20 628 décisions disponibles — page 15/1032
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de M. et Mme D... qui demandaient l'annulation d'un arrêté préfectoral de mise en demeure concernant des travaux de busage d'un cours d'eau. Le tribunal juge que les travaux, réalisés sans autorisation, relèvent bien des rubriques 3.1.2.0. et 3.1.3.0. de la nomenclature du code de l'environnement et sont soumis à autorisation environnementale. Il écarte les moyens des requérants, notamment celui fondé sur une acceptation tacite, considérant que le silence de l'administration sur une déclaration ne vaut pas autorisation pour des travaux soumis à un régime d'autorisation.
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de M. et Mme A... qui demandaient l'annulation de l'arrêté municipal s'opposant à leur projet d'extension. La juridiction estime que le maire a légalement refusé la déclaration préalable, car le règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de Plémy limite la surface cumulée des annexes à 40 m². Or, les requérants avaient déjà bénéficié d'une autorisation pour une annexe (un garage) atteignant cette limite maximale.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de l'association Fapel 22 visant à annuler l'arrêté ministériel autorisant des travaux d'aménagement dans le site classé de l'Anse de Gouermel. La juridiction a jugé l'arrêté attaqué irrecevable, le considérant comme un acte préparatoire à la délivrance d'un permis d'aménager et donc insusceptible d'un recours en annulation direct. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement (article L. 341-10) et du code de l'urbanisme (article R. 425-17) relatives aux autorisations spéciales dans les sites classés.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus d'une prime de transition énergétique pour l'installation d'un poêle à granulés. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions demandant l'annulation de la décision initiale du 8 septembre 2023, celle-ci ayant été substituée par la décision implicite rejetant le recours administratif préalable obligatoire, conformément à l'article L. 412-7 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également estimé que les moyens soulevés par la requérante, notamment concernant la motivation des décisions et sa situation de revenus, n'étaient pas fondés pour remettre en cause le refus de l'Agence nationale de l'habitat.
**Sujet principal** : Recours en annulation et indemnisation relatif à une procédure de déclaration au titre de la "loi sur l'eau" pour un projet d'aménagement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la requête de la société Nevez et de M. D... F... Il a jugé que les décisions attaquées (demandes de pièces complémentaires et opposition tacite) étaient légales et que les demandes d'injonction et d'indemnisation étaient infondées. **Textes appliqués** : Les dispositions du code de l'environnement relatives à la police de l'eau (notamment articles R. 214-1, R. 214-32 et R. 412-36) et du code de l'urbanisme ont été examinées. Le tribunal a estimé que l'administration avait correctement appliqué la réglementation sur l'eau et les zones humides.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant sur deux requêtes en excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation de la SARL Atalys visant les décisions de préemption urbaine prises par le maire de La Fresnais. La juridiction a jugé que le maire était compétent pour exercer ce droit, en vertu d'une délégation régulière du conseil municipal, et a écarté les autres moyens soulevés, dont l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'article L. 210-1 du code de l'urbanisme. Les décisions attaquées sont ainsi légalement fondées sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de l'urbanisme.
La décision concerne un recours contre le basculement d'une demande d'enregistrement vers une procédure d'autorisation pour l'extension d'une unité de méthanisation. Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SARL Bio 2G, jugeant régulier l'arrêté préfectoral du 18 avril 2023. La juridiction a notamment considéré que le délai de notification n'était pas prescrit et que les motifs du préfet, fondés sur l'article L. 512-7-2 du code de l'environnement, justifiaient légalement le changement de régime.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête en annulation de deux permis de construire et d'un permis modificatif délivrés pour un immeuble collectif à Saint-Quay-Portrieux. Il a jugé que les requérants avaient un intérêt à agir mais que leurs moyens, notamment ceux relatifs au dossier insuffisant, à la procédure concernant l'architecte des Bâtiments de France, à l'évaluation environnementale et à la méconnaissance du plan local d'urbanisme, n'étaient pas fondés. La demande de condamnation à une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet du Morbihan et a annulé la décision implicite de rejet de renouvellement du titre de séjour de la requérante. Le tribunal a constaté que le silence gardé par l'administration pendant plus de quatre mois constituait une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que cette décision était insuffisamment motivée au regard de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, et a enjoint au préfet de procéder au réexamen de la demande dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes de parents demandant l'annulation du refus d'autorisation d'instruction en famille pour leurs trois enfants. Le juge a estimé que les motifs invoqués (situation d'itinérance et projet éducatif adapté) ne remplissaient pas les conditions strictes prévues aux 3° et 4° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation. La décision administrative de rejet, confirmée par la commission académique, a donc été jugée légale.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation du refus implicite d'affecter un AESH à hauteur de 75% du temps scolaire à un enfant autiste, tel que prévu par une décision de la CDAPH. La juridiction a annulé cette décision implicite, considérant qu'elle méconnaissait le droit à l'éducation garanti par la Constitution, la Convention européenne des droits de l'homme et les articles L. 111-1 et L. 112-1 du code de l'éducation, ainsi que l'obligation de mettre en œuvre les décisions de la CDAPH prévue à l'article L. 351-2. Le tribunal a enjoint à la rectrice de procéder à cette affectation dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du DASEN d'Ille-et-Vilaine de mettre en œuvre une décision de la CDAPH. Cette décision attribuait une aide humaine individuelle à 100% du temps scolaire à un enfant en situation de handicap. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet et a enjoint à l'administration d'affecter un AESH dans un délai de quinze jours, sous astreinte. Il a fondé sa décision sur le droit à l'éducation garanti par la Constitution et les articles L. 111-1, L. 112-1 et L. 351-3 du code de l'éducation, qui imposent à l'État de mettre en œuvre les moyens nécessaires à la scolarisation en milieu ordinaire.
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette une demande de provision en référé formulée par un veuf contestant le calcul de sa pension de réversion. Le requérant soutenait que le montant, calculé au prorata des années de mariage en raison de l'existence d'un autre bénéficiaire (un ex-époux pacsé), était erroné et qu'il devait percevoir l'intégralité des 50% de la pension de la défunte. Le juge estime que l'existence de l'obligation de verser la totalité de la pension est sérieusement contestable, car le droit à pension de l'ex-époux n'est pas éteint mais seulement suspendu par son PACS, conformément aux articles L. 38, L. 44 et L. 46 du code des pensions civiles et militaires de retraite.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en écartant le moyen d'incompétence du signataire et en estimant que le refus était suffisamment motivé au regard des articles L. 211-1 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Les autres moyens, fondés sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur l'article 8 de la CEDH, ont également été rejetés.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant sénégalais, visant à annuler le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) qui lui étaient opposés. La juridiction a jugé que le préfet des Côtes-d'Armor, dont le signataire de l'arrêté était compétent, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la délivrance d'une carte de séjour au titre de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Elle a considéré que le requérant ne remplissait pas la condition de résidence ininterrompue de trois ans en France exigée par ce texte et que son éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a estimé que le refus était suffisamment motivé et que la situation personnelle de la requérante, une ressortissante péruvienne devenue majeure en situation irrégulière, ne justifiait pas la délivrance d'un titre au titre de sa vie privée et familiale ou de son parcours scolaire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante comorienne, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet du Morbihan avait légalement refusé la délivrance du titre, estimant que la requérante ne remplissait pas les conditions prévues par les articles L. 423-7, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment au regard de son séjour à Mayotte et de son entrée en métropole. Le tribunal a également considéré que la décision contestée ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du Morbihan refusant un titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le refus de titre de séjour, pris sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était légalement motivé, notamment au regard de l'avis médical et de l'absence de traitement approprié dans le pays d'origine. Elle a également jugé que l'OQTF et ses mesures connexes ne méconnaissaient pas les droits de la requérante, y compris ceux garantis par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant congolais. Le tribunal a annulé l'arrêté, estimant que le préfet avait méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers en ne procédant pas à un examen complet de l'état de santé de l'intéressé et des conséquences d'une rupture de soins. Il a également jugé que l'interdiction de retour sur le territoire français était entachée d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 612-8 du même code.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant géorgien, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 7 novembre 2025 qui refusait un titre de séjour et lui notifiait une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la délivrance d'un titre de séjour au titre de la vie privée et familiale, et a jugé les autres mesures (fixation du pays de destination et interdiction de retour) légales. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).