20 628 décisions disponibles — page 109/1032
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. A..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet du Finistère du 17 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a substitué la base légale de la décision de refus de séjour, initialement fondée sur l'article L. 435-1 du CESEDA (inapplicable aux Tunisiens), par l'article 3 de l'accord franco-tunisien de 1988, qui permet au préfet de régulariser un ressortissant tunisien. Après avoir examiné la situation professionnelle et personnelle de M. A..., le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation, et a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Rennes annule la décision implicite de rejet du préfet du Finistère refusant de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant algérien. Cette annulation est fondée sur le défaut de communication des motifs de la décision implicite, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal retient que l'obligation de motiver la décision subsistait malgré le départ de l'intéressé du territoire français. En revanche, il n'enjoint pas à l'administration de délivrer un titre ou de réexaminer la situation, compte tenu du départ définitif de M. B... pour l'Algérie.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme A..., ressortissante mongole, contestant l'arrêté préfectoral du 23 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance du droit à être entendu, une insuffisance de motivation, et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure était régulière et que la décision était proportionnée. En conséquence, la demande d'annulation de l'obligation de quitter le territoire, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour d'un an a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 30 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. En cours d’instance, le préfet d’Ille-et-Vilaine a abrogé cet arrêté le 3 octobre 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Rennes est saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français. En cours d’instance, le requérant a été assigné à résidence dans la Sarthe, ce qui relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Nantes en application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par ordonnance du 20 novembre 2025, le magistrat désigné renvoie le dossier au tribunal administratif de Nantes, compétent pour statuer.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. F... dirigée contre un permis d’aménager délivré par le maire de Dinard pour un lotissement de deux lots. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire, l’adjoint ayant reçu une délégation régulière. Il a également jugé que le moyen fondé sur l’article U7 du PLU était infondé, rappelant que l’administration n’a pas à vérifier la validité d’une servitude de passage ou d’un titre d’utilisation d’une voie privée ouverte à la circulation publique. La requête a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours de M. B..., ressortissant cambodgien, contre un arrêté préfectoral du 30 juin 2025 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le requérant contestait notamment le refus de renouvellement, arguant que le préfet avait omis d'examiner sa demande de changement de statut vers un titre "salarié" sur le fondement de l'article L. 421-1 du CESEDA. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B..., jugeant que la décision de refus était légale et que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à l'obligation de quitter le territoire et à l'interdiction de retour, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la position du préfet du Finistère, en application des articles L. 421-1, L. 425-1 et L. 612-8 du CESEDA, ainsi que de l'article 8 de la CEDH.
Le Tribunal Administratif de Rennes annule l'arrêté du 30 juin 2025 par lequel le préfet du Finistère avait obligé une ressortissante djiboutienne à quitter le territoire français, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour d'un an. Le tribunal retient que le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de la situation de la requérante, notamment en ne répondant pas à sa demande de titre de séjour pour raison médicale concernant sa fille handicapée. En conséquence, l'arrêté est annulé pour défaut d'examen individuel. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 200 euros à son avocat au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de permis de construire une piscine couverte. Il a jugé que le projet constituait une annexe, et non une extension de l'habitation, car l'abri rétractable ne présentait aucun lien physique et fonctionnel avec la maison, justifiant ainsi l'application de l'article A2 du règlement du PLU de Ploubezre limitant l'emprise des annexes. Le tribunal a également écarté l'exception d'illégalité du PLU, estimant que le classement en zone agricole n'était entaché d'aucune erreur de droit, de fait ou d'appréciation, et qu'il était cohérent avec le projet d'aménagement et de développement durables.
Le Tribunal Administratif de Rennes (6ème Chambre) a annulé l'arrêté du 21 juin 2024 par lequel le préfet du Morbihan a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A..., ressortissante comorienne. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation et méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la relation amoureuse stable de l'intéressée avec un compatriote résidant régulièrement en France, de la naissance de deux enfants et de la contribution du père à leur éducation. La solution retenue se fonde sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Saint-Malo pour deux bâtiments de logements collectifs. Les requérants contestaient notamment la compétence du signataire, l’incomplétude du dossier et la méconnaissance du plan local d’urbanisme (PLU). Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, jugeant que le signataire disposait d’une délégation régulière et que les autres griefs n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les articles R. 431-8 à R. 431-10 du code de l’urbanisme et les dispositions du PLU de Saint-Malo.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B... qui contestait le refus du ministre des armées de lui accorder une liquidation anticipée de sa pension de retraite pour travaux insalubres. Le requérant, ancien ouvrier d’État, n’a pas démontré avoir accompli les conditions de durée et de nature d’exposition prévues par les décrets n° 67-711 du 18 août 1967 et n° 2004-1056 du 5 octobre 2004. Les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables faute de demande préalable auprès de l’administration, conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. La décision du ministre a donc été confirmée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes de Mme A... concernant son reclassement et son avancement de grade. La requête visant l'annulation d'un courriel de 2017 a été jugée irrecevable car ce courriel ne constituait pas une décision faisant grief et, à supposer qu'elle conteste l'arrêté de reclassement, la demande était tardive. Les conclusions dirigées contre le refus d'inscription au tableau d'avancement 2023 pour 2024 ont été rejetées comme irrecevables, le tableau ayant un caractère indivisible. Enfin, la demande d'annulation partielle du compte-rendu professionnel (CREP) 2024 a également été déclarée irrecevable en raison de l'indivisibilité de cet acte.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) réduisant le montant de sa subvention « MaPrimeRénov’ » à 311 euros. Le tribunal a jugé que la décision initiale du 7 février 2023 était substituée par la décision du 4 avril 2023 rejetant le recours administratif préalable obligatoire, conformément à l’article L. 412-7 du code des relations entre le public et l’administration. La requête a été rejetée, le tribunal considérant que le moyen soulevé par M. B... n’était pas fondé au regard des dispositions du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... contestant la décision 48 SI de retrait de points et la perte de validité de son permis de conduire. Le tribunal a jugé que la requête, enregistrée le 28 novembre 2023, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification de la décision le 26 mars 2022. Cette solution est fondée sur l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision implicite de rejet de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) refusant à M. B... la subvention « MaPrimeRénov’ ». Le tribunal a jugé que le motif initial de rejet, fondé sur une prétendue renonciation du demandeur, n’était pas établi. Cependant, il a rejeté la demande de substitution de motif présentée par l’ANAH, faute pour celle-ci de démontrer que M. B... avait fourni les pièces obligatoires (attestation de conformité et audit énergétique) exigées par l’arrêté du 17 novembre 2020. En conséquence, le tribunal a enjoint à l’ANAH de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus implicite de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) de lui accorder une prime de transition énergétique. Le requérant avait déposé sa demande après la réalisation des travaux, en méconnaissance de l’article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, qui subordonne l’octroi de la prime au dépôt préalable de la demande. Le tribunal a jugé que les assurances données par l’entreprise réalisant les travaux ne constituaient pas une circonstance exceptionnelle justifiant une dérogation, et que la demande ne relevait d’aucune des exceptions prévues par ce décret.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. B... contestant la décision de retrait de points sur son permis de conduire suite à une infraction du 23 août 2019. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de notification de la décision de retrait de points, estimant que cette notification n'affecte pas la légalité du retrait. Cependant, il a annulé le retrait de points pour l'infraction du 23 août 2019 en raison d'un défaut d'information préalable, conformément aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, constituant une garantie essentielle non respectée. Le tribunal a enjoint au ministre de l'intérieur de restituer les points retirés et de rétablir le capital de points de M. B....
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C... née D... qui demandait l'annulation du refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire russe contre un titre français. La décision attaquée était fondée sur le dépassement du délai d'un an prévu à l'article R. 222-3 du code de la route et à l'article 4 de l'arrêté du 12 janvier 2012. Le tribunal a jugé que le préfet était tenu de refuser l'échange, car la demande avait été déposée le 6 octobre 2021, soit après l'expiration du délai au 28 août 2018. Les motifs d'empêchement invoqués (crise sanitaire et hospitalisation du fils) n'ont pas été retenus, les textes applicables ne prévoyant aucune circonstance exonératoire.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. et Mme A... contestant le retrait d’une prime de transition énergétique de 6 725 euros par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). La juridiction a jugé la requête irrecevable car le recours administratif préalable obligatoire, prévu par le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 et le code des relations entre le public et l’administration, n’avait pas été formé dans le délai de deux mois suivant la notification de la décision de retrait du 14 septembre 2021. Les arguments des requérants sur des difficultés d’approvisionnement ou une prétendue faute de l’ANAH n’ont pas été retenus faute de preuves. La solution est fondée sur les articles L. 411-2 du code des relations entre le public et l’administration et R. 421-1 du code de justice administrative.