20 628 décisions disponibles — page 120/1032
Le Tribunal Administratif de Rennes (6ème chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme A..., ressortissante congolaise, contre l'arrêté du 3 juin 2024 du préfet d'Ille-et-Vilaine lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, et lui interdisant le retour pour un an, ainsi que contre l'arrêté du 6 août 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le préfet, faute de preuve de la date de notification de la décision d'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a annulé les décisions contestées en se fondant sur une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'un titre de séjour pour raisons médicales, et a enjoint au préfet de réexaminer la situation de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Rennes a pris acte du désistement pur et simple de la société SMABTP de sa requête en plein contentieux, qui visait à obtenir la garantie de la société Apave Nord-Ouest et de son assureur pour des préjudices liés à un défaut de désenfumage. En conséquence, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les appels en garantie formés par les autres parties. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées. Cette décision a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante malienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 10 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux stables en France et de la récence de son séjour. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, incluant sa demande de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours de M. A..., ressortissant guinéen, contre l'arrêté du préfet du Morbihan du 21 février 2025 lui retirant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, de la violation du droit d'être entendu et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que le retrait de titre de séjour était légalement fondé sur l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace à l'ordre public constituée par les faits de violences commis par le requérant. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. G... contre l'arrêté du préfet du Finistère du 20 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant de circuler pour trois ans. Le tribunal a d'abord constaté son incompétence pour statuer sur l'arrêté de placement en rétention du 28 octobre 2025, relevant de l'autorité judiciaire. Sur le fond, il a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision d'éloignement était suffisamment motivée, ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et que la menace à l'ordre public était établie. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B..., propriétaire d'une péniche endommagée par la chute d'une branche d'arbre appartenant à la région Bretagne. Le tribunal a écarté la responsabilité pour faute de la région, estimant que le gestionnaire du domaine public fluvial n'a qu'une obligation d'entretien et non de sécurité, et que les risques liés à la présence d'un canal incombent aux usagers. Il a également rejeté la responsabilité sans faute pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public, sans préciser dans l'extrait la solution finale sur ce point. La décision s'appuie notamment sur l'article L. 2124-11 du code général des propriétés des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi en référé pour suspendre l’exécution d’un arrêté du maire de Langon refusant un permis de construire pour la reconstruction à l’identique d’une maison détruite par un incendie. Le requérant invoquait l’urgence, liée à la perte imminente de son logement temporaire, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, contestant notamment l’application du plan local d’urbanisme (PLU) et du plan de prévention des risques d’inondation (PPRI). La commune défendait la légalité de son refus en se fondant sur l’inconstructibilité en zone N, l’opposabilité du PPRI et des motifs de salubrité et de sécurité publique. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait, mais l’affaire porte sur l’application des articles L. 521-1 du code de justice administrative, L. 111-15 du code de l’urbanisme, et du règlement du PPRI.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Finistère lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a estimé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. En conséquence, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour, qui dépendaient de la légalité du refus de titre, ont également été écartés. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. D... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet de sa candidature à la réserve opérationnelle de la police nationale, fondé sur un avis d’inaptitude médicale. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut de saisine du conseil médical, et l’erreur manifeste d’appréciation. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre du code de sécurité intérieure et des arrêtés relatifs aux conditions de santé des réservistes.
Le Tribunal Administratif de Rennes (2ème chambre) a examiné la requête de M. B... contestant une amende de 1 500 € pour défaut de déclaration d’un contrat d’assurance-vie détenu en Belgique, ramenée à 750 € par le conciliateur fiscal. Le tribunal a soulevé d’office le moyen tiré de l’inapplicabilité des articles 1649 A et 1736 du code général des impôts aux contrats d’assurance-vie. En réponse, l’administration a demandé une substitution de base légale par les articles 1649 AA et 1766 du même code. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal a examiné la fin de non-recevoir, qu’il a écartée en considérant la contestation de M. B... comme une réclamation contentieuse recevable.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D... contestant la taxe foncière sur les propriétés bâties due au titre de 2021 pour des lots d’une maison à Quimper, issus d’une indivision successorale. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par l’administration, reconnaissant la qualité pour agir de M. D... en tant que légataire universel. Sur le fond, il a jugé que les lots en cause constituaient des fractions de propriété distinctes au sens de l’article 1494 du code général des impôts, justifiant une imposition séparée. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Rennes (2ème chambre) a rejeté les requêtes de la Société Rennaise de Restauration, en redressement puis liquidation judiciaire, qui contestait deux avis de sommes à payer émis par Rennes Métropole pour un total de 14 514,80 euros. Ces titres exécutoires concernaient des redevances dues au titre d’un contrat de concession de service pour l’exploitation d’un espace café-restaurant aux Champs Libres. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, tirés du défaut de motivation des titres et du caractère non exigible des redevances, n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les stipulations du contrat de concession et les principes généraux régissant les redevances d’occupation du domaine public.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme A... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le rejet par le recteur de l’académie de Rennes de sa demande de révision de sa note au « grand oral » du baccalauréat général. Par un mémoire, la requérante s’est désistée purement et simplement de son action. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucune solution au fond n’a donc été retenue, la procédure s’étant achevée avant tout examen de la légalité de la décision attaquée.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A..., qui demandait, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, que l'État lui attribue un logement. Bien que la commission de médiation des Côtes-d’Armor l'ait reconnu prioritaire le 23 janvier 2025, le tribunal a estimé que le préfet était délié de son obligation de relogement. Cette décision est motivée par le comportement du requérant, qui n'a pas fourni les pièces nécessaires (avis d'imposition, attestation CAF) et n'a pas actualisé son attestation d'hébergement, faisant ainsi obstacle à l'exécution de la décision de la commission. La solution retenue applique les articles L. 441-2-3, L. 441-3-2-1 et R. 441-16-3 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du CROUS de Rennes Bretagne de lui attribuer une bourse sur critères sociaux pour 2025-2026. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation notifiée à son adresse mais non réclamée. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la SARL Petr Architectes d’un litige l’opposant à la commune de Chanteloup concernant la résiliation de son contrat de maîtrise d’œuvre et le paiement d’honoraires. La société requérante contestait la régularité de la résiliation, le calcul du forfait de rémunération et le décompte général, invoquant notamment l’application erronée du CCAG-PI de 2021 au lieu de celui de 2009. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la SARL Petr Architectes, jugeant que la résiliation était régulière et que la commune n’avait commis aucune faute. La décision s’appuie sur les stipulations du CCAG-PI et du CCAP applicables au contrat.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la Société Rennaise de Restauration, qui demandait la condamnation de Rennes Métropole à l’indemniser de préjudices liés à l’exécution d’un contrat de concession de service public pour l’exploitation d’un café-restaurant. Le tribunal a jugé que la société n’établissait pas que l’organisation des « Cafés Philo » lui avait été imposée en dehors des stipulations contractuelles, et que l’installation d’un distributeur automatique de cafés ne constituait pas une faute du concédant en l’absence d’obligation contractuelle de protection contre la concurrence. Il a également estimé que le préjudice lié au défaut de signalétique n’était pas démontré. La requête a été rejetée, et la société a été condamnée à verser 1 500 euros à Rennes Métropole au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes (2ème Chambre) a rejeté la requête de M. A... qui contestait un titre de perception de 28 315,19 euros émis pour le remboursement de frais de formation à l'École navale. Le requérant invoquait notamment la prescription de la créance, le défaut de base légale du titre et l'absence d'information sur les bases de liquidation. Le tribunal a écarté l'ensemble de ces moyens, considérant que la créance n'était pas prescrite et que le titre de perception était régulier. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de la défense et du décret n° 2008-947 du 12 septembre 2008.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux au titre de l'année 2017. La somme litigieuse de 200 000 euros, créditée sur un compte bancaire non déclaré en Espagne, a été imposée comme un revenu d'origine indéterminée. Le tribunal a jugé que Mme A... n'apportait pas la preuve, qui lui incombait en raison de la procédure d'imposition d'office, que cette somme constituait un présent d'usage, un prêt ou une libéralité non imposable, ni qu'elle relevait d'une entraide familiale. La décision est fondée sur les articles L. 16, L. 16 A, L. 69 et L. 193 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme A..., militaire non-officier, contestant le refus implicite puis explicite du ministre des armées de lui verser l'indemnité de départ prévue par le décret n° 91-606 du 27 juin 1991. La requérante soutenait que l'administration ne pouvait retirer une décision créatrice de droits lui accordant cette indemnité et que les périodes de réserve opérationnelle ne devaient pas être comptabilisées dans la durée de services requise. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions ministérielles sur le fondement du décret précité et du code de la défense.