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Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme A..., infirmière, d'une demande de provision de 78 148 euros sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Elle estimait que le groupe hospitalier Rance Emeraude était responsable sans faute des préjudices subis suite à deux accidents de service (2018 et 2020) et leurs rechutes (2023 et 2024), incluant des frais divers, des déficits fonctionnels temporaires et permanents, et des souffrances endurées. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'obligation dont se prévalait la requérante n'était pas suffisamment établie, faute de preuves médicales et de consolidation de son état de santé. La demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Cette décision du Tribunal Administratif de Rennes (3ème chambre) porte sur un recours en excès de pouvoir formé par M. et Mme A... B... contre le refus de les autoriser à instruire leur fils en famille pour l’année 2023-2024. La juridiction a rejeté la requête, confirmant la légalité des décisions du recteur et de la commission de l’académie de Rennes. Le tribunal a estimé que Mme A... B... ne justifiait pas d’un diplôme ou d’une équivalence suffisante au baccalauréat, et que la disponibilité horaire de M. A... B... était insuffisante pour garantir une instruction complète. La solution s’appuie sur les articles L. 131-5 et R. 131-11-5 du code de l’éducation, ainsi que sur le décret n° 2022-1221 du 9 septembre 2022.
Le Tribunal administratif de Rennes rejette la requête de M. A... qui contestait le refus de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) de lui délivrer un permis de conduire français en échange de son permis belge. Le tribunal constate que la procédure d'échange est toujours en cours et que l'administration a fourni au requérant les instructions précises à suivre (notamment fournir une photo d'identité conforme et un certificat médical d'aptitude à la conduite). Le juge retient que M. A... n'a pas justifié avoir suivi ces démarches, rendant sa requête irrecevable faute de décision administrative faisant grief. La décision se fonde sur les articles R. 222-1 et R. 222-2 du code de la route.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait une injonction de délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car la situation de l’intéressé, déjà sous le coup de deux mesures d’éloignement non exécutées et d’un refus de séjour antérieur, ne révèle pas un préjudice suffisamment grave et immédiat. En outre, la mesure sollicitée se heurte à une contestation sérieuse, le préfet n’ayant enregistré aucune demande de titre de séjour complète de la part du requérant. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les requêtes de M. B..., surveillant pénitentiaire, contestant le retrait de son habilitation pour exercer au sein d'une équipe régionale d'intervention et de sécurité (ERIS) et sa mutation subséquente. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du vice de procédure, de l'erreur de fait et d'appréciation, ainsi que celui de la sanction disciplinaire déguisée. Il a jugé que le retrait d'habilitation, fondé sur l'arrêté du 22 mai 2014, était légal et que la mutation, prise en application du code général de la fonction publique et du décret n° 2005-850, ne constituait pas une sanction. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante macédonienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Morbihan refusant de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que la décision était régulièrement signée et suffisamment motivée. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, au sens de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Rennes annule l'arrêté du 18 juin 2025 par lequel le préfet du Morbihan a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant tunisien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation et méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision est motivée par les liens personnels et familiaux intenses du requérant en France, notamment son couple avec une ressortissante française et le décès de leur enfant.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C... qui demandait l'annulation de la décision du 24 mars 2022 refusant d'annuler un colloque universitaire et une indemnisation de 8 000 euros. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant, la décision de refus d'annulation d'un colloque ne constituant pas une décision administrative défavorable devant être motivée au sens de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que la présidente de l'université, en vertu de l'article L. 712-2 du code de l'éducation, ne pouvait annuler le colloque qu'en cas de risque de trouble à l'ordre public, ce qui n'était pas établi en l'espèce. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. Cordroc’h, qui contestait le refus de la CNRACL de lui accorder une majoration de 10 % de sa pension pour enfants. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre une décision orale inexistante et contre la demande de pièces complémentaires du 8 août 2023, considérée comme un acte préparatoire insusceptible de recours. Aucune disposition législative ou réglementaire n’a été appliquée au fond, la requête ayant été écartée pour des motifs de procédure.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme A... d'une demande d'attribution d'un logement tenant compte de ses besoins, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Par un mémoire, l'assistante sociale de la requérante a indiqué que Mme A... se désistait de sa requête. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, par une ordonnance du 16 octobre 2025, a donné acte du désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par les sociétés GAN assurances et IRG d’une demande d’indemnisation pour des dommages causés par une inondation survenue le 28 novembre 2018 dans une cellule commerciale de la gare de Rennes, lors de travaux de restauration. Le tribunal a jugé que, même en l’absence de faute, le maître d’ouvrage et l’entrepreneur chargé des travaux sont responsables des dommages causés aux tiers par l’exécution d’un travail public, sauf cas de force majeure ou faute de la victime. La solution retenue engage la responsabilité de la société AREP, maître d’œuvre, sans que les requérantes aient à démontrer un préjudice grave et spécial, le dommage étant accidentel. Cette décision s’appuie sur les principes de la responsabilité pour travaux publics, sans application de textes spécifiques mentionnés.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SAS Relais de la Hucherais. Celle-ci sollicitait le versement d'une provision de 411 269,25 euros par le CCAS de Rennes, au titre de factures impayées pour la mise à disposition de chambres familiales dans le cadre d'un accord-cadre. Le tribunal a estimé que la créance invoquée était sérieusement contestable, notamment en raison du désaccord persistant entre les parties sur l'interprétation des stipulations contractuelles relatives à la facturation (liée à l'émission de bons de commande) et des manquements allégués aux règles d'hygiène. Par conséquent, la condition d'une obligation non sérieusement contestable n'étant pas remplie, la demande de provision a été rejetée.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête en référé de la SAS AM&JT, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la communication de documents relatifs à un contrôle de la DREETS. Le juge estime que la demande est dépourvue d'utilité, car la société a déjà saisi le tribunal au fond (n° 2404893) et peut solliciter ces pièces auprès du juge instructeur dans ce cadre. Il relève également que le juge des référés ne peut faire obstacle à une décision de refus de communication, même implicite. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience ni instruction contradictoire, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant comorien, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour pris par le préfet du Finistère le 28 avril 2023. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier de liens familiaux stables et d'une insertion suffisante en France. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, dès lors qu'elle n'avait ni pour objet ni pour effet d'éloigner M. B... de son enfant.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait d'enjoindre au préfet des Côtes-d'Armor de lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de cette demande était née le 13 mars 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée aurait pour effet de faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est interdit par l'article L. 521-3. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience ni instruction.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant l’arrêté du préfet des Côtes-d’Armor du 10 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de défaut d’examen particulier et d’erreur manifeste d’appréciation, en se fondant sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue confirme la légalité de l’arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme C..., représentante légale de sa fille, d’une demande d’indemnisation pour 105 heures d’enseignement non dispensées durant l’année scolaire 2022-2023 au collège Théophile Briant. La requérante invoquait une carence fautive de l’État dans l’organisation du service public de l’éducation, fondée sur les articles L. 111-1 et L. 131-1-1 du code de l’éducation. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les absences d’enseignants, bien que regrettables, ne constituaient pas une faute de nature à engager la responsabilité de l’État, compte tenu des diligences accomplies pour les remplacer et du caractère non établi du lien de causalité avec les préjudices allégués.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi en référé par la SARL Malex pour demander la suspension d’un permis de construire délivré par Brest métropole à la SARL Rimonight, autorisant la transformation partielle d’une concession automobile en restaurant et discothèque. La requérante invoque un doute sérieux sur la légalité du permis, notamment en raison d’une insuffisance de places de stationnement au regard du PLU et d’un risque pour la sécurité publique, ainsi que l’urgence liée à l’avancement des travaux. La métropole conteste l’intérêt à agir de la société requérante. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait, mais l’affaire s’inscrit dans le cadre des articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 600-1 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de remise totale d’un indu de RSA de 2 246,70 euros. La juridiction a confirmé la légalité de l’indu, estimant que l’allocataire avait manqué à son obligation déclarative en ne signalant pas son mariage et les ressources de son conjoint dès juin 2022, conformément à l’article R. 262-6 du code de l’action sociale et des familles. Sur la demande de remise gracieuse, le tribunal a reconnu la bonne foi de Mme A..., mais a jugé que sa situation de précarité ne justifiait pas une remise supplémentaire au-delà de la réduction déjà accordée par l’administration. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 262-46 du même code, qui subordonne la remise à la double condition de bonne foi et de précarité, sans créer de droit automatique.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de la SARL ACM visant à obtenir le remboursement d’un crédit d’impôt pour les métiers d’art (CIMA) au titre des années 2019 à 2021. La juridiction a jugé que l’activité de fabrication et de pose de charpentes de la société produit des biens immeubles, exclus du champ d’application du crédit d’impôt prévu à l’article 244 quater O du code général des impôts. Cette solution repose sur l’interprétation restrictive de la notion d’« ouvrage » issue des travaux parlementaires, qui exclut les biens immeubles. En conséquence, la requête a été rejetée.