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Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par l'association Lezay Natura 2000 et des particuliers d'un recours en plein contentieux contre la preuve de dépôt de déclaration d'une installation classée de méthanisation exploitée par la SAS Deux-Sèvres Biogaz 4. Les requérants contestaient la complétude du dossier de déclaration au regard du code de l'environnement et de l'arrêté du 10 novembre 2009, ainsi que le choix du régime de déclaration, estimant que le projet relevait de l'enregistrement ou de l'autorisation. Ils invoquaient également une méconnaissance des règles d'urbanisme du PLU de Lezay. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que le dossier était complet et que le projet relevait bien du régime de déclaration applicable.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de la région Nouvelle-Aquitaine. Cette mesure vise à déterminer les causes et l'origine des fissures affectant la façade du gymnase Birocheau, dans la perspective d'un éventuel litige relevant de la garantie décennale des constructeurs. L'expert désigné devra constater et décrire les désordres. La société Moreau Lathus, titulaire du lot "gros œuvre", a obtenu la mise en cause de la société L'Atelier du Moulin (maître d'œuvre) et de la société Ingépole (sous-traitante), ces dernières n'étant pas manifestement étrangères au litige potentiel.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la ministre des armées de lui accorder une pension militaire d'ayant cause. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite après l'expiration du délai de recours de deux mois suivant la notification de la décision, intervenue le 23 octobre 2021. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative pour constater cette irrecevabilité.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme B pour contester deux contraintes émises par la Caisse des dépôts et consignations, visant à recouvrer un indu d'arrérages de pension. La Caisse ayant annulé ces contraintes ainsi que la décision de rejet du recours gracieux, le tribunal a constaté le désistement de Mme B sur ses conclusions à fin d'annulation. Il a rejeté les demandes de frais de justice présentées par les deux parties, estimant qu'il n'était pas inéquitable de laisser ces frais à leur charge. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers annule l'arrêté du 3 février 2022 par lequel le maire de Largeasse a refusé à la SASU AFR1 un permis de construire pour des hangars agricoles d'élevage de volailles avec couverture photovoltaïque. Le tribunal juge que le maire a commis une erreur d'appréciation en estimant que ces constructions n'étaient pas nécessaires à l'exploitation agricole, alors qu'elles visent à protéger les poules des prédateurs et de la grippe aviaire. La présence de panneaux photovoltaïques ne remet pas en cause leur destination agricole. La décision se fonde sur l'article A.2.1 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de la SARL Arbrenture contestant l'arrêté du maire de Meschers-sur-Gironde du 27 juin 2022, qui s'opposait à sa déclaration préalable pour un parcours accrobranche, un chalet d'accueil, un sanitaire et des stationnements. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que l'arrêté était suffisamment motivé au regard de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme, et que les moyens soulevés (erreur de droit sur la qualification d'espace remarquable, erreur d'appréciation sur les aménagements légers et le risque incendie) n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'opposition, en application des articles L. 121-23, R. 121-5, R. 421-22, L. 113-2 et R. 111-2 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. et Mme C contestant le permis de construire délivré par le maire de Lezay à la SCI Tapis vert pour une maison d'habitation. Les requérants, voisins immédiats, ont été jugés irrecevables à agir car ils n'ont pas démontré que le projet affectait directement leurs conditions de jouissance, conformément à l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Leurs conclusions indemnitaires ont également été rejetées, faute de compétence du juge administratif pour un litige de droit privé et d'absence de demande préalable à la commune.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A B, qui demandait la décharge d’un rappel de taxe sur la valeur ajoutée de 30 630 euros et des pénalités associées pour la période 2018-2021. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, le requérant n’a pas signé sa requête conformément à l’article R. 431-4 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, l’ordonnance rejette la requête sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de la requête présentée par la MAIF et l’université de Poitiers. Les requérants demandaient initialement la condamnation du CHU de Poitiers à leur verser des sommes pour un montant total de 174 836,09 euros. Le tribunal a rejeté les conclusions subsidiaires du CHU de Poitiers tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette décision a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la SAS Pixity et de la SAS Cocktail développement, qui demandaient l'annulation de la délibération du 24 juin 2022 par laquelle la communauté urbaine Grand Poitiers a approuvé son règlement local de publicité intercommunal (RLPI). Les sociétés invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 103-6, L. 153-15 et L. 153-16 du code de l'urbanisme, ainsi que des articles R. 581-73 du code de l'environnement et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a jugé que l'ensemble des moyens soulevés, y compris ceux relatifs à une atteinte disproportionnée à la liberté du commerce et de l'industrie ou à une interdiction générale de la publicité numérique, n'étaient pas fondés. En conséquence, la délibération contestée a été validée et les conclusions des requérantes rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A, qui contestait son assujettissement à la contribution à l’audiovisuel public pour 2021. Mme A, titulaire de l’allocation aux adultes handicapés (AAH), demandait la décharge de cette taxe en invoquant son droit à une exonération. Le tribunal a jugé que son revenu fiscal de référence pour 2020 (22 363 euros pour deux parts) dépassait le plafond de 17 058 euros prévu à l’article 1417 du code général des impôts, la rendant inéligible au dégrèvement. Les considérations personnelles de Mme A sur sa situation financière ont été écartées comme inopérantes sur le bien-fondé de l’imposition.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de remise de dette de prime d'activité (2 060,70 euros) opposé par la CAF de la Charente-Maritime. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois, prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La décision attaquée du 22 septembre 2023 mentionnait les voies et délais de recours, et Mme A en avait eu connaissance au plus tard le 7 novembre 2023. Sa requête, enregistrée le 6 février 2024, était donc tardive.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B. Ce dernier contestait le refus de la MAIF d'exécuter un contrat d'assurance et demandait l'organisation d'une médiation. Le juge estime que le litige, portant sur un contrat de droit privé régi par le code civil et le code des assurances, relève de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire. La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du 24 octobre 2024 supprimant le permis de visite de Mme C pour son conjoint détenu. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la décision contestée ne prive pas le détenu de tout contact (courrier, téléphone) et que la requérante ne démontre pas de fragilité particulière de son conjoint justifiant une urgence. Il relève également que la suppression du permis est liée à un incident lors d'une visite où des stupéfiants ont été découverts sur le détenu, sans que l'implication de Mme C soit établie, mais sans que cela ne crée une situation d'urgence. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que les articles L. 341-1, L. 341-7, R. 341-5 et R. 341-14 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B C, détenu, qui demandait l'annulation de la décision du 7 octobre 2022 prolongeant son placement à l'isolement. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de vice de procédure, jugeant que la décision avait été signée par une autorité disposant d'une délégation de signature régulière et que la procédure contradictoire prévue par le code pénitentiaire avait été respectée. Il a également estimé que la décision était suffisamment motivée et que les faits invoqués par l'administration étaient matériellement établis. La requête a donc été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du maire de Nanteuil-en-Vallée d'abroger le plan local d'urbanisme (PLU) en tant qu'il classe ses parcelles en zone naturelle (N). Le tribunal a jugé que le maire avait compétence pour rejeter la demande et que la décision n'était entachée ni d'erreur de fait (absence de station d'épuration sur les parcelles) ni d'erreur de droit (prise en compte des parcelles boisées à proximité). Il a également estimé que le classement en zone N n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation et était cohérent avec le PADD. La solution s'appuie sur les articles L. 151-9 et R. 151-24 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Vienne du 13 avril 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Il a également jugé que le préfet avait examiné la demande de titre de séjour sur le fondement des articles L. 435-1 et L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans commettre d'erreur de droit ou d'appréciation malgré l'absence de justification de l'état civil du requérant.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A, sous-officier de gendarmerie, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui verser l'indemnité de sujétions spéciales de police (ISSP) pendant son congé de longue durée pour maladie. Le tribunal a jugé que son syndrome anxio-dépressif, lié à des conditions de travail dégradées et à un harcèlement moral, ne résultait pas d'une "opération de police" au sens du décret n° 48-1366 du 27 août 1948, qui exige une mise en danger directe de la vie lors de l'exercice de prérogatives de force publique. Par conséquent, la décision ministérielle n'est entachée ni d'erreur de droit, ni d'erreur de qualification juridique des faits, ni d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté les requêtes de M. A B dirigées contre le permis de construire délivré le 17 mai 2021 à l'entreprise Sylvain Guignon pour deux bâtiments de stockage avec toitures photovoltaïques, ainsi que contre les arrêtés de transfert partiel de ce permis aux sociétés Aquitaine Energy3 et Zenith Solaire. Le tribunal a constaté que le maire de Saivres avait abrogé les décisions attaquées, rendant les recours sans objet, et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également rejeté les conclusions de la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués sont le code de l'urbanisme et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a pris acte, par ordonnance du 7 novembre 2024, du désistement pur et simple de M. B A de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester un arrêté préfectoral du 12 juillet 2024 refusant un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire et d'une interdiction de retour. Le désistement a été motivé par le fait que la requête constituait un doublon d'une autre procédure déjà engagée. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.