champ des mesures d'instruction prévues par le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Poitiers, saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, était amené à ordonner à l'État de lui attribuer un logement adapté à ses besoins, après que la commission de médiation du droit au logement opposable l'a reconnu prioritaire et devant être logé en urgence. En cours d'instance, M. B a informé le tribunal qu'un logement de type T2 lui a été attribué et qu'il devait signer le bail et entrer dans les lieux le 17 octobre 2024. Le préfet de la Vienne a conclu au non-lieu à statuer. Par ordonnance du 4 novembre 2024, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait au juge d'enjoindre au préfet de faire respecter l'interdiction de tirer à moins de 150 mètres des habitations, en raison d'un défaut de signalisation par l'ACCA de La Brée-les-Bains. Le juge a estimé que le requérant ne rapportait pas la preuve de l'urgence, faute de produire des pièces (photographies, témoignages) à l'appui de ses affirmations. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.