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AccueilJurisprudenceTribunal Administratif de Rennes

Jurisprudence — Tribunal Administratif de Rennes

20 628 décisions disponibles — page 208/1032

DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA35-2202280(TA35-2202280)

Le Tribunal Administratif de Rennes était saisi par l'office public d'habitat Terres d'Armor Habitat d'un litige l'opposant à son assureur dommages-ouvrage, la société Amtrust International Underwriters, concernant le refus de garantie pour des désordres d'étanchéité affectant un programme de logements. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de l'incompétence de la juridiction administrative, considérant que le contrat d'assurance dommages-ouvrage souscrit par un office public d'habitat ne constitue pas un contrat administratif. Par suite, le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître du litige, renvoyant les parties à mieux se pourvoir devant la juridiction judiciaire.

26 juin 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA35-2304209(TA35-2304209)

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus d'agrément pour devenir policier adjoint dans le cadre des "cadets de la République". La décision de refus, prise par la directrice des ressources humaines de la préfecture de zone de défense Ouest, était fondée sur une enquête administrative défavorable révélant plusieurs faits incompatibles avec l'exercice des fonctions, notamment des infractions liées aux stupéfiants et des incidents routiers. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que le comportement de M. A ne présentait pas les garanties requises, et ce nonobstant l'ancienneté de certains faits ou le classement sans suite d'une plainte. La solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 114-1 du code de la sécurité intérieure et de l'article 5 de l'arrêté du 24 août 2000.

26 juin 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA35-2203777(TA35-2203777)

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'économie le déclarant inadmissible au concours interne d'ingénieur de l'industrie et des mines. Le requérant soutenait que l'article 2 de l'arrêté du 9 avril 2009 n'érigeait pas la note de 10/20 en seuil éliminatoire. Le tribunal a jugé que, selon ces dispositions, une note strictement supérieure à 10/20 est requise dans chaque épreuve d'admissibilité, rendant une note de 10/20 éliminatoire. En l'espèce, M. A ayant obtenu deux notes de 10/20, sa requête a été rejetée.

26 juin 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA35-2307015(TA35-2307015)

Le Tribunal administratif de Rennes rejette la requête de M. B, qui contestait le retrait d’une subvention « MaPrimeRénov’ » de 1 500 euros par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). Le retrait était motivé par le fait que les travaux d’installation d’un poêle à granulés avaient été réalisés avant le dépôt de la demande d’aide, en méconnaissance de l’article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. Ce texte prévoit que seuls les travaux commencés après l’accusé de réception de la demande ouvrent droit à la prime, sauf dérogations exceptionnelles non invoquées en l’espèce. La solution retenue confirme la légalité de la décision de l’ANAH.

26 juin 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA35-2502034(TA35-2502034)

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. A, ressortissant malien, contestant l'arrêté préfectoral du 27 février 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que l'administration avait suffisamment motivé sa décision et que l'intéressé ne justifiait pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels justifiant une admission exceptionnelle au séjour. En conséquence, la requête a été rejetée.

26 juin 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA35-2502038(TA35-2502038)

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme F, ressortissante arménienne, contestant l'arrêté du préfet du Morbihan du 14 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une erreur de droit et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière et a jugé la décision suffisamment motivée au regard de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant l'annulation de l'obligation de quitter le territoire, de la fixation du pays de renvoi et de l'interdiction de retour de deux ans.

26 juin 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA35-2407334(TA35-2407334)

Le Tribunal Administratif de Rennes, saisi d'un recours pour excès de pouvoir par M. D et Mme A, a examiné la légalité de la décision du 14 octobre 2024 par laquelle le DASEN d'Ille-et-Vilaine a refusé de mettre en œuvre la notification de la CDAPH attribuant à leur fils un accompagnement par un AESH à 100 % du temps scolaire. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le recteur, au motif que le recrutement d'un AESH en janvier 2025 ne couvrait pas la période antérieure de carence. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée pour défaut de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et pour méconnaissance du droit à l'éducation garanti par les articles L. 111-1, L. 111-2, L. 112-1 et L. 112-2 du code de l'éducation.

26 juin 2025Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA35-2504292(TA35-2504292)

Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par M. A et Mme D d’un litige de voisinage concernant des travaux de terrassement réalisés par leur voisin sans autorisation d’urbanisme. Par une ordonnance du 26 juin 2025, le président de la 5ème chambre a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a estimé que le conflit relevait du droit privé et que le tribunal ne pouvait ni connaître d’un tel litige ni donner un avis en dehors des cas prévus par le code de justice administrative. La décision est fondée sur le 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

26 juin 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA35-2402025(TA35-2402025)

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A, une agente contractuelle en contrat à durée déterminée, qui contestait le refus de l'administration de lui accorder une disponibilité pour convenances personnelles. La décision contestée, prise par la directrice départementale adjointe de la protection des populations des Côtes-d'Armor, était fondée sur l'article 22 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, lequel réserve ce type de congé sans rémunération aux seuls agents en contrat à durée indéterminée. Le tribunal a jugé que, malgré des informations erronées fournies par les services RH, l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en appliquant strictement le texte, aucun dispositif dérogatoire n'étant prévu pour les contractuels en CDD.

26 juin 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA35-2401351(TA35-2401351)

Le Tribunal Administratif de Rennes était saisi de trois requêtes de M. A contestant son exclusion définitive du lycée Marcellin Berthelot de Questembert. La première requête visait la décision du proviseur du 21 février 2024, la seconde celle du recteur de l'académie de Rennes du 16 avril 2024, et la troisième celle du même recteur du 4 septembre 2024. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur les deux premières requêtes, la décision du proviseur ayant été remplacée par celle du recteur sur recours préalable obligatoire, et cette dernière ayant été retirée. Sur la troisième requête, le tribunal a rejeté les moyens soulevés par M. A, notamment ceux tirés de vices de procédure (défaut d'information du droit de se taire, absence d'audition de témoins) et du caractère disproportionné de la sanction, en application des articles R. 511-20, D. 511-35, D. 511-36, D. 511-39, D. 511-42 et R. 511-49 du code de l'éducation.

26 juin 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA35-2303035(TA35-2303035)

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 5 juin 2023 autorisant l'usage de caméras aéroportées (drones) pour filmer une manifestation contre la réforme des retraites à Rennes le 6 juin 2023. Les requérants contestaient notamment l'absence de déclaration à la CNIL, un défaut de motivation, et le caractère disproportionné de la mesure au regard des finalités prévues par le code de la sécurité intérieure. Le tribunal a examiné la légalité de l'arrêté au regard des articles L. 242-5 et R. 242-8 du code de la sécurité intérieure, ainsi que de la loi Informatique et Libertés. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision porte sur la validité de l'autorisation de captation d'images par drone lors d'une manifestation.

26 juin 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA35-2300577(TA35-2300577)

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, qui contestait son avancement de corps en tant que technicien de police technique et scientifique (TPTS) au 1er janvier 2021. Le requérant soutenait que cette promotion le pénalisait financièrement pour sa retraite par rapport à son ancien corps d'agents spécialisés principaux (ASPTS). Le tribunal a opposé une fin de non-recevoir pour tardiveté, constatant que l'arrêté attaqué du 3 novembre 2021 lui avait été notifié le 16 novembre 2021 avec les voies et délais de recours, et que sa requête enregistrée le 31 janvier 2023 était hors délai. Les textes appliqués sont les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, ainsi que l'article L. 112-2 du code des relations entre le public et l'administration.

26 juin 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA35-2307002(TA35-2307002)

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné trois requêtes de Mme A, agent public, contestant le refus du ministre des armées de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident survenu le 16 mars 2022, ainsi que les titres de perception émis pour récupérer les sommes versées durant son congé pour invalidité temporaire. Le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre l'avis du conseil médical, considérant qu'il ne s'agit pas d'une décision susceptible de recours. Sur le fond, il a jugé que la décision de refus d'imputabilité était légale et suffisamment motivée, et que les titres de perception étaient réguliers. En conséquence, l'ensemble des demandes de Mme A ont été rejetées, sans qu'il y ait lieu de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

26 juin 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA35-2407133(TA35-2407133)

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par les parents et grands-parents d'un enfant décédé, ainsi que par la CPAM, pour obtenir une provision à valoir sur l'indemnisation des préjudices résultant de manquements imputés au groupe hospitalier Rance Emeraude. Les requérants soutiennent que l'hôpital a commis des fautes ayant entraîné une perte de chance de 90 % pour l'enfant de naître en bonne santé, et sollicitent diverses sommes au titre des préjudices subis par l'enfant, de leurs préjudices propres et des débours de la sécurité sociale. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision porte sur l'octroi ou non de provisions en lien avec une responsabilité hospitalière pour faute médicale. Les textes appliqués incluent l'article R. 541-1 du code de justice administrative pour la procédure de référé-provision, et potentiellement les principes de responsabilité administrative pour faute dans le service public hospitalier.

25 juin 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA35-2303608(TA35-2303608)

Le Tribunal Administratif de Rennes (2ème Chambre) a rejeté la demande de la SARL EKRP en décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2016 et 2017. La société soutenait que le droit de reprise de l'administration était expiré, car les insuffisances d'imposition n'avaient pas été révélées par une procédure judiciaire au sens de l'article L. 188 C du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que l'administration ne disposait pas, avant l'exercice de son droit de communication auprès du procureur de la République le 18 mai 2021, d'éléments suffisants pour établir les rehaussements dans le délai normal de reprise. Par conséquent, le délai spécial de reprise prévu par l'article L. 188 C était applicable, rendant les rectifications légales.

25 juin 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA35-2305296(TA35-2305296)

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la SASU Ada Bat et M. A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet d’Ille-et-Vilaine du 28 juillet 2023 retirant une autorisation de travail délivrée à M. A. Les requérants contestaient la légalité de ce retrait, invoquant notamment un défaut de motivation, une méconnaissance du contradictoire et une erreur de fait. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires comme irrecevables, faute de demande préalable auprès de l’administration. Sur le fond, la décision ne précise pas l’issue du recours en annulation, mais le jugement s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, du code des relations entre le public et l’administration, et du code du travail.

25 juin 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA35-2301948(TA35-2301948)

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes de M. et Mme B contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2016 et 2017. Les requérants soutenaient que le droit de reprise de l'administration était prescrit, car elle disposait d'éléments suffisants avant l'exercice de son droit de communication en 2021, et que les contributions sociales étaient indues. Le tribunal a jugé que les omissions d'imposition avaient bien été révélées par une procédure judiciaire au sens de l'article L. 188 C du livre des procédures fiscales, permettant ainsi à l'administration de rectifier les impositions malgré l'expiration du délai de reprise ordinaire.

25 juin 2025Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA35-2504336(TA35-2504336)

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une famille en situation régulière, dont le jeune enfant vivait sous la tente, d'une demande d'injonction d'hébergement d'urgence. Le juge a rappelé le droit à l'hébergement d'urgence pour toute personne sans abri en situation de détresse, prévu par les articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles. Il a constaté que la carence de l'administration à proposer un hébergement à cette famille avec un enfant en bas âge portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale qu'est le droit à l'hébergement d'urgence. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet d'Ille-et-Vilaine de proposer un hébergement d'urgence à la famille sous 48 heures, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

25 juin 2025Résumé IA
DécisionQuestion préjudicielleAUTRE

N° TA35-2503036(TA35-2503036)

Le Tribunal Administratif de Rennes, saisi d'une question préjudicielle par le juge de l'exécution du tribunal judiciaire de Rennes, s'est prononcé sur la prescription de l'action en recouvrement des taxes foncières (2013-2019) et d'habitation (2012-2019) dues par M. B A et Mme D C. Il a jugé que l'administration fiscale n'établissait pas avoir accompli d'actes interruptifs de prescription réguliers, notamment les mises en demeure n'ayant pas été adressées par lettre recommandée avec accusé de réception ou à la bonne adresse. En conséquence, le tribunal a déclaré prescrites les créances de taxe foncière pour les années 2013 à 2019 et de taxe d'habitation pour les années 2012 à 2019, tant pour M. A que pour Mme C. Cette solution s'appuie sur les articles L. 274 du livre des procédures fiscales, fixant le délai de prescription à quatre ans, et R. 256-6 et R. 256-7 du même code, relatifs aux modalités de notification des actes de poursuite.

25 juin 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA35-2504251(TA35-2504251)

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 17 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité disposant d'une délégation de signature régulière et qu'elle était suffisamment motivée. Il a estimé que le préfet n'avait pas méconnu le principe du contradictoire garanti par l'article 41-2 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, ni commis d'erreur de droit ou d'appréciation, compte tenu du maintien irrégulier de l'intéressé sur le territoire malgré plusieurs mesures d'éloignement antérieures. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 922-1 à L. 922-3 et R. 922-17.

25 juin 2025Résumé IA
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