20 628 décisions disponibles — page 123/1032
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., praticienne hospitalière au CHU de Rennes. Celle-ci contestait le refus de sa mise à disposition auprès d'un CAMSP pour raisons de santé, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le juge a estimé que la condition d'urgence spécifique à cette procédure, qui exige une mesure dans les 48 heures, n'était pas remplie, la dégradation de son état de santé et la perte d'une opportunité professionnelle ne caractérisant pas une urgence particulière. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... B... contestant l'arrêté du préfet de la Sarthe du 1er octobre 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de quatre ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et d'insuffisance de motivation, jugeant la délégation de signature régulière et l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également rejeté l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, cette décision ayant été confirmée par un précédent jugement. Enfin, le tribunal a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, compte tenu de l'absence d'attaches familiales stables en France.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... contre les arrêtés du préfet du Morbihan lui faisant obligation de quitter le territoire français et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions contre l'obligation de quitter le territoire français, la notification de l'arrêté du 16 septembre 2024 étant régulière et le délai de recours expiré. Concernant l'assignation à résidence du 25 septembre 2025, le moyen tiré de l'incompétence du signataire a été écarté, le préfet ayant valablement délégué sa signature. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 2 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était légalement fondée sur les 1° et 6° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en raison de l'entrée irrégulière et du travail sans autorisation de l'intéressé. Les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés. La solution retenue confirme la légalité des arrêtés préfectoraux pris en application des articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6 du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du refus implicite de regroupement familial opposé à M. B... par le préfet d'Ille-et-Vilaine. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas que la décision litigieuse affectait de manière suffisamment grave et immédiate sa situation personnelle et familiale, compte tenu du caractère récent du mariage et de l'absence de communauté de vie antérieure établie. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice, ont été rejetées.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Rennes concerne une requête en référé suspension visant l’arrêté du maire de l’Île d’Arz du 25 septembre 2025, qui soumet la circulation des véhicules sur l’île à une autorisation annuelle fondée sur des motifs limités (santé, handicap, activité professionnelle). Les requérants, résidents retraités, invoquent l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté, arguant qu’il porte une atteinte grave et injustifiée à leur liberté de circulation et d’aller et venir, en l’absence de circonstances locales particulières ou de nécessité environnementale ou sécuritaire établie. Ils contestent également la régularité de la consultation préalable et le défaut de précision des critères d’autorisation. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait, mais la requête est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige une situation d’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... B... contestant la redevance d'enlèvement des ordures ménagères mise à sa charge par Poher Communauté pour 2025. Le juge a estimé que cette requête était manifestement irrecevable, car elle relevait de la compétence de la juridiction judiciaire, et non administrative. En effet, la redevance, instituée sur le fondement de l'article L. 2333-76 du code général des collectivités territoriales, finance un service à caractère industriel et commercial. La solution retenue est le rejet pour incompétence de la juridiction administrative, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B... E... contestant son transfert en Suède et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté de transfert était suffisamment motivé et que l'entretien individuel, mené en présence d'un interprète en langue haoussa, était conforme à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013. Les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 3-2 et 17 du même règlement, de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, ont été écartés. En conséquence, la demande d'annulation des arrêtés préfectoraux a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la requête de la SAS AM&JT qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la communication de documents relatifs à un contrôle du 18 janvier 2023. Le juge a estimé que cette demande était dépourvue d'utilité, car la société avait déjà introduit un recours au fond (n° 2404893) et qu'il appartenait au juge saisi de ce litige d'ordonner, le cas échéant, la communication des pièces nécessaires dans le cadre de son pouvoir d'instruction. En conséquence, l'ordonnance a également rejeté les conclusions subsidiaires et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a été saisi par un contribuable local demandant la suspension de l'exécution de seize décisions de résiliation de marchés publics prises par le maire de Guéméné-sur-Scorff. Le requérant invoquait l'urgence financière pour la commune et un doute sérieux sur la légalité des décisions, arguant que le maire n'avait pas compétence pour résilier ces contrats sans délégation du conseil municipal. Le juge des référés a constaté que la requête en annulation au fond avait déjà été rejetée par une ordonnance du 23 octobre 2025. En application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la demande de suspension est devenue sans objet, le recours principal ayant été définitivement tranché. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête en référé.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant gabonais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait notamment l'insuffisance de motivation de la décision, un défaut d'examen de sa situation et une erreur manifeste d'appréciation liée à sa vulnérabilité. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant la décision suffisamment motivée et estimant que l'administration avait procédé à un examen particulier de la situation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 522-2 et L. 551-15.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours de M. B..., ressortissant géorgien, contre le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et que la procédure d'évaluation de vulnérabilité, bien que partielle, n'était pas entachée d'irrégularité. Il a également jugé que le refus était légalement fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du dépôt d'une demande de réexamen d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la requête de la SCI Lococea. Celle-ci demandait, sur le fondement du code de procédure civile, diverses mesures urgentes à l'encontre de son agence bancaire, notamment la suspension de déclarations au FICP et la communication de documents. Le juge a constaté que le litige portait sur des relations contractuelles de droit privé, échappant ainsi manifestement à la compétence de la juridiction administrative. En application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne relevant pas de l'ordre administratif.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... A..., de nationalité algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Morbihan lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la sous-préfète bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de son entrée récente et de l'absence d'attaches familiales en France. La décision a été prise sur le fondement du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ont été considérées comme respectées.
Le Tribunal Administratif de Rennes annule la décision du 9 octobre 2025 par laquelle l'OFII a refusé à Mme B... A..., ressortissante brésilienne, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal retient que cette décision a été prise avant la réalisation de l'entretien d'évaluation de la vulnérabilité prévu par les articles L. 522-1 et L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce qui constitue un défaut d'examen particulier de sa situation. En conséquence, le tribunal enjoint à l'OFII de réexaminer la demande de l'intéressée dans un délai d'un mois.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Rennes rejette la demande de suspension de l’exécution de la décision du préfet des Côtes-d'Armor du 7 octobre 2025 suspendant la « charte sanitaire » de l’EARL ALSH. Le juge des référés a estimé que la condition d’urgence, nécessaire à l’application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie. Il a considéré que les effets économiques et statutaires allégués par l’exploitation n’étaient pas suffisamment graves et immédiats pour justifier une suspension en référé. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. B... dirigée contre le refus du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle de sécurité privée. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'exerçant plus d'activité dans le secteur de la sécurité depuis octobre 2022 et percevant des allocations chômage, sans démontrer une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée par ordonnance motivée sans instruction contradictoire ni audience publique, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet du Morbihan du 25 septembre 2025 lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, estimant que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant d'avoir déposé une demande de titre de séjour ou justifié de considérations humanitaires. Il a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 435-1 du même code et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme étaient infondés, les craintes de persécutions en Guinée n'étant pas établies. En conséquence, la décision d'interdiction de retour et l'assignation à résidence ont été validées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. E... contre les arrêtés du préfet du Finistère du 24 septembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour d’un an et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d’éloignement était fondée sur le 2° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), l’intéressé s’étant maintenu irrégulièrement après l’expiration de son titre de séjour. Il a écarté les moyens d’incompétence du signataire, d’insuffisance de motivation et de méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en relevant que M. E... était célibataire et sans charge de famille en France. En conséquence, la solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l’aide juridictionnelle provisoire et aux frais d’instance.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... B..., de nationalité tunisienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Morbihan du 22 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement fondé sa décision sur le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace à l'ordre public que représentait l'intéressé, condamné pour agression sexuelle. Il a également écarté le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation, considérant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie personnelle et familiale. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.