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Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme D épouse A contestant l'arrêté du maire du Saint du 9 décembre 2022. Cet arrêté, pris sur le fondement des articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, la mettait en demeure de réaliser des travaux de mise en sécurité de sa toiture et charpente sous quinze jours et interdisait temporairement l'habitation. Le tribunal a jugé que le danger imminent était établi par le rapport d'expertise judiciaire, justifiant la procédure d'urgence sans contradictoire, et que le délai de quinze jours, bien que plus court que les quatre mois préconisés par l'expert, était légalement fixé par le maire pour faire cesser le péril. La cession ultérieure du bien à la commune n'a pas eu d'effet sur la légalité de l'arrêté à la date de son édiction.
Le Tribunal administratif de Rennes a examiné la requête de M. H, pilote maritime, contestant plusieurs arrêtés du préfet de la région Bretagne relatifs au règlement intérieur et aux règlements locaux de la station de pilotage de Lorient. Le requérant invoquait notamment des vices de procédure, un détournement de pouvoir et des erreurs de droit concernant la fixation des effectifs, les modalités de recrutement et la coopération avec la station de la Loire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code des transports, en particulier les articles R. 5341-60 et R. 5341-47, et confirme la légalité des arrêtés préfectoraux.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les recours de Mme C contre les décisions de la commission académique confirmant le refus du recteur de l'autoriser à instruire en famille ses deux enfants pour l'année 2024-2025. La requérante invoquait notamment une notification tardive, un défaut de motivation et une erreur d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que la commission était régulièrement composée et que la décision était suffisamment motivée. Il a estimé que le refus d'autorisation, fondé sur l'absence de situation propre justifiant le projet éducatif, n'était entaché d'aucune erreur de droit, de fait ou d'appréciation manifeste. Les requêtes ont donc été rejetées, sur le fondement des articles L. 131-5 et D. 131-11-10 et suivants du code de l'éducation.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) d’immatriculer un véhicule Porsche acquis en 2020. Le tribunal a jugé que la demande d’immatriculation était incomplète, car le certificat d’immatriculation initial (gabonais) et les documents d’importation présentaient un numéro d’identification différent de celui gravé sur le châssis et mentionné par la Fédération française des véhicules d’époque. En application de l’article R. 322-5 du code de la route, le requérant n’a pas justifié de la régularité de la situation du véhicule, et le vendeur n’a pas fourni les pièces complémentaires demandées. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et d’injonction.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'arrêté du 3 mars 2025 par lequel le préfet des Côtes-d'Armor refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant sénégalais, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision de refus de séjour était insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de la situation personnelle du requérant, notamment au regard de son parcours professionnel et de son intégration. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et les décisions subséquentes ont été jugées illégales par voie de conséquence. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de M. et Mme B visant à annuler le refus d'autorisation d'instruire en famille leur fille pour l'année 2024-2025. La juridiction a d'abord écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la composition de la commission académique, la jugeant conforme aux articles D. 131-11-10 à D. 131-11-12 du code de l'éducation. Sur le fond, le tribunal a rappelé que l'instruction en famille est une dérogation, et qu'il appartient à l'administration de vérifier, au vu de l'intérêt supérieur de l'enfant, si cette forme d'instruction est plus conforme à son intérêt que la scolarisation en établissement. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision de la commission académique fondée sur l'article L. 131-5 du code de l'éducation et la loi du 24 août 2021.
Le Tribunal administratif de Rennes annule deux titres de perception émis les 7 juin et 13 juillet 2023 à l’encontre de Mme A, fonctionnaire d’État, pour des montants de 5 194,23 € et 7 546,06 €. La requérante contestait le défaut d’indication des bases de liquidation des créances. Le tribunal, appliquant l’article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, constate que les titres ne comportaient ni calcul précis ni document explicatif, et que l’administration n’a pas apporté d’éléments suffisants pour remédier à ce vice. En conséquence, les titres sont annulés et l’État est condamné à verser 1 500 € à Mme A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, un agent de catégorie B du ministère des armées, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de rétablissement des indemnités pour travail de nuit, dimanche et jours fériés. Le tribunal a considéré que ces indemnités, régies par les décrets n° 2007-1525 et n° 2007-1526 du 24 octobre 2007, ne sont pas applicables aux agents de catégorie B comme le requérant. La solution retenue s'appuie sur le code général de la fonction publique et les décrets précités, sans faire droit aux moyens invoqués par M. A.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D et Mme F, qui demandaient l'annulation de la décision du 26 juin 2024 par laquelle la commission de l'académie de Rennes leur a refusé l'autorisation d'instruire leur fils en famille pour l'année scolaire 2024-2025. Le tribunal a estimé que les requérants ne justifiaient pas d'une situation propre à l'enfant, comme l'hypersensibilité alléguée, et que leur projet pédagogique manquait de précisions, ne démontrant pas qu'il répondait mieux aux besoins de l'enfant qu'une scolarisation en établissement. La décision a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'erreur de droit ou d'appréciation au regard des articles L. 131-5 et R. 131-11-5 du code de l'éducation. La demande de médiation a également été rejetée, faute d'accord envisageable.
Le tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête en annulation de M. D contre l'arrêté du 4 octobre 2022 refusant le renouvellement de son détachement, ainsi que sa demande indemnitaire pour gestion fautive de carrière. La requête en excès de pouvoir a été jugée irrecevable car tardive, le délai de recours contentieux de deux mois étant expiré. La demande indemnitaire a également été rejetée, le tribunal estimant que l'administration n'avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. Les décisions attaquées ont été prises par une autorité compétente et sont suffisamment motivées, conformément au code des relations entre le public et l'administration et au code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme et M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la société Enedis d’enlever un poteau électrique implanté sur leur propriété et de les indemniser. Les requérants soutenaient que l’ouvrage public, édifié sans droit ni titre, constituait une emprise irrégulière et gênait la circulation. Le tribunal a estimé que la contestation portait sur la propriété du terrain d’assiette du poteau, soulevant une difficulté sérieuse relevant de la compétence judiciaire. En application de l’article R. 771-2 du code de justice administrative, il a sursis à statuer et transmis la question préjudicielle à la juridiction judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. A B contestant le refus implicite du préfet d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. En cours d'instance, le préfet a finalement délivré ce récépissé sur le fondement de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales d'annulation et d'injonction, celles-ci ayant perdu leur objet. Les conclusions accessoires fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours de M. A, ressortissant surinamais, contre un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pendant trois ans. Le requérant invoquait notamment une menace pour l'ordre public insuffisamment établie, une méconnaissance de son droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et de l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la condamnation de M. A pour des faits graves justifiait le refus de séjour et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à ses droits. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les articles L. 423-23, L. 435-1, L. 612-8 et L. 612-10 du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D, qui contestait le refus de La Poste de reconnaître une rechute de son accident de service de 2006. Le tribunal a estimé que le lien de causalité direct et certain entre l'accident initial et la pathologie invoquée (épithéliopathie rétinienne) n'était pas établi, les avis médicaux ne permettant pas de conclure à une aggravation exclusive imputable au service. En conséquence, la décision de rejet du 27 mai 2022 a été jugée légale, et les conclusions indemnitaires, au demeurant irrecevables faute de recours préalable et prescrites, ont été rejetées. La demande de M. D au titre des frais de justice a également été rejetée, et une somme de 1 500 euros a été mise à sa charge au profit de La Poste.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus implicite du préfet du Morbihan de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que la requête était tardive, car elle devait être regardée comme dirigée contre l'arrêté du 4 juin 2024, lequel avait expressément rejeté sa demande et lui avait notifié les voies et délais de recours. Le délai de recours de trente jours n'ayant pas été respecté, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A B, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet du Finistère lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de sa situation personnelle, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également vérifié l'application des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) concernant le refus de titre, ainsi que l'article L. 612-8 du même code pour l'interdiction de retour. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Rennes annule la décision du 5 juin 2024 par laquelle la commission de l'académie de Rennes a confirmé le refus d'autoriser l'instruction en famille de l'enfant D pour l'année 2024-2025. La juridiction a retenu un vice de procédure, le recteur n'ayant pas démontré que la commission avait statué à la majorité des membres présents, en méconnaissance de l'article D. 131-11-2 du code de l'éducation. Le tribunal n'a pas examiné les autres moyens soulevés par les requérants, notamment l'erreur de droit ou l'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de la société Amtrust International Underwriters, assureur dommages-ouvrage, qui demandait à faire déclarer la société Technic Etanchéité responsable de malfaçons d'étanchéité sur un chantier de logements à Saint-Brieuc. Le tribunal a relevé d'office que la société Amtrust, simple assureur et non maître d'ouvrage, ne justifiait d'aucun intérêt ni qualité pour agir en responsabilité décennale contre le constructeur défaillant. Par conséquent, ses conclusions ont été déclarées irrecevables, entraînant également l'irrecevabilité des conclusions reconventionnelles de Terres d'Armor Habitat, faute de demande principale valable. La décision s'appuie sur les principes généraux de la procédure administrative et les règles de l'assurance dommages-ouvrage.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A contestant le rejet par le maire de Saint-Jean-Brévelay de sa demande relative à des travaux sur un chemin d'exploitation et à la création d'un rond-point. La juridiction a estimé que les conclusions visant à faire constater la propriété du chemin et à ordonner à la commune d'en apporter la preuve ne relèvent pas de la compétence du juge administratif, ces questions relevant du droit de la propriété privée. En conséquence, ces demandes ont été rejetées comme portées devant une juridiction incompétente, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rennes, 3ème Chambre. Saisi par l'entreprise Émilie B Corzéâm d’une demande indemnitaire de 5 000 euros pour le préjudice subi du fait des mesures de fermeture des restaurants et commerces lors de l’épidémie de Covid-19, le tribunal rejette la requête. Il estime que la responsabilité pour faute de l’État n’est pas engagée, les mesures sanitaires étant fondées sur les articles L. 3131-1 du code de la santé publique et les régimes législatifs d’urgence, et que le principe de précaution (article 5 de la Charte de l’environnement) n’est pas applicable en l’espèce. Le tribunal écarte également la responsabilité sans faute pour rupture d’égalité devant les charges publiques, faute pour la requérante de démontrer un préjudice anormal et spécial.