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Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la société Pizza 335, qui contestait des rehaussements d'impôts (TVA, TVS, impôt sur les sociétés) et des amendes fiscales pour la période 2017-2019. La juridiction a estimé que la procédure de vérification et de reconstitution du chiffre d'affaires par l'administration fiscale était régulière et que la société n'apportait pas la preuve de l'inexactitude des redressements. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de décharge d'impôts présentée par les ayants droit d'une contribuable. Le litige portait sur la déductibilité, au titre des revenus fonciers 2019, de travaux importants réalisés par une SCI sur des parcelles louées. Le tribunal a jugé que les travaux litigieux, bien que conséquents, ne constituaient pas des travaux d'urgence au sens de la force majeure fiscale, et que l'administration avait correctement appliqué les règles de plafonnement des charges déductibles prévues par l'article 60 de la loi de finances pour 2017.
**Sujet principal** : La société Macompta.fr conteste son imposition au titre de l'impôt sur les sociétés pour les exercices 2020 et 2021, en demandant le bénéfice du crédit d'impôt pour l'innovation (CII) et du régime fiscal réduit pour les logiciels. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Poitiers (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que la suite logicielle développée par Macompta.fr ne présente pas le caractère d'originalité nécessaire pour bénéficier du régime fiscal spécifique prévu à l'article 238 du code général des impôts (CGI). Par conséquent, la société n'est pas fondée à demander la décharge des cotisations d'impôt sur les sociétés contestées. **Textes appliqués** : Les dispositions de l'article 238 du CGI concernant le régime fiscal des logiciels, ainsi que les articles relatifs au crédit d'impôt pour l'innovation (article 244 quater B du CGI). Le tribunal se fonde également sur les principes du code de la propriété intellectuelle pour apprécier l'originalité du logiciel.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, saisi par un contribuable contestant une taxe annuelle sur les engins maritimes, se déclare compétent pour juger l'affaire. Il rejette l'exception d'incompétence territoriale soulevée par l'État, en s'appuyant sur les articles R. 351-6 et R. 351-9 du code de justice administrative relatifs aux règles de transmission et de fixation de la compétence. Le litige principal porte sur la demande de décharge d'une taxe de 938 euros au titre de l'année 2022, pour un navire dont le contribuable soutient qu'il était inutilisable.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C... visant à annuler plusieurs actes administratifs relatifs à la qualification de son plan d'eau et aux travaux envisagés. Le tribunal a jugé que la préfète des Deux-Sèvres était compétente pour constater les non-conformités et que les actes attaqués (décisions et rapport) étaient bien des décisions faisant grief, recevables en justice. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment sur la qualification de l'écoulement alimentant l'étang et sur la violation du droit de propriété, n'étaient pas fondés, appliquant les dispositions du code de l'environnement relatives à la police de l'eau.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'instance du requérant, M. B..., qui contestait son licenciement en tant que sapeur-pompier volontaire. Le tribunal a constaté que le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête, n'avait pas répondu dans le délai imparti. Il est donc réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de suspension du permis de conduire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que le requérant n'avait pas démontré l'impossibilité d'utiliser d'autres moyens de transport et que l'intérêt de la sécurité routière justifiait le maintien de la mesure. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme K... visant à annuler son arrêté de transfert vers l'Allemagne au titre du règlement Dublin III. La juridiction a jugé que le préfet de la Gironde était compétent pour signer l'arrêté et que la procédure de prise en charge par les autorités allemandes était régulière. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du règlement (UE) n°604/2013 (règlement Dublin III) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant dans le cadre d'un recours en plein contentieux visant initialement l'annulation d'un refus de validation d'une circulaire électorale. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est close sans examen du fond de l'affaire.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui demandait l'annulation d'un arrêté refusant la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour sa commune suite à un séisme. Le tribunal a jugé le recours manifestement irrecevable car il a été introduit hors délai, la requête ayant été enregistrée le 18 août 2024 alors que le délai de deux mois pour contester l'arrêté publié le 9 février 2024 était expiré. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 (délai de recours) et R. 222-1 du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables).
Le Tribunal Administratif de Poitiers a statué sur un recours en excès de pouvoir contre plusieurs arrêtés préfectoraux (OQTF sans délai volontaire, interdiction de retour, assignation à résidence) pris à l'encontre d'un ressortissant algérien. Le tribunal a annulé l'ensemble de ces mesures, considérant que le préfet de la Charente avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte des éléments personnels de l'intéressé, notamment sa relation avec une ressortissante française enceinte de son enfant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de suspension d'une exclusion temporaire de fonctions de trois mois prononcée contre une infirmière hospitalière. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré la privation de rémunération, car l'agent pouvait solliciter une aide financière auprès de son employeur. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de l'instance formulé par l'étudiant. En conséquence, le tribunal ne statue pas sur le fond des demandes, qui portaient principalement sur l'annulation d'un arrêté d'aménagement d'études pour handicap et des examens d'un master. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à donner acte des désistements.
**Sujet principal** : Recours contre le calcul des taux journaliers de l'allocation de solidarité spécifique (ASS) et contre la mention "fraudeur" dans un dossier administratif. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Poitiers (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal, statuant en plein contentieux, est saisi pour examiner le recalcul des droits à l'ASS sur plusieurs périodes (2022-2024) et pour ordonner la suppression d'une mention administrative. Concernant cette dernière demande, le tribunal relève d'office un moyen d'irrecevabilité, estimant qu'il n'appartient pas au juge administratif de prononcer une telle mesure de radiation. **Textes appliqués** : Le tribunal fonde son examen sur les dispositions du code du travail, du code général des impôts, ainsi que sur le code de justice administrative (notamment les articles R. 611-7 et R. 772-9).
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la commune de l’Isle d’Espagnac visant à annuler un arrêté interministériel refusant la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour des mouvements de terrain liés à la sécheresse de 2022. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment concernant la légalité externe de l'arrêté, la composition de la commission interministérielle et l'erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code des assurances et du décret n°2005-850 du 27 juillet 2005.
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la demande de M. et Mme Chenebault visant à obtenir la décharge de cotisations d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2017 et 2019. La juridiction estime que la proposition de rectification de l'administration fiscale était suffisamment motivée, conformément à l'article L. 57 du livre des procédures fiscales, et que les rehaussements de revenus, fondés sur les bénéfices non comptabilisés de la société du requérant, sont légaux. Le tribunal applique également les principes du code général des impôts relatifs à l'imposition des revenus distribués.
**Sujet principal** : Recours d'une fonctionnaire territoriale contre sa commune pour faute dans la gestion de sa disponibilité d'office pour raison de santé et demande de réparation de préjudices. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Poitiers (3ème chambre). **Solution retenue** : La juridiction rejette la requête de l'agent. Elle estime que la commune n'a pas commis de faute dans la procédure de disponibilité d'office, notamment en maintenant l'agent en position régulière dans l'attente des avis médicaux successifs (comité médical départemental puis supérieur), et que les préjudices allégués ne sont pas établis. **Textes appliqués** : Code général de la fonction publique, décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 (notamment son article 7 relatif à l'information de l'agent), et dispositions relatives à la disponibilité d'office pour raison de santé.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé l'arrêté du maire de Chauray qui s'opposait à une déclaration préalable pour une division parcellaire. Le tribunal a jugé que le maire avait commis une erreur de droit en appliquant des règles du plan local d'urbanisme (articles UA 2, UA 3 et UA 13) relatives aux constructions ou aux lotissements à une simple division foncière, qui ne constitue pas en elle-même une opération d'aménagement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment celles distinguant les procédures applicables.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête d'un agent de la fonction publique territoriale visant à annuler une sanction disciplinaire (exclusion temporaire de fonctions avec sursis) prononcée par le président du département de la Charente-Maritime. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions indemnitaires de l'agent, faute de demande préalable à l'administration et en raison de leur caractère tardif. Concernant le recours pour excès de pouvoir, le tribunal a examiné les moyens soulevés mais a finalement rejeté la demande d'annulation, considérant que la procédure disciplinaire respectait les exigences légales, notamment celles du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la requête de M. A... visant à annuler son assignation à résidence de 180 jours. La juridiction estime que la décision préfectorale est régulière, notamment quant à la compétence de son signataire et à sa motivation, et qu'elle respecte les conditions légales de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés d'une atteinte disproportionnée à la liberté d'aller et venir et d'une méconnaissance de l'article 8 de la CEDH sont également écartés.