20 628 décisions disponibles — page 234/1032
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet du Morbihan refusant l'admission exceptionnelle au séjour de M. A, ressortissant sénégalais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la promesse d'embauche invoquée était devenue caduque et qu'il s'agissait d'une première demande de titre de séjour, sans circonstances particulières justifiant une mesure provisoire. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, sans examen du doute sérieux sur la légalité, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes de M. et Mme E, qui contestaient le refus de les autoriser à instruire en famille leurs deux enfants pour l’année scolaire 2024-2025. Les requérants invoquaient une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’intérêt supérieur de l’enfant, protégé par la Convention internationale des droits de l’enfant et la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a jugé que les décisions de l’administration n’étaient pas entachées d’illégalité, en application des articles L. 131-2 et L. 131-5 du code de l’éducation, issus de la loi du 24 août 2021. La solution retenue confirme le bien-fondé du refus d’autorisation d’instruction en famille.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A B comme manifestement irrecevable. M. B demandait l'annulation du rejet implicite de sa réclamation préalable visant à obtenir réparation d’un préjudice d’anxiété lié à son exposition professionnelle au sein du ministère des Armées. Malgré une demande de régularisation du tribunal, il n’a pas produit l’acte attaqué ni justifié de son impossibilité, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. L’ordonnance a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la SA Eau du Ponant de demandes de décharge partielle de cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2019 à 2021, concernant ses établissements de Brest et Plougastel-Daoulas. La société soutenait que diverses immobilisations (stations d'épuration, fours, cuves, postes de relevage) devaient être exclues de la base imposable en tant que biens d'équipement spécialisé exonérés en application du 11° de l'article 1382 du code général des impôts. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que les biens litigieux, constituant des ouvrages de génie civil ou de maçonnerie, ne pouvaient bénéficier de l'exonération prévue pour les seuls équipements spécialisés. Les demandes de versement d'intérêts moratoires et de frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la société singapourienne Chemical et Fertilizer Industry Holding (CFIh) contestant les cotisations de contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) qui lui ont été réclamées pour les années 2010 à 2016. Le tribunal a jugé que l'administration avait établi que le siège de direction effective de la société était situé en France et qu'elle y exerçait une activité professionnelle non salariée occulte, justifiant l'application de la procédure de rectification prévue à l'article L. 174 du livre des procédures fiscales. La solution retenue confirme l'assujettissement de la société à la CVAE, en application des dispositions du code général des impôts relatives à cet impôt.
Le Tribunal Administratif de Rennes a statué sur la demande de Mme A, qui contestait son imposition sur le revenu pour 2019. La requérante sollicitait la réduction de sa cotisation en raison de dons à une association et du bénéfice de la déduction spécifique de 30 % des revenus fonciers (dispositif "B intermédiaire") lié à l'article 199 septvicies du code général des impôts. L'administration a partiellement fait droit à sa demande en cours d'instance, en accordant un dégrèvement de 1 166 euros pour les dons, rendant cette partie du litige sans objet. Sur le surplus, le tribunal a rejeté la demande relative à la déduction de 30 %, considérant que Mme A n'avait pas respecté les conditions de l'article 31 du code général des impôts, notamment l'engagement de location à un locataire autre qu'un ascendant ou descendant.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la demande de M. B, qui contestait le refus de l'administration fiscale de lui accorder une réduction d'impôt pour les années 2019 à 2021, dans le cadre du dispositif "Scellier" (article 199 septvicies du CGI). Le tribunal a requalifié la demande en réclamation contentieuse et a jugé que M. B n'avait pas respecté le délai de réclamation de deux ans prévu à l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales, sa demande ayant été présentée après l'expiration de ce délai. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet des Côtes-d'Armor du 18 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée et des conditions du séjour de l'intéressé.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant un arrêté préfectoral du 22 avril 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet d'Ille-et-Vilaine avait légalement fondé sa décision sur les articles L. 611-1 (4° et 6°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du rejet définitif de la demande d'asile de l'intéressé et de son activité professionnelle sans autorisation. Il a également estimé que le droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'avait pas été méconnu, M. A ayant pu présenter ses observations lors de sa garde à vue. Enfin, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par M. A d’une demande de suspension de la décision du ministre de l’intérieur du 24 avril 2025 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Après avoir engagé la procédure, le juge des référés a constaté que le requérant s’était désisté de son instance. Ce désistement étant pur et simple, le tribunal en a donné acte par une ordonnance du 21 mai 2025, sans tenir d’audience, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de l'association OGEC Jean-Paul II - De la Salle, qui sollicitait la restitution de la taxe sur les salaires versée en 2022. L'association invoquait l'exonération prévue à l'article 231 du code général des impôts pour les établissements d'enseignement supérieur délivrant des diplômes de niveau bac+5. Le tribunal a jugé que, parmi les établissements gérés par l'association, seul le pôle supérieur de La Salle remplissait les conditions pour bénéficier de cette exonération. En conséquence, l'exonération ne pouvait s'appliquer qu'aux rémunérations des personnels affectés à ce seul pôle, et non à l'ensemble des salariés de l'association.
Le Tribunal Administratif de Rennes (2ème chambre) a rejeté les requêtes de Brest Métropole. Celle-ci demandait la décharge de cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFB) pour les années 2018, 2019 et 2020, à hauteur de plus de 167 000 euros, concernant des stations d'épuration et postes de relevage situés à Plougastel-Daoulas. Le tribunal a jugé que ces immobilisations, exploitées dans le cadre d'une délégation de service public, constituent des établissements industriels dont la valeur locative est déterminée selon la méthode comptable prévue à l'article 1499 du code général des impôts. Il a également écarté l'application de l'exonération de l'article 1382 du même code, la surtaxe perçue par la métropole auprès des usagers présentant le caractère d'une redevance pour service rendu.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. A, ressortissant polonais, contestant un arrêté préfectoral du 28 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le préfet du Morbihan avait fondé cette décision sur le motif que M. A constituait une charge déraisonnable pour le système d'assurance sociale et une menace pour l'ordre public, en application des articles L. 251-1 et L. 232-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a annulé l'arrêté, jugeant que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation, notamment en ne tenant pas compte de la durée de présence de l'intéressé, de son insertion professionnelle et de son régime de semi-liberté destiné à faciliter sa réinsertion.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les requêtes de M. B, un étranger, contestant un arrêté préfectoral du 25 avril 2025 prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) de deux ans et un second arrêté l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision de prolongation de l'IRTF était légalement fondée sur les articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, les requêtes ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D, qui contestait l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine fixant le pays de destination de son éloignement. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance du droit d'être entendu, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de l'association Bridge Club de Vannes, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour 2022. La décision est fondée sur une irrecevabilité procédurale : la requête initiale, signée par le trésorier, n'était pas accompagnée d'une justification de sa qualité pour agir. En cours d'instance, l'association a produit un mandat donné par son bureau, mais n'a pas démontré que cet organe était compétent selon ses statuts, ce qui n'a pas permis de régulariser la procédure. Les articles R. 431-4 du code de justice administrative et R. 200-2 du livre des procédures fiscales ont été appliqués.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 24 avril 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier de la situation. Il a jugé que l'assignation à résidence, fondée sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la demande de M. D a été rejetée, de même que sa demande de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B qui contestait le refus de renouvellement de son attestation de demandeur d'asile. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant ne justifie pas d'une situation d'urgence particulière nécessitant l'intervention du juge des référés dans un délai de 48 heures. En conséquence, la demande de suspension de la décision préfectorale et les conclusions accessoires sont rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes de M. B, un ressortissant algérien, dirigées contre les arrêtés du préfet des Côtes-d'Armor du 27 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la mesure d'éloignement était légalement fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'entrée irrégulière et du travail sans autorisation de l'intéressé. Il a également écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'erreur manifeste d'appréciation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 23 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, en se fondant sur les articles L. 611-1 (1° et 5°) et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la mesure ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la menace pour l'ordre public et de la situation familiale de l'intéressé.