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Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la société Éveha, qui contestait la passation d’un marché public de fouilles archéologiques par la commune de Ploulec’h au profit de l’INRAP. La société requérante invoquait notamment des pratiques anticoncurrentielles de l’INRAP, le caractère anormalement bas de son offre, et l’absence d’un cahier des charges scientifique suffisamment précis. Le tribunal a estimé que la commune n’avait pas commis de faute en retenant l’offre de l’INRAP, dont la comptabilité analytique était jugée satisfaisante, et que l’écart de prix n’était pas constitutif d’une offre anormalement basse. En conséquence, les demandes d’annulation ou de résiliation du contrat, ainsi que la demande indemnitaire de 77 972 euros pour éviction irrégulière, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes de la SAS Renouest contestant les cotisations de taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM) pour les années 2017 à 2020. La société soutenait que les ventes d'optique (montures et verres) constituaient des prestations de services et que le chiffre d'affaires de son "drive" ne devait pas être inclus dans l'assiette de la taxe, faute de surface de vente dédiée. Le tribunal a jugé que les ventes d'optique étaient des ventes au détail de biens en l'état et que le chiffre d'affaires du drive, situé dans l'enceinte du magasin, devait être pris en compte pour le calcul de la TASCOM. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et de la loi n° 72-657 du 13 juillet 1972.
Le Tribunal Administratif de Rennes statue sur la contestation par la SARL AVG de sa cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2022, relative à un ensemble immobilier à usage commercial et d'habitation. La société conteste notamment l'absence d'explication sur le calcul de la valeur locative et le classement erroné de terrains de sport. L'administration a prononcé un dégrèvement partiel en cours d'instance et a reconnu l'erreur de classement des terrains de soccer. Le tribunal applique les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales pour trancher le litige.
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par M. B... d’une contestation du titre de perception émis pour le recouvrement de la taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel au titre de 2022. Le requérant soutenait que son bateau, victime d’un sinistre le 2 novembre 2021, ne présentait plus un caractère flottant au 1er janvier 2022, date du fait générateur de la taxe, et n’était donc plus imposable. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la prise en charge effective du navire par le prestataire de déconstruction n’était intervenue qu’en juin 2022, soit après le 1er janvier 2022. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 423-5 et L. 423-6 du code des impositions sur les biens et services.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D..., ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 6 novembre 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du principe du contradictoire et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et proportionnée, compte tenu du comportement de l'intéressé et de l'absence d'attaches familiales en France. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours de M. A... contre un arrêté préfectoral du 31 octobre 2025 lui refusant le séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait pas fonder sa décision sur la menace pour l'ordre public (5° de l'article L. 611-1 du CESEDA), les condamnations étant trop anciennes et insuffisantes. Cependant, il a estimé que l'obligation de quitter le territoire était légalement justifiée sur le fondement des articles L. 251-1 (1°) et L. 611-1 (3°) du CESEDA, en raison de l'absence de droit au séjour de l'intéressé. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Rennes a examiné la requête de M. F..., qui contestait un arrêté préfectoral du 15 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable en raison de sa tardiveté, constatant que l'arrêté avait été notifié le 2 août 2025 et que le requérant disposait d'un délai d'un mois pour agir, délai expiré avant l'introduction de son recours. En conséquence, les moyens soulevés par M. F..., notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'ont pas été examinés au fond.
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi d’une requête en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Séné pour l’extension d’une maison individuelle. En cours d’instance, la commune a retiré l’arrêté attaqué, rendant les conclusions à fin d’annulation sans objet. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Les demandes de frais de justice présentées par les deux parties ont été rejetées, les requérants n’étant pas considérés comme la partie perdante.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contestant la résiliation d'une convention entre Brest Métropole et une association de jardins familiaux, ainsi qu'un appel à manifestation d'intérêt. Le juge a estimé que le requérant, simple adhérent de l'association, ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant. Il a également considéré que l'appel à manifestation d'intérêt n'était pas un acte susceptible de recours pour excès de pouvoir. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B... visant à suspendre son éloignement vers la République démocratique du Congo. Le requérant, dont le statut de réfugié a été révoqué par la CNDA en 2022 pour menace grave à la société, avait déjà vu ses précédents recours rejetés par le même tribunal et le Conseil d'État. Le juge constate l'absence d'élément nouveau justifiant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, et rejette la requête comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 15 octobre 2025 par laquelle la directrice territoriale de l'OFII refusait à Mme A... le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que l'évaluation de la vulnérabilité de la requérante, réalisée au moyen d'un questionnaire standardisé, n'avait pas permis d'identifier ses besoins particuliers liés à son état de santé et aux persécutions subies, en méconnaissance des articles L. 522-1 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de Mme A... dans un délai de quinze jours.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. A..., ressortissant afghan, contestant le refus de l'OFII de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a annulé cette décision au motif qu'elle n'avait pas été précédée d'un examen de la vulnérabilité du demandeur, en méconnaissance de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de sept jours. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la directive 2013/33/UE.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en formation d'urgence, a annulé la décision du 29 octobre 2025 par laquelle la directrice territoriale de l'OFII de Rennes avait refusé à Mme A..., ressortissante camerounaise, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d'un vice de procédure, car elle avait été notifiée à l'intéressée au cours même de son entretien de vulnérabilité, sans qu'il soit établi que l'autorité signataire avait préalablement pris connaissance des éléments de vulnérabilité recueillis lors de cet entretien. En conséquence, la décision méconnaît les dispositions des articles L. 551-15 et L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent une prise en compte effective de la vulnérabilité du demandeur avant tout refus.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur un recours pour excès de pouvoir, annule la décision du 31 octobre 2025 par laquelle la directrice territoriale de l'OFII de Rennes a refusé les conditions matérielles d'accueil à Mme B..., ressortissante ivoirienne ayant présenté une demande de réexamen d'asile. Le tribunal retient que cette décision méconnaît les articles L. 551-15 et L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car elle a été notifiée à l'issue de l'entretien d'évaluation de la vulnérabilité par un agent distinct de celui ayant mené l'entretien, sans que l'auteur de la décision ait pu prendre en compte la vulnérabilité de la requérante, mère isolée d'un nourrisson de moins d'un mois. En conséquence, le tribunal enjoint à l'OFII de réexaminer la demande de Mme B... dans un délai de huit jours et met à sa charge une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de La Poste maintenant son niveau d’appréciation professionnelle pour 2022. La requérante s’est désistée de son recours par un mémoire du 13 novembre 2025. Le magistrat désigné a constaté que ce désistement était pur et simple et a donné acte de celui-ci par ordonnance du 17 novembre 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B... d’une requête en plein contentieux visant à contester le rejet implicite de son recours préalable contre plusieurs décisions de retrait de points de son permis de conduire. Le requérant a ensuite déposé un mémoire de désistement pur et simple de sa requête. Par ordonnance du 17 novembre 2025, le président de la 6e chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux dépens n’a été prononcée.
Le Tribunal Administratif de Rennes, saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Loire-Atlantique classant sans suite sa demande d’acquisition de la nationalité française, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a jugé que le litige relevait de la compétence du tribunal administratif de Nantes, dans le ressort duquel se trouve le siège de l’autorité ayant pris la décision attaquée. Par conséquent, l’ordonnance transmet le dossier de la requête au tribunal administratif de Nantes.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B... qui sollicitait la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la requérante ne démontrait pas l’urgence ou l’utilité de la mesure, dès lors qu’elle disposait déjà d’un récépissé valable jusqu’au 20 janvier 2026 et n’apportait aucune preuve du refus de renouvellement allégué. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., élève gardienne de la paix. Celle-ci demandait sa réintégration et sa nomination, ainsi que la communication d'un compte-rendu médical, en raison de sa fin de scolarité prononcée le 30 septembre 2025. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas établie, la requérante ayant saisi le tribunal le 17 novembre 2025, soit plus d'un mois après la notification de la décision contestée le 3 octobre 2025. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la suspension de la décision de la CAF du Finistère suspendant le versement de l’allocation pour adulte handicapé (AAH). Le juge a constaté que, en application des articles L. 821-5, L. 142-8 et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, ce litige relève de la compétence du juge judiciaire et non de la juridiction administrative. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.