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Le Tribunal Administratif de Rennes annule une contrainte émise par Pôle emploi (devenu France Travail) à l'encontre de M. A B pour un indu d'allocation de solidarité spécifique de 1 184,22 euros. La juridiction retient que la contrainte n'a pas été précédée de la mise en demeure obligatoire prévue à l'article R. 5426-20 du code du travail, ce qui constitue un vice de procédure. Sans qu'il soit besoin d'examiner l'autre moyen du requérant, le tribunal fait droit à l'opposition et annule la contrainte.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'arrêté du 21 février 2025 par lequel le préfet du Morbihan avait retiré le titre de séjour de M. B A, ressortissant comorien, et l'avait obligé à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu des liens familiaux solides du requérant en France (notamment avec ses frères et sa mère) et de son insertion professionnelle. En conséquence, le tribunal a annulé l'ensemble des mesures contestées (retrait de titre, obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour) et a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, un ressortissant guinéen, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 16 mars 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que le non-respect par M. A de son obligation de se présenter aux autorités, dans le cadre d'une procédure "Dublin", justifiait la cessation des conditions matérielles d'accueil sur le fondement de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 522-3 du même code et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Rennes, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Gironde portant obligation de quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Bordeaux, seul compétent car le requérant a été assigné à résidence en Gironde.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante mauritanienne, contestant l'arrêté du préfet du Morbihan du 7 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a également jugé que l'interdiction de retour de deux ans était légale et que les risques de traitements inhumains en cas de retour en Mauritanie n'étaient pas établis. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et de suspension ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la demande de M. C, agent contractuel du CHRU de Brest, qui contestait le refus de l'établissement de lui accorder l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE). Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de la décision et une méconnaissance du règlement d'assurance chômage. Statuant en qualité de juge de plein contentieux, le tribunal a rejeté la requête. Il a estimé que M. C, ayant rompu lui-même sa période d'essai, ne pouvait être considéré comme involontairement privé d'emploi et ne remplissait pas les conditions de durée de travail requises pour bénéficier de l'ARE, en application des articles L. 5421-1 et suivants du code du travail et du décret n° 2019-797 du 26 juillet 2019.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A, agent contractuel du CHU de Rennes, qui contestait l'attestation d'employeur mentionnant une rupture anticipée de son CDI à son initiative et le refus d'allocation chômage. La requérante soutenait que son refus de renouveler son contrat était légitime car motivé par la reprise d'études d'infirmière. Le tribunal a jugé que le suivi d'une formation qualifiante ne constitue pas un motif légitime de refus de renouvellement au sens de l'article 3 du décret n° 2020-741 du 16 juin 2020. En conséquence, les décisions attaquées ont été validées et les demandes d'annulation et d'injonction rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du maire de Primelin s'opposant à sa déclaration préalable pour l'installation de sept panneaux photovoltaïques au sol. Le tribunal a jugé que ce projet constituait une extension de l'urbanisation au sens de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, applicable en zone littorale. Il a estimé que le terrain d'assiette, situé à plus de 170 mètres d'un village et dans un secteur d'urbanisation diffuse, ne se trouvait pas en continuité avec une agglomération ou un village existant. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 121-8 et L. 121-10 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B A, ressortissant mexicain, qui contestait l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 2 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'insuffisance de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'illégalité de l'interdiction de retour d'un an. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision implicite du directeur interrégional du service pénitentiaire du Grand Ouest rejetant le recours de M. B contre une sanction de 20 jours de confinement et un déclassement. Le tribunal a relevé que l'administration, malgré une mise en demeure, n'a pas produit de mémoire, ce qui vaut acquiescement aux faits. Il a constaté que les pièces du dossier ne permettaient pas de vérifier que l'enquête disciplinaire avait été confiée à un membre du personnel de commandement, en méconnaissance de l'article R. 234-13 du code pénitentiaire. Cette irrégularité a entaché la procédure disciplinaire, justifiant l'annulation de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait, en urgence, la communication de ses décomptes définitifs de pension de retraite (CNRACL et RAFP) et l'annulation du refus implicite de la caisse des dépôts. Le juge a estimé que les mesures sollicitées faisaient obstacle à l'exécution de cette décision implicite de rejet, ce qui est interdit par le texte applicable. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans examen de l'urgence.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de France Travail (anciennement Pôle emploi) refusant la reprise du versement de son allocation d’aide au retour à l’emploi. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. Il a jugé que les litiges relatifs à cette allocation, relevant du régime conventionnel d’assurance chômage, relèvent exclusivement de l’ordre judiciaire. En conséquence, la demande d’annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B, détenu, d'une demande d'indemnisation pour quatre fouilles intégrales subies entre mars 2021 et mars 2022, qu'il estimait illégales. Le tribunal a rejeté sa requête, jugeant que les fouilles étaient justifiées par des risques pour la sécurité et le bon ordre de l'établissement, conformément aux articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire. Aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'a été retenue, et le préjudice moral invoqué n'a pas été établi. La demande de frais de justice a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, un ressortissant afghan demandeur d'asile, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 17 août 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également estimé que la procédure contradictoire prévue à l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avait été respectée. Enfin, le tribunal a considéré que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des règlements européens invoqués, M. A ne justifiant pas de sa vulnérabilité particulière.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours de M. B, ressortissant albanais, contre un arrêté préfectoral du 27 février 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a annulé l'arrêté, jugeant que le préfet avait porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. B, compte tenu de sa présence en France depuis plus de neuf ans et demi, de la présence régulière de ses sœurs et de sa relation avec une ressortissante française. La solution retenue se fonde sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme D et M. C contestant la décision du 6 juin 2023 du directeur du centre pénitentiaire de Rennes-Vezin imposant un parloir sous hygiaphone pour six mois suite à un incident sexuel lors d’une visite. La juridiction a jugé que la décision, signée par une directrice adjointe dûment habilitée, était fondée sur un incident avéré et constituait une mesure proportionnée de maintien de l’ordre et de la sécurité, n’entravant pas totalement le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 341-1, L. 341-3 et R. 341-13 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante géorgienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 14 février 2025 lui refusant un titre de séjour et prononçant son éloignement. La juridiction a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en se fondant sur l'avis du collège de médecins de l'OFII. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 425-9, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour ont été jugées légales.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, qui contestait sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi pour un mois, prononcée par France Travail le 25 août 2023. Le juge a estimé que l'absence de candidatures à des offres d'emploi, malgré la disponibilité de 18 postes correspondant à ses qualifications dans un rayon de 10 km, constituait un défaut d'actes positifs et répétés de recherche d'emploi. La décision s'appuie sur les articles L. 5411-1, L. 5411-6 et L. 5412-1 du code du travail, ainsi que sur l'article R. 5411-12 du même code.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une contrainte émise par France Travail (ex-Pôle emploi) pour recouvrer un trop-perçu d’allocation de solidarité spécifique formation. En cours d’instance, France Travail a admis la créance en non-valeur, ce qui a été justifié par une fiche historique. Le tribunal a constaté que cette admission définitive donnait satisfaction au requérant, rendant le litige sans objet. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête, sans examiner les moyens soulevés par M. A.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B C d'un recours en excès de pouvoir contre une contrainte de Pôle emploi (France Travail) visant à recouvrer un trop-perçu d'allocation d'aide au retour à l'emploi. Le tribunal a relevé d'office que ce litige, portant sur une prestation d'assurance chômage, relève de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire et non de l'ordre administratif, en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. Par conséquent, les conclusions en annulation ont été rejetées comme portées devant une juridiction incompétente. Les conclusions indemnitaires ont également été jugées irrecevables, faute de réclamation préalable auprès de l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.