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Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par le préfet d'Ille-et-Vilaine d'un recours en excès de pouvoir visant à annuler la décision de la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande de pavoiser la mairie d'un drapeau palestinien. Le préfet s'est désisté de l'ensemble de ses conclusions, désistement pur et simple. Par ordonnance du 27 novembre 2025, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n'a donc été retenue.
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par l’association du Frémur à l’Arguenon et plusieurs particuliers d’un recours en annulation contre l’arrêté préfectoral du 5 juillet 2022 autorisant l’enregistrement d’une installation de méthanisation exploitée par la SAS Verts Sapins à Languenan (Côtes-d’Armor). Les requérants contestaient notamment l’absence d’évaluation environnementale préalable, l’insuffisance du dossier soumis à enregistrement et l’illégalité du décret fondant le régime d’enregistrement. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs moyens, jugeant que la procédure d’enregistrement était régulière, que le dossier était complet et que le projet était compatible avec les documents d’urbanisme applicables. La décision s’appuie sur les articles L. 512-7-2, R. 512-46-3 et R. 512-46-4 du code de l’environnement, ainsi que sur le principe de non-régression prévu à l’article L. 110-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'arrêté du 1er août 2022 par lequel le préfet du Finistère autorisait le prélèvement de 1 500 choucas des tours et leur effarouchement. La juridiction a jugé que cet arrêté méconnaissait les dispositions de l'article L. 411-2 du code de l'environnement, faute pour le préfet de démontrer l'absence de solution alternative satisfaisante et l'existence d'un préjudice important justifiant une dérogation à la protection de l'espèce. L'arrêté a également été jugé entaché d'un vice de procédure pour défaut de consultation du conseil scientifique régional du patrimoine naturel. Les textes appliqués sont principalement le code de l'environnement et l'arrêté du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A..., qui demandait au juge de faire le nécessaire pour que sa fille soit scolarisée dans une école spécifique. Le tribunal a rappelé qu'il n'appartient pas au juge administratif de se substituer à l'administration ni de prendre en charge une situation individuelle, mais uniquement de statuer sur des recours contre des décisions administratives ou des demandes indemnitaires. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l’arrêté préfectoral suspendant le permis de conduire de M. B... pour dix mois. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car le requérant n’établit pas que cette suspension compromet son activité professionnelle de pêcheur, son domicile étant proche du port et des alternatives à l’usage du véhicule étant envisageables. La solution retenue est le rejet de la requête, sans examen des moyens de légalité soulevés.
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par Mme B... d'une demande en décharge de la taxe d'habitation qui lui avait été assignée pour 2024. L'administration fiscale ayant dégrevé l'intégralité des droits en litige après l'introduction de la requête, le tribunal a constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant le retrait d’une subvention MaPrimeRénov’. Le requérant avait saisi le tribunal avant l’expiration du délai de deux mois suivant son recours administratif préalable obligatoire, rendant son recours contentieux prématuré. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, permettant de rejeter sans instruction les requêtes manifestement irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de la décision de la ministre des armées refusant l'agrément de sa demande de résiliation de contrat. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative, présenté une requête distincte en annulation de cette décision, rendant sa demande de suspension manifestement irrecevable. En application de l'article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée sans instruction contradictoire ni audience publique.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B... d'une demande d'indemnisation de 7 823 273 euros pour un prétendu dysfonctionnement du service public de la justice judiciaire lors d'une procédure de saisie immobilière. Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que la responsabilité pour un dommage imputé au service public de la justice judiciaire relève de l'ordre judiciaire, conformément à l'article L. 141-1 du code de l'organisation judiciaire. La solution retenue est donc l'incompétence de la juridiction administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi en référé par Mme C... pour demander la suspension de la décision du 21 octobre 2025 l'excluant de l'établissement Le Pont Supérieur pour sept mois. La requérante invoquait l'urgence, notamment la compromission de sa mobilité Erasmus à Helsinki, et des doutes sérieux sur la légalité de la sanction (vice de compétence, de procédure, erreur d'appréciation). Lors de l'audience, après avoir obtenu confirmation que la sanction ne faisait pas obstacle à la poursuite de sa formation en Finlande, Mme C... s'est désistée de ses conclusions. Le tribunal a pris acte de ce désistement, rendant la demande de suspension sans objet.
Cette décision du Tribunal Administratif de Rennes (4ème chambre) concerne une action en responsabilité pour faute engagée par Mme E... et ses proches contre le CHU de Rennes, suite à des erreurs de diagnostic et retards de prise en charge lors de ses admissions en 2002, 2004 et 2005. Le tribunal retient une perte de chance de 60 %, imputable pour moitié au CHU et pour l’autre moitié à un médecin libéral, et condamne l’établissement à indemniser les préjudices à hauteur de 30 %. La solution s’appuie sur les principes de la responsabilité hospitalière pour faute, sans application de la solidarité nationale (ONIAM mis hors de cause), et fixe les montants en fonction des préjudices temporaires et permanents évalués par expertise.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant géorgien, contestant l'arrêté préfectoral du 17 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était légal, notamment sur le fondement des 4° et 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en raison du rejet de sa demande d'asile et de la menace pour l'ordre public liée à ses condamnations pénales. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance du droit à être entendu, et a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C..., de nationalité turque, contestant un arrêté préfectoral du 4 novembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen particulier, estimant que l’arrêté était suffisamment motivé et fondé sur le 5° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Il a également jugé que la mesure ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la menace pour l’ordre public et de l’absence d’attaches familiales stables en France. Enfin, la décision d’interdiction de retour a été validée au regard des articles L. 612-6 et suivants du CESEDA, sans erreur manifeste d’appréciation.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A..., de nationalité marocaine, contestant l'arrêté préfectoral du 5 novembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. La juridiction a estimé que le préfet d'Ille-et-Vilaine avait légalement fondé sa décision sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), M. A... ne justifiant pas de la régularité de son entrée en France ni d'un titre de séjour valide. Le tribunal a également écarté les moyens relatifs au refus de délai de départ volontaire (articles L. 612-2 et L. 612-3 du CESEDA) et à l'interdiction de retour (article L. 612-6), en raison du risque de soustraction à la mesure d'éloignement et de l'absence de garanties de représentation. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A..., de nationalité albanaise, contestant l'arrêté du préfet du Morbihan du 31 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans, ainsi que son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté du 23 octobre 2025 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine l'avait assignée à résidence. Le tribunal a admis la substitution de base légale demandée par le préfet, fondant la mesure non plus sur le 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), mais sur le 5° du même article, applicable aux étrangers faisant l'objet d'une interdiction de circulation. Il a écarté les moyens d'incompétence, d'erreur de droit et de défaut de caractère exécutoire de l'interdiction de circulation, jugeant la décision légale.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de la CAF des Côtes-d’Armor. La requête était irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la décision attaquée, et la requérante n’a pas régularisé sa demande malgré une invitation en ce sens. Le tribunal s’est fondé sur les articles R. 222-1, R. 421-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme B... d'un recours contre le refus du président du conseil départemental des Côtes-d'Armor de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant les mentions "invalidité" ou "priorité". En application de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale, ces litiges relèvent de la compétence du juge judiciaire. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente et a transmis le dossier au tribunal judiciaire de Saint-Malo (pôle social).
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante géorgienne, contestant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par le préfet d'Ille-et-Vilaine. Le tribunal a jugé que la décision était légale, la demande d'asile de l'intéressée ayant été rejetée par l'OFPRA, et qu'elle ne bénéficiait plus du droit de se maintenir sur le territoire français. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1 et L. 531-25 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, était saisi par M. A... d’un recours contestant une décision de la CAF d’Ille-et-Vilaine qui ne lui accordait qu’une remise partielle de sa dette de revenu de solidarité active. En cours d’instance, la CAF a annulé la totalité de la dette, rendant le litige sans objet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête.