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Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. D, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 11 juin 2025 ordonnant son transfert aux autorités suédoises, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la cheffe du bureau de l'asile bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la Suède était l'État membre responsable en application du règlement (UE) n° 604/2013, la Grèce n'étant plus compétente en raison de l'écoulement du délai de six mois. Enfin, le moyen fondé sur l'article 17 du même règlement a été rejeté, faute pour le requérant d'établir des défaillances systémiques en Suède.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par la SCI BC2M et deux avocates, contestant le refus du préfet de la Vienne d’accorder une dérogation aux règles d’accessibilité pour un cabinet d’avocats, ainsi que l’opposition de la maire de Poitiers à un changement de destination. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, les requérantes ne démontrant pas que les décisions contestées compromettaient gravement et immédiatement leur activité professionnelle. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte et les vices de procédure, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la construction et de l’habitation relatives à l’accessibilité.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé l'arrêté du 2 juillet 2025 par lequel le préfet de la Charente-Maritime avait obligé M. A, ressortissant roumain, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation et assignation à résidence. La juridiction a estimé que cet arrêté méconnaissait l'autorité de la chose jugée, car il faisait suite à un précédent arrêté du 18 juin 2025 déjà annulé par le tribunal de Bordeaux, sans que la situation de l'intéressé ait évolué. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 251-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le principe général de l'autorité de la chose jugée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la société civile immobilière PB Rocholeron contestant le nombre d'abonnements à la redevance incitative des ordures ménagères mise à sa charge par la communauté de communes de l'île d'Oléron. La juridiction a jugé que le service d'enlèvement des ordures ménagères, fondé sur la redevance prévue à l'article L. 2333-76 du code général des collectivités territoriales, constitue un service public industriel et commercial. En conséquence, les litiges relatifs à cette redevance relèvent de la compétence exclusive des juridictions judiciaires, et non de l'ordre administratif. La requête a donc été rejetée pour incompétence manifeste de la juridiction administrative, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Poitiers a donné acte du désistement de Mme B, qui contestait une décision du centre hospitalier Henri Laborit la plaçant en disponibilité d’office pour raison de santé. Ce désistement faisait suite au retrait de la décision attaquée par l’administration. Le tribunal a condamné le centre hospitalier à verser 900 euros à Mme B au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, en application de l’article R. 761-2 du même code.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B, ressortissante géorgienne, contestant l'arrêté du préfet de la Vienne du 11 février 2025 refusant son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était légale, l'avis du collège de médecins de l'OFII étant régulier et l'état de santé de l'intéressée ne justifiant pas une délivrance de titre au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur d'appréciation, en l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables en France. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour d'un an ont été validées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B, ressortissante géorgienne, contestant l'arrêté du préfet de la Vienne du 11 février 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 423-23, et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté les requêtes de M. E, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet des Deux-Sèvres du 24 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la courte durée de la vie commune avec sa compagne française et de la naissance récente de leur enfant. Il a également jugé que la menace pour l'ordre public, liée à un vol avec effraction, justifiait l'absence de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour. Les décisions ont été fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme A pour obtenir l’exécution d’un arrêt de la Cour d’appel de Poitiers du 15 novembre 2022, qui avait condamné in solidum la commune de Saint-Pierre-la-Noue et la requérante. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, estimant que le litige relève de l’exécution d’une décision judiciaire et non de la compétence administrative. Il s’est fondé sur les articles L. 213-5 et L. 213-6 du code de l’organisation judiciaire, ainsi que sur l’article L. 111-3 du code des procédures civiles d’exécution, pour rappeler que le juge de l’exécution est seul compétent. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet d’une demande de bourse étudiante par le recteur de la région académique Nouvelle-Aquitaine, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le recteur a son siège à Bordeaux, le tribunal a fait application des articles R. 312-1 et R. 351-3 du code de justice administrative. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Bordeaux, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné les recours de Mme C, ressortissante sénégalaise, contre un arrêté du préfet de la Moselle l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans, et un arrêté du préfet des Deux-Sèvres l'assignant à résidence. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation, en raison de sa présence en France depuis six ans, de l'intégration professionnelle et de la présence de membres de sa famille. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A... contre la délibération du jury du BTS « Collaborateur juriste notarial », a examiné sa compétence territoriale. Constatant que le jury s’était tenu dans l’académie d’Orléans-Tours, le tribunal a estimé que le litige relevait de la compétence du Tribunal Administratif d’Orléans en application de l’article R. 312-1 du code de justice administrative. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction, conformément à l’article R. 351-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Poitiers rejette la requête de M. A, ressortissant géorgien, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours prise par le préfet de la Vienne. Le tribunal estime que l'obligation de quitter le territoire français du 24 février 2024, notifiée par lettre recommandée à son adresse déclarée, est devenue définitive faute de recours dans le délai légal, rendant irrecevable l'exception d'illégalité soulevée. Il juge également que l'éloignement demeure une perspective raisonnable, malgré l'écoulement du temps et l'état de santé invoqué. La décision est fondée sur les articles L. 731-1 et L. 732-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la demande de Mme C, qui sollicitait l'annulation du refus de la ministre des armées de lui accorder une pension militaire de réversion suite au décès de son mari, un ancien soldat tchadien. Le tribunal a rappelé que, selon l'article 47 du code civil, les actes d'état civil étrangers bénéficient d'une présomption de validité qu'il incombe à l'administration de renverser. En l'espèce, le motif de rejet fondé sur l'insuffisance de l'acte de mariage a été jugé insuffisant, car l'administration n'a pas apporté la preuve de son irrégularité ou de sa non-conformité à la réalité. Par conséquent, le tribunal a annulé la décision du 28 octobre 2021 et a enjoint au ministre des armées de réexaminer la demande de Mme C dans un délai de deux mois, sans toutefois lui accorder directement la pension.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. G, détenu à la maison centrale de Saint-Martin-de-Ré, qui contestait la sanction de vingt jours de cellule disciplinaire infligée le 24 octobre 2022. Le requérant invoquait notamment l'incompétence des autorités ayant engagé les poursuites et mené l'enquête, l'irrégularité de la composition de la commission de discipline, et une atteinte aux droits de la défense. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que les délégations de signature étaient valides, que l'auteur du rapport d'enquête était compétent, et que la composition de la commission était régulière. La solution s'appuie sur les articles R. 234-14, R. 234-13, R. 234-2, R. 234-3 et R. 234-12 du code pénitentiaire.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. et Mme C contestant le retrait de leur prime "MaPrimeRénov'" par l'ANAH. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen juridique, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Les requérants n'ont pas régularisé leur demande dans le délai de recours contentieux. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. et Mme A, qui demandaient la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2020 à 2022. Les requérants n'avaient présenté ni conclusions ni moyens dans leur demande, se contentant de produire des documents adressés à l'administration fiscale. Malgré une demande de régularisation du greffe, aucun mémoire complémentaire n'a été déposé avant l'expiration du délai de recours. La solution est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A B contestant le refus de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé et l'attribution de la carte mobilité inclusion stationnement. La requérante s'est bornée à évoquer sa fibromyalgie sans fournir d'argumentation ou de pièces justificatives suffisantes pour établir que les décisions attaquées méconnaissaient ses droits. Malgré une demande de régularisation adressée par le tribunal, elle n'a pas complété sa requête dans le délai imparti. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour insuffisance de motivation.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, qui contestait une saisie administrative à tiers détenteur (SATD) pour le recouvrement de taxes foncières 2022 et 2023. Le juge a constaté que la SATD était restée infructueuse, privant ainsi le requérant d'intérêt à agir et rendant sa demande irrecevable. La solution retenue est fondée sur les articles L. 262 et L. 263 du livre des procédures fiscales, qui régissent l'effet d'attribution immédiate des avis à tiers détenteur.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par la SARL P2A d’une demande de remboursement d’un crédit de taxe sur la valeur ajoutée de 4 287 euros. Constatant que le crédit litigieux procédait d’une déclaration effectuée auprès du service des impôts des entreprises d’Angers (Maine-et-Loire), le tribunal a estimé que la requête relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Nantes, en application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par ordonnance du 15 juillet 2025, il a donc transmis le dossier à cette juridiction sur le fondement de l’article R. 351-3 du même code.