8 854 décisions disponibles — page 99/443
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, ressortissant géorgien, contestant un arrêté préfectoral du 31 mai 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et les conventions internationales applicables.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a examiné la requête de Mme B, agente contractuelle, contestant l'attestation employeur délivrée par le rectorat pour Pôle emploi lors de son licenciement pour inaptitude. Le tribunal a partiellement annulé l'attestation du 13 décembre 2022 et la décision implicite de rejet du recours gracieux, en raison d'erreurs matérielles : une date erronée d'engagement de la procédure de licenciement et des montants de salaires bruts inexacts pour janvier et novembre 2021. En revanche, les autres moyens (incompétence de l'auteur, erreur sur les arrêts maladie, contestation du préavis et de l'indemnité de licenciement) ont été rejetés. La solution s'appuie sur les articles L. 5421-1, L. 5421-2 et R. 1234-9 du code du travail, qui imposent à l'employeur de délivrer une attestation exacte pour l'exercice des droits aux allocations chômage.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C, qui demandait la condamnation de l'État à l’indemniser pour des fouilles intégrales subies en détention. Le tribunal a jugé que les fouilles étaient justifiées par les nécessités de l’ordre et de la sécurité au sein de l’établissement pénitentiaire, conformément à l’article 57 de la loi du 24 novembre 2009 et aux articles R. 57-7-79 et R. 57-7-80 du code de procédure pénale. Aucune faute de nature à engager la responsabilité de l’État n’a été retenue.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. A, détenu, d’une demande d’indemnisation pour trois fouilles intégrales subies en détention, qu’il estimait injustifiées et humiliantes. Le tribunal a constaté que l’administration avait déjà indemnisé les fouilles des 20 août et 17 décembre 2022, rendant les conclusions sur ces points sans objet. Pour la fouille du 18 janvier 2023, le juge a appliqué les articles L. 225-1 à L. 225-3 du code pénitentiaire et l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, et a rejeté la demande faute de preuve d’une faute ou d’un traitement dégradant. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. et Mme C, propriétaires de parcelles voisines, qui demandaient l'annulation d'un permis d'aménager délivré par le maire de Le Douhet pour un lotissement de douze lots. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment celui tiré d'un prétendu conflit d'intérêts du maire, estimant que le lien familial allégué ne suffisait pas à établir un intérêt personnel au sens de l'article L. 422-7 du code de l'urbanisme. Les autres moyens, relatifs à l'incomplétude du dossier de demande (absence d'information sur les espèces protégées, défaut de conformité de l'assainissement non collectif) et à la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme (accès, stationnement, insertion paysagère), ont également été jugés infondés. En conséquence, le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation et les demandes de frais de justice des requérants.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision verbale du 31 janvier 2025 par laquelle le Préfet de la Charente-Maritime a refusé d’enregistrer la demande de titre de séjour de M. C, ressortissant tunisien victime d’un accident du travail. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car la situation de précarité et de vulnérabilité invoquée par le requérant ne présentait pas un caractère suffisamment grave et immédiat pour justifier une suspension. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’erreur de droit et l’incompétence de l’agent, n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L.521-1 du code de justice administrative et L.426-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Vienne du 3 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu des liens familiaux non établis avec ses enfants français et de ses condamnations pénales pour des faits de violence et de stupéfiants. En conséquence, les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en plein contentieux, était saisi par M. A, ancien secrétaire général de la commune de Rouillac, d’une demande d’annulation d’un titre de recettes de 51 074,20 euros émis le 6 octobre 2022 pour le remboursement d’heures supplémentaires indûment perçues. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la créance n’était pas prescrite, que le titre était régulier et que M. A ne justifiait pas du bien-fondé des heures supplémentaires litigieuses. La solution retenue s’appuie notamment sur l’article 37-1 de la loi du 12 avril 2000 et l’article 2224 du code civil.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de M. C et Mme E demandant l'annulation de l'arrêté du 14 avril 2023 par lequel le maire de Rochefort ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux de la SCI Roby. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, en se fondant sur les articles L. 2131-1 et R. 2122-7 du code général des collectivités territoriales, après avoir constaté la validité de la délégation de signature. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de Mme A, sous-officier de gendarmerie, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui communiquer l'intégralité du rapport d'enquête administrative menée en 2017. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le ministre, estimant que la preuve d'une communication effective des documents sollicités n'était pas rapportée. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de refus du 2 janvier 2023, en application des articles L. 300-1 et L. 300-2 du code des relations entre le public et l'administration, au motif que l'enquête administrative, ne présentant pas un caractère préparatoire, était communicable sous réserve de l'occultation des mentions protégées. Il a enjoint au ministre de communiquer à Mme A les éléments de l'enquête, notamment les auditions, dans un délai de deux mois, sans astreinte.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en plein contentieux, a examiné la requête de M. A, maître d'œuvre, contestant le décompte de résiliation de son marché avec la commune de Paizay-le-Sec pour la construction d'un bâtiment multiservices. Le tribunal a rejeté la demande de M. A tendant au paiement d'un solde de 16 962,36 euros HT, estimant que la résiliation à ses torts était justifiée par ses manquements contractuels, notamment pour avoir ordonné des travaux supplémentaires sans accord préalable de la commune. En application des principes du droit de la commande publique, la commune a été partiellement indemnisée de ses préjudices, mais les conclusions reconventionnelles concernant d'autres marchés (réseaux publics et toilettes) ont été déclarées irrecevables car relevant d'un litige distinct.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. A, agent technique du département de la Charente, pour contester son arrêté de radiation des cadres pour abandon de poste (requête n°2301833) et un titre de recettes émis pour service non fait (requête n°2301835). Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par le département, estimant que les requêtes, bien qu'intitulées "recours gracieux", constituaient bien des recours contentieux. Sur le fond, il a annulé l'arrêté de radiation des cadres, jugeant que l'administration n'avait pas établi l'intention de l'agent de rompre le lien de fonction, et a également annulé le titre de recettes en conséquence. La décision s'appuie sur les principes régissant l'abandon de poste dans la fonction publique, issus du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a partiellement fait droit à la demande indemnitaire de M. A, détenu, qui contestait 38 fouilles intégrales subies entre mars 2019 et février 2023. Le tribunal a jugé que huit de ces fouilles étaient injustifiées, engageant la responsabilité de l'État pour violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire. Il a condamné l'État à verser 800 euros pour ces huit fouilles, rejetant le surplus de la demande pour les trente autres fouilles jugées proportionnées.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Poitiers concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B A contre une décision du préfet de la Vienne du 20 mai 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour deux ans. Le tribunal se déclare territorialement incompétent, constatant qu'à la date de la décision, M. A résidait à Paris. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet l'affaire au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B..., qui demandait le remboursement d’un crédit d’impôt recherche au nom de la SARL Kensaas pour 2021 et 2023. Le juge a constaté que M. B... n’avait pas qualité pour agir en son nom personnel et n’avait pas justifié de son mandat pour représenter la société, malgré une demande de régularisation restée sans suite. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, en application des articles R. 200-2 et R. 197-4 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande d'indemnisation de M. B, qui contestait trois fouilles intégrales subies en détention en août et septembre 2022. Le requérant invoquait une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 225-1 à L. 225-3 du code pénitentiaire, estimant ces fouilles non justifiées et humiliantes. Le tribunal a jugé que les fouilles étaient légalement fondées sur les nécessités de l'ordre public et les contraintes du service pénitentiaire, sans caractériser de faute de nature à engager la responsabilité de l'État. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire relatives aux fouilles et à leur justification.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme C, assistante socio-éducative, pour contester son obligation vaccinale contre la Covid-19, ayant conduit à une suspension de ses fonctions et à un aménagement de son poste. Concernant l'aménagement de poste, le tribunal a jugé qu'il s'agissait d'une mesure d'ordre intérieur ne faisant pas grief, car elle ne portait pas atteinte à ses droits statutaires ou à sa rémunération, et a donc rejeté cette demande comme irrecevable. Sur la suspension, le tribunal a appliqué les articles 12 et 14 de la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021, confirmant que l'absence de présentation d'un justificatif vaccinal justifiait légalement la suspension sans traitement. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande d'indemnisation de M. B, qui contestait une fouille intégrale subie le 27 août 2022 à la maison centrale de Saint-Martin-de-Ré. Le requérant invoquait une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 225-1 à R. 225-2 du code pénitentiaire. Le tribunal a jugé que la fouille était justifiée et proportionnée, compte tenu des incidents survenus dans l'établissement ce jour-là et du comportement du détenu, et que les violences alléguées n'étaient pas établies. La responsabilité de l'État n'a donc pas été engagée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé la décision du maire de Médis du 8 septembre 2022 délivrant un certificat d'urbanisme opérationnel négatif à la SARL Royan Immo, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a jugé que le dossier de demande était complet et suffisamment précis au regard des articles L. 410-1 et R. 410-1 du code de l'urbanisme, contrairement à ce qu'avait estimé l'administration. La solution retenue est l'annulation pour erreur de droit, le motif de refus tiré de l'imprécision des plans étant infondé.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par M. B d’une demande d’indemnisation, au titre de la solidarité nationale, des préjudices résultant d’un accident médical non fautif survenu lors d’une intervention chirurgicale en 2016. Le requérant sollicitait une somme totale de 788 255,05 euros de la part de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM). L’ONIAM a conclu à une diminution des sommes demandées et au rejet de certaines prétentions. Le tribunal a statué en application du II de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, qui prévoit l’indemnisation des accidents médicaux graves non fautifs, et a fixé le montant de l’indemnisation à une somme réduite par rapport aux demandes initiales.