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Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension des arrêtés des 24 juillet et 24 septembre 2024 par lesquels le maire de Thouars ordonnait à M. et Mme B de réaliser des travaux pour faire cesser le danger imminent d'effondrement de leur mur de clôture. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'établissant pas que le coût des travaux, non chiffré précisément, porterait une atteinte grave et immédiate à leurs intérêts, et que l'intérêt général commandait la mise en sécurité du site. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les articles L. 511-4 et suivants du code de la construction et de l'habitation, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de légalité soulevés.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande d'indemnisation de la société MMA Iard et de la société Bocage Distribution, qui sollicitaient la réparation des préjudices subis lors du blocage de leur centre commercial par le mouvement des "gilets jaunes" (17 novembre - 1er décembre 2018). Le tribunal a estimé que les actes de blocage, bien que constitutifs d'un délit au sens de l'article L. 412-1 du code de la route, ne relevaient pas d'un attroupement spontané mais d'une action préméditée et organisée par un groupe structuré, excluant ainsi l'engagement de la responsabilité sans faute de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure. Par conséquent, les conclusions indemnitaires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé la décision tacite de non-opposition du maire de Bressuire à une déclaration préalable de travaux pour la construction d’un portail et de murs de clôture. La juridiction a retenu que le projet méconnaissait l’article A.11 du règlement du plan local d’urbanisme (PLU) applicable, en raison d’une hauteur excessive du portail (2,52 mètres) et de l’utilisation de béton cellulaire au-delà de 0,50 mètre. Le tribunal a rejeté la demande de sursis à statuer pour régularisation, estimant que le vice n’était pas régularisable en l’espèce. La décision s’appuie sur les articles L. 600-5-1 et R. 151-41 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de M. B et M. A contestant l'arrêté du 2 septembre 2021 par lequel le maire d'Echillais a retiré le permis de construire délivré le 16 juin 2021, ainsi que l'arrêté du 22 novembre 2021 refusant de délivrer ce permis. Le tribunal a annulé l'arrêté de retrait du 2 septembre 2021, jugeant que la procédure contradictoire préalable n'avait pas été respectée, en violation des articles L. 121-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Par voie de conséquence, l'arrêté de refus du 22 novembre 2021 a également été annulé. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme E et autres, qui demandaient l'annulation de deux permis de construire modificatifs délivrés par le maire de Loix-en-Ré à la société NC Invest. Les requérants contestaient notamment l'incomplétude du dossier de demande et la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) et du plan de prévention des risques naturels (PPRN). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles R. 431-8 à R. 431-10 du code de l'urbanisme et des dispositions du PLUi et du PPRN. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions des requérants.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la SCI Jofraca, qui contestait l'opposition du maire de La Couarde-sur-Mer à une déclaration préalable de travaux pour la fermeture d'un auvent. Le tribunal a jugé que la décision initiale du maire était suffisamment motivée et que le moyen tiré du défaut de motivation du rejet du recours gracieux était inopérant. Il a également écarté les arguments de la SCI, confirmant que le terrain se situe bien en zone Rs3 du plan de prévention des risques naturels (PPRN), soumise au risque de submersion marine, et que le projet ne respectait pas la cote de référence de 4,60 m NGF imposée par l'article 2.7.2 du règlement de cette zone. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du PPRN applicable.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la société Allianz Iard et de la société centrale d'approvisionnement Charentes-Poitou (SCACHAP) visant à engager la responsabilité de l'État pour les dommages subis lors du blocage de leur établissement par le mouvement des "gilets jaunes" en novembre 2018. Le tribunal a estimé que les conditions de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure n'étaient pas remplies, car les actes délictueux (entrave à la circulation) ne procédaient pas d'un attroupement spontané mais d'une action préméditée et organisée par un groupe structuré. Par conséquent, la responsabilité sans faute de l'État pour attroupements n'a pas été retenue, et la demande subsidiaire fondée sur la rupture d'égalité devant les charges publiques a également été écartée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné les requêtes de M. B contestant la décision implicite de rejet de sa demande de retrait d’un arrêté de remise d’armes et l’arrêté de saisie définitive de ses armes et munitions, pris par le préfet de la Charente-Maritime sur le fondement des articles L. 312-7 et suivants du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de M. B, jugeant que les moyens soulevés, notamment l’erreur de droit, l’erreur d’appréciation du danger grave et immédiat, la méconnaissance de l’article R. 312-67 du code de la sécurité intérieure et le détournement de pouvoir, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des mesures de police administrative prises par le préfet.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme D, ressortissante comorienne, qui contestait le refus du préfet de la Vienne de lui délivrer un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et non entachée d'erreur de droit ou d'appréciation au regard des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni les dispositions relatives à la vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A visant à suspendre un permis d'aménager délivré par le maire de Buxerolles à la société Riviera. Le juge a estimé que la condition d'urgence, bien que présumée en application de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme, n'était pas contestée, mais qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué. Il a notamment écarté les arguments relatifs à l'incomplétude du dossier, à l'obligation de surseoir à statuer, et à la méconnaissance des articles R. 111-2, R. 111-7 du code de l'urbanisme et du règlement du PLUi. La demande de suspension a donc été rejetée, et les conclusions des parties fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, saisi par M. B A d’une demande de décharge de la majoration de retard de 60 euros appliquée à la taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel (152 euros) pour son véhicule nautique " Tybot " au titre de 2024, s’est déclaré incompétent territorialement. Il a constaté que le titre de perception litigieux avait été émis par le guichet unique de la fiscalité de la plaisance (GUFIP), service basé à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). En application de l’article R. 312-1 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Rennes, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par Mme A pour contester plusieurs arrêtés du DASDEN de la Charente relatifs à la fin de son congé d'invalidité temporaire imputable au service (CITIS) et à son placement en congé de maladie ordinaire. En défense, la rectrice de l'académie de Poitiers a indiqué que la période litigieuse avait été requalifiée en CITIS, rendant le litige sans objet. Invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, Mme A n'a pas répondu dans le délai imparti. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté son désistement d'instance et lui en a donné acte.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C et M. B. Ceux-ci demandaient d'enjoindre au recteur de l'académie de Poitiers de leur délivrer une autorisation d'instruction en famille pour leur fils, au motif que le refus porterait une atteinte grave et manifestement illégale à leur liberté d'aller et venir et au droit à l'éducation de l'enfant, en raison de leur projet d'itinérance en bateau. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants ayant poursuivi leur projet malgré le refus et n'établissant pas de risque de sanction pénale imminente. La requête a donc été rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait la décision du jury du BPJEPS " activités équestres " du 24 juillet 2024. La requérante demandait l'annulation de cette décision en tant qu'elle avait considéré comme non acquises les UC 3 des options A et B lors de sa validation des acquis de l'expérience (VAE). Le tribunal a rappelé que les notes obtenues à un examen ne sont pas détachables du résultat de cet examen et ne peuvent donc faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société Cofitex d'une demande d'annulation de la procédure de passation d'un marché public d'audit énergétique, en raison d'un prétendu conflit d'intérêts. En cours d'instance, le pouvoir adjudicateur a informé le juge de sa décision de ne pas donner suite à la procédure pour un motif d'intérêt général d'ordre budgétaire, conformément aux articles R. 2185-1 et R. 2385-1 du code de la commande publique. Par conséquent, le tribunal a constaté que la requête de la société Cofitex était devenue sans objet, le contrat n'ayant pas été conclu et la procédure étant abandonnée.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait la décharge des taxes foncières sur les propriétés bâties pour les années 2011 à 2022. Le juge a constaté que la réclamation préalable du contribuable, déposée le 26 septembre 2024, était tardive au regard du délai fixé par l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales, expirant au plus tard le 31 décembre 2023. Les circonstances invoquées (baisse de la taxe en 2024 et dégrèvement pour 2023) ne constituent pas un événement de nature à rouvrir ce délai. La requête a donc été rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de M. C, détenu atteint de la maladie de Verneuil, par le centre hospitalier de La Rochelle. Le juge a estimé que la mesure était utile pour déterminer d'éventuels manquements dans le suivi de la maladie et évaluer les préjudices en vue d'un futur recours en responsabilité. La mission de l'expert, confiée à un chirurgien plasticien spécialisé en dermatologie, a été étendue pour inclure le centre hospitalier universitaire de Bordeaux et le ministre de la justice, ces derniers étant susceptibles d'être impliqués dans les conditions de prise en charge et de suivi médical du requérant. La décision se fonde sur les dispositions du code de la santé publique et du code de l'administration pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme C, qui contestait un permis de construire et son modificatif délivrés par le maire d'Esnandes pour une extension de maison. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire du permis modificatif et la nature substantielle des modifications apportées. Elle a jugé que le moyen tiré du défaut de délégation de signature manquait en fait et que les modifications autorisées par le permis modificatif n'étaient pas substantielles, relevant du champ d'un permis modificatif. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, en application des articles L. 600-1-2 et R. 431-2 du code de l'urbanisme, ainsi que des règles du PLUi.
Le Tribunal administratif de Poitiers a annulé les décisions du 7 juillet 2023 par lesquelles la préfète des Deux-Sèvres refusait un titre de séjour à Mme A, ressortissante comorienne, l'obligeait à quitter le territoire et fixait le pays de destination. Le tribunal a jugé que le refus de séjour méconnaissait l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en portant une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, compte tenu de son pacte civil de solidarité avec un compatriote résidant régulièrement en France et de ses liens familiaux étroits sur le territoire. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination ont également été annulées. Le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour à Mme A.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par M. C et Mme B d’un recours contestant le refus de la caisse d’allocations familiales de la Charente-Maritime de leur accorder une remise de dette de prime d’activité de 1 599,05 euros. En cours d’instance, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Par ordonnance du 12 novembre 2024, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n’a donc été retenue.