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Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'avis de mise en recouvrement émis à l'encontre de la SAS Sacerd'art pour un montant total de 12 959 723 euros. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société n'établissant pas que le recouvrement forcé des impositions litigieuses compromettrait gravement sa situation financière au point de justifier une suspension. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 76 B et L. 59 B du livre des procédures fiscales, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des impositions contestées. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 22 mai 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et d'insuffisance de motivation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressée et ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Vienne du 3 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu des liens familiaux non établis avec ses enfants français et de ses condamnations pénales pour des faits de violence et de stupéfiants. En conséquence, les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, ressortissant géorgien, contestant un arrêté préfectoral du 31 mai 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et les conventions internationales applicables.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a examiné la requête de Mme B, agente contractuelle, contestant l'attestation employeur délivrée par le rectorat pour Pôle emploi lors de son licenciement pour inaptitude. Le tribunal a partiellement annulé l'attestation du 13 décembre 2022 et la décision implicite de rejet du recours gracieux, en raison d'erreurs matérielles : une date erronée d'engagement de la procédure de licenciement et des montants de salaires bruts inexacts pour janvier et novembre 2021. En revanche, les autres moyens (incompétence de l'auteur, erreur sur les arrêts maladie, contestation du préavis et de l'indemnité de licenciement) ont été rejetés. La solution s'appuie sur les articles L. 5421-1, L. 5421-2 et R. 1234-9 du code du travail, qui imposent à l'employeur de délivrer une attestation exacte pour l'exercice des droits aux allocations chômage.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. A, détenu, d’une demande d’indemnisation pour trois fouilles intégrales subies en détention, qu’il estimait injustifiées et humiliantes. Le tribunal a constaté que l’administration avait déjà indemnisé les fouilles des 20 août et 17 décembre 2022, rendant les conclusions sur ces points sans objet. Pour la fouille du 18 janvier 2023, le juge a appliqué les articles L. 225-1 à L. 225-3 du code pénitentiaire et l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, et a rejeté la demande faute de preuve d’une faute ou d’un traitement dégradant. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé la décision du 16 janvier 2023 par laquelle la rectrice de l'académie de Poitiers avait confirmé l'exclusion définitive avec sursis d'une collégienne pour des faits de harcèlement. Le tribunal a jugé que si des insultes et moquettes étaient établies, la qualification de harcèlement n'était pas retenue en raison de la relation conflictuelle et réciproque entre les élèves, et de l'absence de preuve d'un état de détresse chez la prétendue victime. La sanction a été considérée comme disproportionnée au regard du caractère isolé des faits et de l'absence d'antécédents disciplinaires. Cette décision s'appuie sur les articles L. 111-6 et R. 511-13 du code de l'éducation.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en plein contentieux, était saisi par M. A, ancien secrétaire général de la commune de Rouillac, d’une demande d’annulation d’un titre de recettes de 51 074,20 euros émis le 6 octobre 2022 pour le remboursement d’heures supplémentaires indûment perçues. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la créance n’était pas prescrite, que le titre était régulier et que M. A ne justifiait pas du bien-fondé des heures supplémentaires litigieuses. La solution retenue s’appuie notamment sur l’article 37-1 de la loi du 12 avril 2000 et l’article 2224 du code civil.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de la commune de Périgny pour les désordres causés par des arbres plantés sur la voie publique (soulèvement d’un muret, obstruction de canalisations). La juridiction a fait droit à l’exception de prescription soulevée par la commune, estimant que le dommage était apparent depuis février 2011, soit plus de quatre ans avant la réclamation préalable de 2023. En conséquence, la créance de M. B était prescrite en application des dispositions du code général des collectivités territoriales relatives à la prescription quadriennale.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B A, qui demandait la condamnation de la commune de Saint-Palais-sur-Mer pour sa chute sur un trottoir survenue le 22 août 2020. La requérante n'a pas établi de lien de causalité direct et certain entre le défaut d'entretien normal de la voirie et son accident, faute de preuves suffisantes sur les circonstances et la localisation précise de la chute. En conséquence, la responsabilité de la commune n'a pas été engagée, et les demandes indemnitaires de Mme A ainsi que celles de la caisse primaire d'assurance maladie ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision verbale du 31 janvier 2025 par laquelle le Préfet de la Charente-Maritime a refusé d’enregistrer la demande de titre de séjour de M. C, ressortissant tunisien victime d’un accident du travail. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car la situation de précarité et de vulnérabilité invoquée par le requérant ne présentait pas un caractère suffisamment grave et immédiat pour justifier une suspension. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’erreur de droit et l’incompétence de l’agent, n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L.521-1 du code de justice administrative et L.426-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a été saisi par M. A, ressortissant malien, d’une demande de suspension des décisions du préfet de la Vienne du 6 juin 2025 portant refus de renouvellement de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour de deux ans. Le requérant invoquait l’urgence, liée à la perte de son contrat d’apprentissage et de son diplôme, et un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment pour défaut de saisine de la commission du titre de séjour et erreur d’appréciation de la menace à l’ordre public. Le juge des référés a admis M. A au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. La solution retenue sur le fond de la demande de suspension n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre des articles L. 521-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. A, agent technique du département de la Charente, pour contester son arrêté de radiation des cadres pour abandon de poste (requête n°2301833) et un titre de recettes émis pour service non fait (requête n°2301835). Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par le département, estimant que les requêtes, bien qu'intitulées "recours gracieux", constituaient bien des recours contentieux. Sur le fond, il a annulé l'arrêté de radiation des cadres, jugeant que l'administration n'avait pas établi l'intention de l'agent de rompre le lien de fonction, et a également annulé le titre de recettes en conséquence. La décision s'appuie sur les principes régissant l'abandon de poste dans la fonction publique, issus du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. et Mme C, propriétaires de parcelles voisines, qui demandaient l'annulation d'un permis d'aménager délivré par le maire de Le Douhet pour un lotissement de douze lots. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment celui tiré d'un prétendu conflit d'intérêts du maire, estimant que le lien familial allégué ne suffisait pas à établir un intérêt personnel au sens de l'article L. 422-7 du code de l'urbanisme. Les autres moyens, relatifs à l'incomplétude du dossier de demande (absence d'information sur les espèces protégées, défaut de conformité de l'assainissement non collectif) et à la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme (accès, stationnement, insertion paysagère), ont également été jugés infondés. En conséquence, le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation et les demandes de frais de justice des requérants.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme B d’un recours en plein contentieux visant à contester un titre exécutoire émis le 9 décembre 2022 pour un trop-perçu de rémunération de 298,75 euros. La requérante invoquait l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation et l’absence de bien-fondé de la créance. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le comptable public, jugeant que le recours administratif préalable obligatoire avait été régularisé en cours d’instance par la décision implicite de rejet de l’administration. Sur le fond, il a appliqué les dispositions du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 pour apprécier la régularité du titre et le bien-fondé de la créance.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande d'indemnisation de M. B, qui contestait trois fouilles intégrales subies en détention en août et septembre 2022. Le requérant invoquait une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 225-1 à L. 225-3 du code pénitentiaire, estimant ces fouilles non justifiées et humiliantes. Le tribunal a jugé que les fouilles étaient légalement fondées sur les nécessités de l'ordre public et les contraintes du service pénitentiaire, sans caractériser de faute de nature à engager la responsabilité de l'État. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire relatives aux fouilles et à leur justification.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, capitaine de l'administration pénitentiaire, qui contestait la modulation à la baisse de son indemnité de fonctions et d'objectifs (IFO) pour 2022, fixée à 750 euros. Le requérant soutenait que cette décision, fondée sur le décret n° 2007-1776 du 17 décembre 2007 et la circulaire du 22 novembre 2018, avait été prise en méconnaissance des droits de la défense, faute d'entretien individuel préalable. Le tribunal a jugé que la circulaire invoquée ne prévoit pas une telle obligation procédurale pour la modulation de l'IFO, et que le moyen n'était donc pas fondé. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, qui contestait une sanction disciplinaire de vingt jours de cellule, dont cinq avec sursis, et un déclassement professionnel. Le requérant invoquait l'incompétence de l'auteur de la décision, un défaut de motivation, l'absence d'avocat lors de la commission de discipline et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la décision attaquée était suffisamment motivée et prise par une autorité compétente, et que les dispositions du code pénitentiaire, notamment les articles R. 234-15 et R. 234-16, avaient été respectées. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, qui contestait la décision du 13 avril 2023 du président du conseil départemental de la Charente lui retirant son agrément d'assistante maternelle. La requérante s'est désistée de son recours pour excès de pouvoir, sans que le tribunal ne se prononce sur le fond du litige. Aucune somme n'a été mise à la charge des parties au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande d'indemnisation de M. A, qui contestait deux fouilles intégrales subies en détention les 27 août et 9 septembre 2022. Le requérant invoquait une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 225-1 à L. 225-3 et R. 225-1 à R. 225-2 du code pénitentiaire, estimant que ces fouilles n'étaient pas justifiées et avaient un caractère humiliant. Le tribunal a jugé que les fouilles étaient légalement justifiées par les nécessités de l'ordre public et les contraintes du service pénitentiaire, et qu'elles n'étaient pas disproportionnées. En conséquence, la responsabilité de l'État n'a pas été engagée et la requête a été rejetée.