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Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B..., agent de la région Nouvelle-Aquitaine, qui contestait le refus de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident survenu le 19 octobre 2022. Le tribunal a jugé que l'annonce téléphonique d'une mutation, faite par un supérieur hiérarchique, ne constitue pas un événement soudain et violent excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique, et ne peut donc être qualifiée d'accident de service au sens de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de l'injonction.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B..., agent contractuel du département de la Charente-Maritime, qui demandait réparation pour les préjudices subis lors de la modification de sa situation contractuelle suite à son changement d'affectation en 2020. Le tribunal a jugé que le département n'avait commis aucune faute en proposant un nouveau contrat de droit public pour régulariser la situation, conformément à l'article L. 1224-3 du code du travail, et que la mention erronée d'une période d'essai n'était pas de nature à engager sa responsabilité. Les préjudices moral et financier invoqués ont été considérés comme dépourvus de caractère réel et certain. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le décret n° 88-145 du 15 février 1988.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par la SCI Sidonie d’une demande d’indemnisation pour des dommages causés à son immeuble par des travaux publics de réfection de voirie réalisés par la commune de Niort. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de la commune en tant que maître d’ouvrage, les infiltrations d’eau constatées présentant un caractère accidentel pour la SCI, tiers à l’ouvrage. Toutefois, la responsabilité de la commune a été limitée à 40 %, en raison de la fragilité préexistante de l’immeuble. En conséquence, la commune a été condamnée à verser à la SCI une somme de 4 617,70 euros au titre des seuls travaux de confortement du sous-sol, le lien de causalité n’étant pas établi pour les autres travaux demandés.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme C... concernant les décisions de la caisse d’allocations familiales de la Charente du 19 juin 2025. Ces décisions lui imposaient le remboursement d’un indu d’aide personnalisée au logement de 543,08 euros, après une remise gracieuse partielle. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute de préjudice financier grave et immédiat, la requérante ne percevant plus de prestations et aucun recouvrement forcé n’étant engagé. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme C..., psychologue territoriale au sein du service d'aide sociale à l'enfance du département des Deux-Sèvres, qui demandait l'indemnisation du préjudice résultant du refus de lui verser le complément de traitement indiciaire (CTI) dit « Ségur ». Le tribunal a jugé que les missions principales de la requérante, consistant notamment en des évaluations psychologiques et un soutien technique, ne relevaient pas de fonctions d'accompagnement socio-éducatif au sens du décret n°2020-1152 modifié, et qu'ainsi le refus n'était pas entaché d'illégalité fautive. Il a également écarté le moyen tiré d'une rupture d'égalité, faute pour la requérante de démontrer qu'elle se trouvait dans une situation identique à celle de ses homologues percevant le CTI. La solution retenue s'appuie sur la loi n°2020-1576 du 14 décembre 2020 et le décret n°2020-1152 du 19 septembre 2020 modifié.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... comme portée devant une juridiction incompétente. La requérante contestait la décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées relative à l'attribution du complément 4 de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé. Le tribunal a jugé que ce litige relève du contentieux général de la sécurité sociale, et donc de la compétence exclusive du tribunal judiciaire, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé la décision du 3 août 2022 par laquelle la directrice des ressources humaines du groupe hospitalier littoral Atlantique avait suspendu Mme C..., infirmière en congé maladie, pour défaut de vaccination contre la Covid-19. Le tribunal a jugé que cette suspension méconnaissait les dispositions de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 et de l'article 14 de la loi du 5 août 2021, dès lors que l'agent se trouvait en congé maladie à la date d'effet de la mesure. La solution retenue est l'annulation de la décision de suspension, confirmant ainsi l'ordonnance de référé suspension du 9 décembre 2022.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C..., agent de maîtrise, qui contestait son arrêté de mutation d'office du lycée de Royan au lycée de Bourcefranc-le-Chapus. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue par l'article 65 de la loi du 22 avril 1905 avait été respectée, l'agent ayant été informé du projet et ayant pu consulter son dossier et présenter des observations. Il a également estimé que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation n'était pas fondé. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (3ème chambre) a examiné la requête de M. C..., agent territorial, contestant le refus de la maire de Bressuire de lui accorder la protection fonctionnelle. Le tribunal a interprété les conclusions comme étant également dirigées contre la décision implicite de rejet initiale, rejetant ainsi la fin de non-recevoir soulevée par la commune. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision du 2 janvier 2023 au motif que la commune a commis une erreur de droit en se considérant liée par les conclusions du rapport d'enquête administrative, méconnaissant ainsi son pouvoir d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à la protection fonctionnelle.
Le Tribunal administratif de Poitiers annule l’arrêté du 22 septembre 2025 par lequel le préfet de la Vienne avait renouvelé l’assignation à résidence de M. A..., ressortissant géorgien, pour une durée de quarante-cinq jours. Le tribunal juge que cette mesure méconnaît l’article L. 732-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui interdit des périodes consécutives d’assignation à résidence excédant quatre-vingt-dix jours, en l’absence d’événement particulier justifiant une interruption de dix jours entre la troisième et la quatrième assignation. L’État est condamné à verser 900 euros au conseil du requérant au titre des frais d’instance.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B..., ressortissant belge, contestant l'arrêté préfectoral du 24 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et lui interdisant de circuler en France pendant trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen, et de méconnaissance des articles L. 251-1, L. 251-3 et L. 200-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé notamment sur les dispositions du CESEDA et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 24 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que les erreurs factuelles alléguées dans le procès-verbal d'audition étaient sans incidence sur la légalité de la mesure, fondée sur l'entrée et le maintien irréguliers de l'intéressé. Il a également estimé que la situation personnelle et professionnelle de M. A... (célibataire, sans enfant, entré récemment et sans démarche de régularisation) ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté les requêtes de M. A..., ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire (n° 2502302), ainsi que l'assignation à résidence et l'interdiction de retour (n° 2503089). Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en estimant que le titre "travailleur saisonnier" ne permet pas un changement de statut vers un titre "salarié", et que le requérant ne remplissait pas les conditions pour une admission exceptionnelle au séjour. Il a également considéré que la conduite sans permis valide constituait une menace pour l'ordre public justifiant l'interdiction de retour, et que l'assignation à résidence ne portait pas atteinte au droit au recours effectif. Les décisions ont été fondées sur les articles L. 421-34, L. 421-1, L. 435-4 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision « 48 SI » du ministre de l'intérieur invalidant le permis de conduire de M. B... pour solde de points nul. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle ou personnelle, notamment en ne justifiant pas de l'impossibilité d'utiliser des modes de transport alternatifs. La décision s'appuie sur le code de la route et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a été saisi par Mme A... d'une demande de suspension d'un courrier du centre de gestion de la fonction publique territoriale de la Vienne prenant acte de son refus d'une période de préparation au reclassement. Le juge a examiné la condition d'urgence, que la requérante estimait constituée par la perte de son plein traitement et le retour à un demi-traitement. Il a également examiné l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, invoquant notamment un défaut de motivation, un vice de procédure et une méconnaissance des articles L. 826-2 du code général de la fonction publique et du décret n°85-1054. La solution retenue par l'ordonnance n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la procédure s'inscrit dans le cadre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. A... d’un recours contestant le rejet de sa demande de restitution de son permis de conduire et demandant des dommages et intérêts. Le tribunal constate que le requérant a recouvré ses droits à conduire et obtenu un nouveau titre, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Les conclusions indemnitaires sont rejetées comme irrecevables, faute de demande préalable à l’administration conformément aux articles R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. La demande de frais de justice est également rejetée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 4 juillet 2025 suspendant son permis de conduire pour quatre mois. Par une ordonnance du 14 août 2025, le juge des référés avait rejeté la demande de suspension de cet arrêté, faute de moyen sérieux. En application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête dans le délai d’un mois, ne l’a pas fait. Le tribunal a donc constaté son désistement d’instance et en a donné acte par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de son autorisation provisoire de séjour et la clôture de son compte ANEF « étudiant ». Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le refus de titre de séjour ne constitue pas, en principe, une situation d'urgence justifiant une intervention à très bref délai, et que M. A... disposait d'un rendez-vous proche (17 décembre 2025) pour déposer une nouvelle demande. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales alléguée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la chambre d'agriculture de la Charente-Maritime. Celle-ci sollicitait le versement d'une provision de 140 000 euros au titre des loyers impayés pour les années 2022 et 2023, en vertu d'un bail emphytéotique conclu avec l'État. Le juge a estimé que l'obligation dont se prévalait la chambre d'agriculture était sérieusement contestable, notamment en raison de l'avenant de 1999 qui prévoyait la gratuité de la mise à disposition des locaux. Par conséquent, la demande de provision a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a pris acte, par ordonnance du 20 octobre 2025, du désistement pur et simple de Mme A... dans le cadre de son recours pour excès de pouvoir. La requérante contestait un arrêté du 24 avril 2025 de la directrice générale du centre national de gestion des praticiens hospitaliers, qui l'avait placée au deuxième échelon à compter du 1er août 2024. Le désistement a été motivé par le fait que l'administration a fait droit à ses demandes de reclassement. Cette solution a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.