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Le Tribunal administratif de Poitiers, saisi par Mme A de conclusions contestant une ordonnance ayant rejeté sa demande de pension de victime civile de guerre, a estimé que ce litige ne relève pas de sa compétence d’appel. En application des articles R. 351-3 et R. 811-1 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la transmission des requêtes à la cour administrative d’appel de Bordeaux, seule compétente pour connaître de l’appel. La solution retenue est donc un renvoi pour incompétence matérielle.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par la SARL P2A d’une demande de remboursement d’un crédit de taxe sur la valeur ajoutée de 4 287 euros. Constatant que le crédit litigieux procédait d’une déclaration effectuée auprès du service des impôts des entreprises d’Angers (Maine-et-Loire), le tribunal a estimé que la requête relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Nantes, en application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par ordonnance du 15 juillet 2025, il a donc transmis le dossier à cette juridiction sur le fondement de l’article R. 351-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet de la Vienne refusant la délivrance d'un titre de séjour à une ressortissante congolaise. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant jamais bénéficié d'un titre de séjour et ne justifiant pas de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire à très bref délai. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant un rejet sans audience lorsque la demande est manifestement mal fondée.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A... qui contestait sa taxe d’habitation pour 2023. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas justifié avoir déposé une réclamation préalable obligatoire auprès de l’administration fiscale, conformément à l’article R. 190-1 du livre des procédures fiscales. Malgré une demande de régularisation restée sans suite, la requête a été jugée manifestement irrecevable. L’ordonnance a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 16 mai 2025 de la commission de l'académie de Poitiers refusant l'autorisation d'instruire en famille leur enfant. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la dégradation de l'état psychologique de l'enfant, mais aucun moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision n'a été retenu. Le juge a estimé que les requérants n'établissaient pas que la situation propre à l'enfant, au sens du 4° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation, justifiait une instruction en famille. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. B... d'une demande de remboursement d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 18 918 euros au titre de l'année 2020. En cours d'instance, l'administration fiscale a accordé ce remboursement le 11 juin 2025. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur cette demande devenue sans objet. Il a en revanche condamné l'État à verser 1 280 euros à M. B... au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B C, ressortissant turc, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 5 juin 2025 ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur l'accord exprès des autorités croates donné sur la base de l'article 20-5 du même règlement.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé l'arrêté du préfet de la Vienne du 12 février 2025 refusant un titre de séjour à M. A B, ressortissant tunisien, et les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne consultant pas la commission du titre de séjour, alors que M. A B justifiait de plus de dix ans de résidence habituelle en France. Par voie de conséquence, l'arrêté d'assignation à résidence du 29 mai 2025 a également été annulé.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. B, ressortissant burkinabè, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités belges pour l’examen de sa demande d’asile. En cours d’instance, le préfet a retiré cet arrêté, ce qui a privé d’objet les conclusions en annulation et en injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée par le conseil du requérant.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure de reprise en charge par l'Espagne, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), était régulière, les empreintes de M. A ayant été relevées en Espagne avant son entrée en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. D, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 5 juin 2025 ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur l'accord explicite des autorités croates donné le 3 avril 2025 en application de l'article 13.1 du même règlement.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, ressortissant soudanais, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités polonaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que la décision était légalement motivée et prise par une autorité compétente, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement UE n°604/2013, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Contestation d'une ordonnance de taxation des frais d'expertise par le Tribunal Administratif de Poitiers. Le tribunal constate qu'en application de l'article R. 761-5 du code de justice administrative et du tableau d'attribution, il n'est pas compétent pour statuer sur cette contestation. Il ordonne en conséquence la transmission du dossier au Tribunal Administratif d'Orléans, juridiction désignée pour connaître du litige.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de la Vienne refusant de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant tunisien. Le juge a reconnu l'urgence, caractérisée par la précarité administrative et le risque d'éloignement pesant sur le requérant, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple du préfet de la Vienne. Ce dernier demandait initialement l'expulsion sans délai d'une famille du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) qu'elle occupait à Poitiers. La requête a été classée sans suite, aucune mesure d'expulsion n'ayant été ordonnée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme B... concernant le refus d'admission en master "psychologie et neuropsychologie" à l'université de Poitiers. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas suffisamment justifiée, la requérante n'ayant pas démontré en quoi la décision contestée préjudiciait de manière grave et immédiate à sa situation, notamment au regard du calendrier de la procédure nationale de recrutement fixé par l'arrêté du 5 février 2025. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, et les conclusions présentées au titre des frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B... qui contestait une saisie administrative à tiers détenteur pour le recouvrement de deux taxes d'habitation. Le requérant soutenait ne plus habiter le logement concerné depuis 2018, mais ce moyen, portant sur le bien-fondé de l'imposition, a été jugé irrecevable dans le cadre d'un contentieux du recouvrement. En application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales, seuls les moyens relatifs à la régularité de l'acte, à l'obligation au paiement, au montant de la dette ou à son exigibilité sont recevables. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 6 juin 2025 ouvrant une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau en Charente-Maritime. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les associations requérantes n'établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate aux intérêts qu'elles défendent, compte tenu de l'absence de menace avérée sur l'espèce et de la gestion cynégétique encadrée. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'insuffisance de la consultation du public (article L. 123-19-1 du code de l'environnement) et de la méconnaissance de l'équilibre biologique (article L. 424-10 du même code), n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Deux-Sèvres refusant un titre de séjour à une ressortissante marocaine faisant fonction d'interne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante n'apportant pas d'éléments précis démontrant une atteinte grave et immédiate à la continuité du service public hospitalier. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de Mme A, agent territorial dont le licenciement pour insuffisance professionnelle avait été annulé par un arrêt définitif de la cour administrative d'appel de Bordeaux. Il a condamné la communauté de communes Val de Charente à lui verser une provision de 30 000 euros, estimant que l'obligation de réparer les préjudices matériel et moral résultant de cette éviction illégale n'était pas sérieusement contestable. Le tribunal a notamment retenu que la perte de rémunération et le préjudice moral subi par l'agent étaient établis, tout en réduisant le montant sollicité au vu des éléments du dossier et des textes applicables, dont la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.