20 628 décisions disponibles — page 159/1032
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'arrêté du préfet des Côtes-d'Armor du 25 avril 2025 refusant un titre de séjour à Mme A, ressortissante camerounaise, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa vie familiale stable en France avec son époux titulaire d'une carte de résident et leur enfant né en France. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme A une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, un ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet du Finistère refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que les études de M. A, marquées par des échecs et des réorientations sans progression cohérente, ne présentaient pas un caractère réel et sérieux au sens de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du même code et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 8 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et a écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les recours pour excès de pouvoir de Mme et M. C, ressortissants géorgiens, contre les arrêtés préfectoraux du 20 novembre 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants contestaient notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. C... concernant le refus de reconnaissance du caractère prioritaire de sa demande de logement. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas introduit de requête distincte en annulation, condition préalable obligatoire pour saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur une demande de suspension d’un refus d’autorisation de travail, a admis M. A au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. Il a jugé que la condition d’urgence était satisfaite, la décision litigieuse privant le requérant de ressources nécessaires à ses charges fixes et faisant obstacle à son recrutement. Sur le fond, il a estimé que les moyens soulevés, tirés notamment de l’absence de titre de séjour régulier et de manquements de l’employeur, étaient de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision du préfet du Pas-de-Calais. La suspension de l’exécution de cette décision a été ordonnée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 1er juin 2022 par laquelle la directrice générale de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) avait retiré sa prime « MaPrimeRénov’ », ainsi que contre le rejet implicite de son recours administratif. En cours d’instance, l’ANAH a réexaminé la demande et a accordé à Mme A le versement de la prime litigieuse par une décision du 25 juillet 2025. Constatant que cette décision postérieure rendait sans objet les conclusions de la requête, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, en application des principes généraux du contentieux administratif.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A C, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 27 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et exempt de défaut d'examen. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée récente de l'intéressé en France et de la nature des infractions commises. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. et Mme F, ressortissants vénézuéliens, contestant les arrêtés du préfet du Morbihan du 7 mai 2025 leur faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, de méconnaissance du contradictoire et de défaut d'examen, jugeant la procédure régulière. Elle a estimé que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni à l'intérêt supérieur des enfants (article 3-1 de la CIDE). La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, qui contestait le rejet implicite de sa demande de protection fonctionnelle par le recteur de l'académie de Rennes. Le tribunal a jugé que le recteur était incompétent pour traiter cette demande, la compétence relevant du CROUS de Rennes, employeur de l'intéressé. Cependant, le silence gardé pendant deux mois par l'administration a fait naître une décision implicite de rejet imputable au CROUS, et non au recteur. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sur la base des articles L. 134-1 et L. 134-4 du code général de la fonction publique, ainsi que des articles L. 114-2 et L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Référé mesures utiles (article L. 521-3 du code de justice administrative) – Tribunal administratif de Rennes. La requérante demandait d'enjoindre à la commune de Melrand d'instruire sa demande d'accident de service et d'organiser une contre-expertise médicale. Le juge des référés constate que l'expertise a été réalisée et que la commune a placé l'agent en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) temporaire, rendant les conclusions sans objet. Il rejette également la demande d'injonction de poursuivre l'instruction, faute d'urgence et d'utilité.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. A, ressortissant congolais, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour d'un an pris par le préfet d'Ille-et-Vilaine. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'un titre pour raisons médicales. La juridiction a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la procédure était régulière et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. A.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'arrivée récente de l'intéressé en France et de l'absence d'attaches personnelles stables en dehors du cercle familial. Par conséquent, les décisions fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an ont été validées, les moyens soulevés à leur encontre étant infondés.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet du Morbihan du 28 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était légalement fondée sur le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après le rejet de sa demande d'asile par la CNDA. Il a également jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives à l'interdiction de retour et aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A pour obtenir réparation des préjudices matériel et moral causés par l'envahissement de son terrain par des rejets de bambous traçants plantés par la commune de Bréal-sous-Monfort sur le domaine public. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, considérant que la demande préalable du requérant, bien que non chiffrée, liait valablement le contentieux. Sur le fond, le juge a rappelé le principe de responsabilité sans faute du maître de l'ouvrage public pour les dommages causés aux tiers, sans toutefois se prononcer sur le bien-fondé de la demande dans l'extrait fourni.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet du Finistère du 20 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente, et a estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle et familiale du requérant. La solution retenue est fondée sur l'absence de démonstration par M. A d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que sur l'application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-tunisien.
Le Tribunal administratif de Rennes rejette la requête de Mme A, qui demandait une expertise médicale et une provision de 50 000 euros après avoir été blessée par la chute d’une stèle dans un cimetière de Brest. Le tribunal rappelle que si le cimetière est un ouvrage public, la conservation des sépultures incombe au titulaire de la concession, et non à la commune. En l’absence de preuve que la stèle litigieuse constituait elle-même un ouvrage public, la responsabilité de la commune pour défaut d’entretien normal n’est pas engagée. Les conclusions indemnitaires et d’expertise sont donc rejetées, de même que les demandes au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 16 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée en droit et en fait, le préfet n'étant pas tenu de se prononcer sur un fondement juridique non invoqué par le requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant la demande d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et la demande d'injonction. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rennes, saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, constate qu’en cours d’instance, l’intéressé a été assigné à résidence en Vendée. En application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal se déclare incompétent territorialement. Il ordonne le renvoi du dossier au Tribunal Administratif de Nantes, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal Administratif de Rennes (2ème chambre) a rejeté la requête de la SAS INITIA, qui contestait des rehaussements d'impôt sur les sociétés et des rappels de TVA pour les exercices 2015 à 2018. Ces redressements faisaient suite à la remise en cause par l'administration fiscale de la déduction de rémunérations versées à une société prestataire (TRISKELIS) dans le cadre d'une convention d'accompagnement et d'assistance, considérée comme un acte anormal de gestion. Le tribunal a estimé que la société requérante n'apportait pas la preuve suffisante de la réalité et de la contrepartie effective des prestations facturées, conformément aux règles de preuve issues de l'article 39 du code général des impôts.