20 628 décisions disponibles — page 244/1032
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B A et Mme C A, qui contestaient le permis de construire initial du 19 avril 2022 et le permis modificatif du 11 septembre 2024 délivrés par le maire de Quimper pour un immeuble tertiaire. Les requérantes invoquaient notamment l'insuffisance du dossier de demande et la méconnaissance des articles UA 3, UA 6, UA 7, UA 10 du plan local d'urbanisme ainsi que de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. Le tribunal a estimé que les illégalités soulevées, en particulier celles relatives à l'article UA 10.2 et à l'insuffisance du dossier, avaient été régularisées par le permis modificatif, conformément à l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été rejetées, de même que les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la société Guyot Environnement Brest d'un recours en annulation contre une injonction de la Carsat de Bretagne du 13 septembre 2023, confirmée le 9 octobre 2023 par la Dreets de Bretagne, lui imposant des mesures de prévention des risques de collision piétons/engins. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la Dreets, jugeant que la levée ultérieure de l'injonction ne privait pas d'objet le recours. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision du 9 octobre 2023 de la Dreets, mais a rejeté les conclusions dirigées contre la décision initiale de la Carsat du 13 septembre 2023, estimant que cette dernière était devenue une décision confirmative après le rejet du recours administratif préalable obligatoire. Les textes appliqués sont les articles L. 422-4 et R. 422-5 du code de la sécurité sociale, ainsi que l'arrêté du 9 décembre 2010.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Seine-Maritime prononçant une interdiction de retour sur le territoire français. Constatant que le requérant avait été assigné à résidence au Havre (Seine-Maritime) après la levée de sa rétention administrative, le tribunal a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du Tribunal Administratif de Rouen. En application des articles R. 922-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 312-8 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, demandeur d'asile, qui sollicitait des mesures urgentes pour faire cesser une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit à un hébergement digne et adapté, non-discrimination). Le juge constate que l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait déjà convoqué M. B pour évaluer sa vulnérabilité liée à son orientation sexuelle et lui proposer un hébergement adapté, ce qui démontre une prise en charge en cours. En l'absence d'une atteinte grave et manifestement illégale établie et d'une urgence justifiée, la demande est rejetée comme manifestement mal fondée, en application des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rennes, saisi par le GAEC de Monplaisir d’un recours en excès de pouvoir contre une ordonnance du 9 avril 2025 rejetant sa contestation de décisions préfectorales sur la conditionnalité des aides PAC, constate que cette requête constitue en réalité un appel. En application des articles R. 351-3 et L. 211-2 du code de justice administrative, le tribunal se déclare incompétent et transmet le dossier à la cour administrative d’appel de Nantes, seule compétente pour connaître des jugements rendus en premier ressort par les tribunaux administratifs.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C, qui contestait l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 15 avril 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier de la situation. Il a jugé que les mesures de l'assignation, notamment l'obligation de pointage et l'astreinte à domicile, n'étaient pas disproportionnées au regard de l'objectif d'éloignement et de la pratique sportive alléguée par le requérant. La décision est fondée sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de l'Office public de l'habitat de Saint-Malo Agglomération. L'office demandait la déduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFB) pour des travaux réalisés dans des logements, sur le fondement de l'article 1391 C du code général des impôts. Le tribunal a jugé que les travaux litigieux, qui consistaient en une restructuration complète d'un immeuble désaffecté pour créer de nouveaux logements, n'étaient pas éligibles à cette déduction. La solution retenue est que l'article 1391 C ne s'applique pas aux travaux ayant pour objet ou pour effet de créer de nouveaux logements, même s'ils améliorent l'accessibilité.
Le Tribunal administratif de Rennes a pris acte du désistement pur et simple de la SARL Lambert Frères, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (2016-2019), des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés (2016-2018), des rappels de taxe sur les véhicules de sociétés (2015-2018) et des droits supplémentaires de cotisation foncière des entreprises (2017-2019). La société, représentée par son liquidateur judiciaire, s’est désistée de l’ensemble de ses demandes, y compris celle relative aux frais de justice. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement en application du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 15 avril 2025 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine l'avait assigné à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier de sa situation, l'absence de perspective raisonnable d'éloignement et l'atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SARL DOMINE DSP, qui contestait le refus du préfet des Côtes-d'Armor d'autoriser le placement en activité partielle de six salariés. Le tribunal a estimé que la société n'apportait pas la preuve de difficultés conjoncturelles, mais plutôt de difficultés d'ordre structurel, ne relevant pas des motifs prévus par les articles L. 5122-1 et R. 5122-1 du code du travail. La décision préfectorale n'a donc pas été entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par les parents d’un enfant handicapé pour obtenir l’exécution d’une décision de la MDPH attribuant une aide humaine individuelle à la scolarisation. Les requérants ont été invités à confirmer le maintien de leurs conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de réponse dans le délai imparti, ils sont réputés s’être désistés de l’ensemble de leurs conclusions. Par ordonnance du 7 mai 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté préfectoral du 15 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. La juridiction a estimé que le préfet d'Ille-et-Vilaine avait légalement fondé sa décision sur les articles L. 611-1 (1° et 6°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'entrée irrégulière de l'intéressée et de son activité professionnelle non autorisée. Les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés. La requérante a néanmoins été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du 9 avril 2025 du préfet des Côtes-d'Armor l'assignant à résidence. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, relatif au droit à la vie privée et familiale. Le tribunal a estimé que M. B n'apportait pas d'éléments suffisants sur sa vie familiale et sur l'absence de menace pour l'ordre public, notamment après une garde à vue pour vol en réunion. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les requêtes de la SAS Altho, qui contestait l’intégration dans la valeur locative de son établissement industriel de travaux d’un montant de 298 009 euros, qu’elle qualifiait d’entretien ou de remise en état, et non d’amélioration. La société demandait la réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties (2019-2020) et de cotisation foncière des entreprises (2018-2020). Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions, considérant que les travaux litigieux, tels que le remplacement de revêtements de sols et de chaussées, constituaient des améliorations apportant un complément de valeur locative, et non de simples travaux d’entretien. Il a également écarté l’application de la doctrine administrative invoquée, faute de démonstration de son caractère plus favorable.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B F D contestant son transfert vers l'Espagne et son assignation à résidence. Le juge a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que la requérante n'établissait pas que les informations prévues à l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 ne lui avaient pas été remises en temps utile. En conséquence, la demande d'annulation des arrêtés préfectoraux du 11 avril 2025 a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de l'association AIRS contestant l'arrêté du maire de Plestan interdisant une manifestation sur la route départementale 55. Le tribunal a estimé que les moyens invoqués par l'association, qualifiant l'arrêté d'abusif et d'arbitraire, n'étaient pas assortis des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Cette décision a été prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement insuffisamment motivées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait l'imposition d'une indemnité transactionnelle de 57 000 euros perçue suite à son licenciement pour faute grave. La requérante soutenait que cette somme, versée en vertu d'un protocole d'accord du 23 septembre 2022, devait être exonérée d'impôt sur le revenu et de contributions sociales, comme une indemnité de licenciement au sens de l'article 80 duodecies du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l'indemnité, bien que versée à l'occasion de la rupture du contrat de travail, ne trouvait pas sa cause dans cette rupture mais dans un litige distinct, et qu'elle ne relevait d'aucune des exceptions légales d'exonération. En conséquence, le prélèvement à la source de 4 213,71 euros opéré par l'employeur a été validé, et les conclusions de Mme A ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. E, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 13 avril 2025 par lequel le préfet du Finistère l'avait assigné à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à la liberté d'aller et venir de M. E ni à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Enfin, le tribunal a considéré que l'éloignement de M. E demeurait une perspective raisonnable au sens de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. E B contestant l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 14 avril 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et fondé sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a estimé que la détention d'une attestation de demande d'asile en réexamen, jugée irrecevable par l'OFPRA, ne faisait pas obstacle à la mesure, l'éloignement restant une perspective raisonnable. Enfin, le tribunal a considéré que l'état de santé de M. B ne justifiait pas une erreur manifeste d'appréciation ou une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient l’annulation d’un permis de démolir délivré par le maire de Saint-Brieuc. La requête a été jugée manifestement irrecevable, car les requérants n’ont pas notifié leur recours à la commune et au titulaire de l’autorisation dans le délai de quinze jours, comme l’exige l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme. Malgré une demande de régularisation, ils n’ont pas fourni la preuve de cette notification. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.