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Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) du 31 janvier 2022, qui avait réduit sa subvention « MaPrimeRénov’ » de 8 000 à 6 218,60 euros, et contre le rejet implicite de son recours administratif. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet s’étant substituée à la décision initiale, les conclusions dirigées contre cette dernière étaient irrecevables. Sur le fond, il a estimé que la décision implicite était suffisamment motivée et que l’ANAH avait commis une erreur de droit en déduisant du montant des travaux le montant des certificats d’économie d’énergie, ce qui n’était pas prévu par le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. En conséquence, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet et enjoint à l’ANAH de verser à M. B... la somme complémentaire de 1 781,40 euros.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du recteur de l’académie de Rennes de lui attribuer une bourse sur critères sociaux pour l’année 2024-2025. Le requérant, étudiant en mobilité Erasmus+ à Bruxelles, soutenait notamment que la décision méconnaissait les dispositions du code de l’éducation et la circulaire ministérielle relative aux bourses. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article R. 821-4 du code de l’éducation était inopérant, et que la décision était fondée sur le défaut de justificatif de domicile en Belgique, conformément aux conditions fixées par la circulaire du 10 juin 2024. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d’annulation et des conclusions indemnitaires, ces dernières étant irrecevables faute de demande préalable.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur la demande du préfet du Finistère, a ordonné l'expulsion de Mme A... du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) qu'elle occupait sans titre. La solution retenue se fonde sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce dernier permettant au juge des référés d'enjoindre à un occupant sans titre d'évacuer un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile après une mise en demeure infructueuse. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, malgré le délai de trois mois entre la mise en demeure et la requête, en raison de la saturation du dispositif d'accueil et du nombre de demandeurs d'asile en attente d'hébergement. Il a également écarté le moyen tiré de la vulnérabilité de Mme A... liée à son état de santé, estimant que cela ne faisait pas obstacle à la mesure d'expulsion.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... contestant l'arrêté du maire de Pleumeur-Bodou du 23 janvier 2023 qui s'opposait à sa déclaration préalable pour la construction d'une annexe de 17,80 m². Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le projet, situé en zone littorale, constituait une extension de l'urbanisation non autorisée car non réalisée en continuité avec une agglomération ou un village existant, en méconnaissance de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme. La demande d'annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de l’association « Le collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest » qui demandait l’annulation du refus du préfet d’Ille-et-Vilaine de lui délivrer un agrément au titre de l’article L. 141-1 du code de l’environnement. Le tribunal a jugé que, bien que l’objet statutaire de l’association relève de la protection de l’environnement, ses activités effectives et publiques attestent qu’elle œuvre principalement pour la défense des victimes des pesticides, et non à titre principal pour la protection de l’environnement au sens des articles L. 141-1 et R. 141-2 du code de l’environnement. Par conséquent, la décision de refus n’est pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation.
Le Tribunal Administratif de Rennes (3ème chambre) a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. C... et Mme B... contre les arrêtés du préfet du Morbihan du 26 novembre 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français, et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Les requérants contestaient notamment la motivation des décisions, la régularité de l'avis du collège des médecins de l'OFII, et la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 425-9 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient légalement justifiées. Aucune injonction ni frais n'ont été mis à la charge de l'État.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la société Vykom, qui contestait un arrêté préfectoral du 15 février 2023 lui interdisant d'effectuer des transports de cabotage en France pour une durée de six mois. La société invoquait notamment la violation du principe du contradictoire, l'inconventionnalité des textes applicables, une discrimination, l'absence de matérialité des faits et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 3421-3 et suivants du code des transports et du règlement (CE) n° 1072/2009.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision implicite de rejet de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) refusant à Mme A... l’attribution de la subvention « MaPrimeRénov’ ». Le tribunal a jugé que le motif initial du refus, selon lequel la requérante aurait manifesté la volonté d’annuler sa demande, n’était pas établi. Cependant, l’ANAH a invoqué en défense un nouveau motif, tiré de la méconnaissance de l’article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, au motif que les travaux avaient commencé avant le dépôt de la demande. Le tribunal a estimé que ce motif était fondé et a rejeté la requête de Mme A....
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) de lui reconnaître la qualité d’apatride. Le tribunal a estimé que M. A... n’établissait pas que les autorités arméniennes ne le considéreraient pas comme leur ressortissant, au sens de l’article 1er de la convention de New York du 28 septembre 1954 et de l’article L. 582-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a relevé que l’intéressé remplissait plusieurs conditions d’accès à la nationalité arménienne (résidence, mariage, enfants, qualité de réfugié) sans démontrer que ces voies lui étaient fermées. Par conséquent, la décision de l’OFPRA n’est entachée ni d’erreur de droit ni d’erreur manifeste d’appréciation.
Le Tribunal administratif de Rennes rejette la requête de M. et Mme D... qui demandaient l'annulation de la décision du 11 juillet 2023 par laquelle la région Bretagne a refusé de créer un arrêt de transport scolaire. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence, le signataire de la décision bénéficiant d'une délégation de fonction régulière. Il écarte également les moyens tirés de l'erreur de droit et du détournement de pouvoir, car le jugement dont les requérants invoquaient l'autorité a été annulé par la cour administrative d'appel de Nantes. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et d'astreinte sont rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A... contre la décision de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) lui retirant une prime de transition énergétique de 4 725 euros, puis lui accordant un montant réduit à 2 205 euros. Le tribunal a jugé que la décision de retrait initiale était fondée sur la non-conformité des travaux réalisés (isolation de rampants de toiture) par rapport à la demande initiale (isolation de toiture-terrasse), ce qui justifiait la réduction de la prime. La solution retenue est le rejet de la requête de M. A..., confirmant ainsi la légalité des décisions de l'Anah, en application des dispositions du code de la construction et de l'habitation et de l'arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du préfet du Finistère. Il a ordonné l'expulsion sans délai de Mme B... et M. D... du lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile (HUDA) qu'ils occupaient sans titre à Brest, après le rejet définitif de leur demande d'asile. La solution retenue se fonde sur les articles L. 552-15 et L. 551-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin de l'hébergement et la possibilité d'une injonction judiciaire d'évacuer les lieux. Le juge a écarté les moyens tirés de l'absence d'urgence et de la vulnérabilité des occupants, estimant que le maintien illégal faisait obstacle à l'accueil d'autres demandeurs d'asile et que la situation de saturation du dispositif d'accueil caractérisait l'urgence.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Rohde & Schwarz France. Celle-ci contestait la procédure de passation d'un marché public de systèmes de communication radio pour la Marine nationale, estimant que l'offre retenue était anormalement basse et que le pouvoir adjudicateur avait manqué à ses obligations de transparence et de vérification des prix. Le juge a considéré que les motifs de rejet et les caractéristiques de l'offre retenue avaient été suffisamment communiqués, et que la société requérante n'établissait pas que l'offre de l'attributaire était anormalement basse ou que le pouvoir adjudicateur avait méconnu les dispositions des articles L. 2152-6, R. 2152-3 et R. 2152-4 du code de la commande publique.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui contestait un arrêté préfectoral ordonnant son évacuation forcée d’un terrain. La demande a été jugée manifestement irrecevable car elle ne justifiait d’aucune urgence et n’exposait pas, même sommairement, les moyens invoqués, en méconnaissance des articles L. 521-1, L. 521-2, L. 521-3 et R. 522-1 du code de justice administrative. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code, permettant un rejet sans instruction contradictoire ni audience publique.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante gabonaise, contestant l'arrêté du préfet d’Ille-et-Vilaine du 23 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La formation de jugement a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle et familiale de l'intéressée avait été examinée. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le département d'Ille-et-Vilaine pour ordonner l'expulsion des occupants sans droit ni titre de l'espace social commun « Simone Iff », un bâtiment abritant plusieurs services publics. Le département invoquait l'urgence et l'utilité de la mesure en raison des risques pour la sécurité et la salubrité publiques, ainsi que des perturbations graves dans le fonctionnement des services publics, causés par l'occupation. Les occupants, représentés par un avocat, ont sollicité un délai de départ, faisant valoir leur situation de précarité et le caractère encadré de l'occupation. Le tribunal a fait droit à la demande du département, en ordonnant l'expulsion des occupants sans titre, tout en leur accordant un délai pour quitter les lieux, et a autorisé le département à requérir le concours de la force publique en cas de besoin. La décision se fonde sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques relatives à l'occupation du domaine public.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'arrêté du 22 juillet 2025 par lequel la préfète du Loiret refusait de délivrer un titre de séjour à Mme A..., l'obligeait à quitter le territoire français et fixait le pays de destination. La juridiction a retenu que la préfète avait commis un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle de la requérante en omettant de statuer sur sa demande de titre de séjour fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a annulé le refus de séjour ainsi que, par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de titre de séjour de Mme A....
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de Mme A..., ressortissante guinéenne, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et une méconnaissance de l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3 de la CIDE). Le tribunal estime que l'arrêté est suffisamment motivé et que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée à ses droits, compte tenu de la brièveté de son séjour et de l'absence de preuve d'une intégration particulière. Les moyens soulevés sont donc écartés.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme A..., ressortissante albanaise, contre l'arrêté préfectoral du 16 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et un signalement Schengen. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle et familiale de l'intéressée, présente en France depuis 2018 mais sans titre et avec des attaches conservées en Albanie, ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour. La requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant afghan, contestant l'arrêté préfectoral du 18 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée en droit et en fait. Elle a également estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que l'interdiction de retour d'un an n'était pas entachée d'erreur d'appréciation. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 611-1, 4°).