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Le Tribunal Administratif de Rennes (2ème chambre) a statué sur la requête de Mme A, gérante de la SARL Nobel Connexion, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2018 et 2019. La solution retenue est un rejet partiel de la requête : le tribunal a accordé la décharge des impositions et pénalités résultant de l'application de l'article 80 ter du code général des impôts, faute pour l'administration d'avoir établi le caractère forfaitaire des indemnités de frais versées. En revanche, le tribunal a rejeté le surplus des conclusions de Mme A, notamment celles relatives à la décharge des pénalités pour 2018 et 2019, dans la limite du quantum demandé. Les textes appliqués sont les articles 79, 80 ter et 81 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SARL Nobel Connexion, qui contestait des rehaussements d'impôt sur les sociétés pour les années 2017 à 2019. La société demandait notamment le rétablissement d'un déficit reportable et la réduction des cotisations supplémentaires. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, relatifs au droit au recours hiérarchique, à la déductibilité des sommes versées à un ancien dirigeant, aux avoirs clients et aux frais de déplacement, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 23 mars 2022 par lequel la maire de Rennes avait refusé son permis de construire une maison individuelle après démolition totale du bâtiment existant. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé inopérant le moyen fondé sur une erreur manifeste d'appréciation, le refus étant uniquement motivé par la méconnaissance des règles de hauteur maximale et de clôture. Enfin, il a rappelé que l'administration n'est jamais tenue d'accorder un permis assorti de prescriptions, ce moyen étant donc écarté. La décision s'appuie sur les articles L. 422-1 du code de l'urbanisme et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la société Coupole Finance, qui contestait des rappels de TVA (2006) et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés (2003-2010). La société soutenait notamment que son activité n'était pas occulte et que l'application du délai spécial de prescription de dix ans était discriminatoire au regard du droit de l'Union européenne. Le tribunal a jugé que l'administration avait établi l'existence d'un établissement stable en France et le caractère occulte de l'activité, justifiant l'application des articles L. 169 et L. 173 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes de la société.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de l'association ABEN, qui demandait la condamnation de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) à lui verser des dommages et intérêts et à lui délivrer une carte grise. Les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables car l'association n'a pas justifié, malgré une demande de régularisation du tribunal, avoir formé une réclamation préalable auprès de l'administration, conformément aux articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables non régularisées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B, agent contractuel de l'EPLEFPA de Saint-Aubin du Cormier, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de modification de son contrat à durée déterminée pour obtenir la reconnaissance de fonctions de coordinatrice des activités éducatives. Le tribunal a jugé que, sur le fondement de l'article 45-4 du décret n°86-83 du 17 janvier 1986, un agent contractuel ne dispose pas d'un droit à la modification de son contrat, et que l'administration n'était donc pas tenue d'accepter sa demande. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SARL Adequat Ressources, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2015 et 2017. La société invoquait des anomalies comptables liées à l'utilisation d'un logiciel en mode brouillard et des écarts de stocks imputables à des détournements frauduleux par des salariés d'un prestataire logistique. Le tribunal a considéré que les irrégularités comptables, notamment les écritures déséquilibrées et les numéros de factures manquants, privaient la comptabilité de valeur probante, justifiant le rejet des rectifications. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 47 A du livre des procédures fiscales et 38 quater de l'annexe III au code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. A contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2016 et 2017, issues d’un contrôle fiscal. Le litige portait principalement sur l'imposition de sommes perçues dans le cadre d’un protocole transactionnel, que l’administration avait requalifiées en revenus distribués sur le fondement du c de l’article 111 du code général des impôts. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens de M. A, estimant notamment que l’administration avait établi l’existence d’une gérance de fait et que les sommes étaient imposables comme revenus de capitaux mobiliers. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant les impositions contestées.
Le Tribunal Administratif de Rennes, saisi d’une requête en indemnisation par M. B contre le CIVEN pour un préjudice lié aux essais nucléaires, s’est déclaré incompétent territorialement. Constatant que le demandeur réside à Château-Gontier-sur-Mayenne, le tribunal a appliqué les articles R. 312-14-2 et R. 221-3 du code de justice administrative, qui attribuent compétence au tribunal du lieu de résidence. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Nantes par une ordonnance du 7 mai 2025.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D C, commandant de gendarmerie, qui contestait la sanction de huit jours d'arrêts (avec dispense d'exécution) prononcée à son encontre le 3 novembre 2022 pour manquement à ses obligations de commandement. Le tribunal a jugé que la matérialité des faits reprochés était établie, notamment le défaut de signalement des difficultés relationnelles au sein de son unité, et que la sanction n'était pas disproportionnée au regard des dispositions du code de la défense.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B E, qui contestait l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine ordonnant son transfert en Allemagne. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 3, 4, 5, 17 et 18 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté de transfert a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D, ressortissant géorgien, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen de la situation personnelle. Elle a jugé que la décision était légalement fondée sur le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la motivation était suffisante au regard des textes applicables.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par l'association La Rosarienne et plusieurs requérants de deux recours en excès de pouvoir. Le premier visait l'annulation d'une délibération du conseil municipal de Plérin du 13 décembre 2021, qui approuvait un appel à projet immobilier et autorisait la vente et la désaffectation d'une parcelle. Le second contestait la délibération du 30 janvier 2023 et la décision du maire du 5 janvier 2023 portant déclassement de la même parcelle. Le tribunal a constaté que la commune avait retiré, par une délibération du 23 mai 2022, les dispositions de la délibération du 13 décembre 2021 relatives à la vente et à la désaffectation, rendant les conclusions sur ces points sans objet. Pour le surplus, la solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les moyens soulevés par les requérants portaient sur la méconnaissance des articles L. 2121-12 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales, ainsi que sur l'atteinte au principe d'inaliénabilité du domaine public (article L. 3111-1 du code général de la propriété
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme C, qui contestait son transfert vers l'Espagne et son assignation à résidence. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, faute d'avoir reçu une information dans une langue qu'elle comprend (le somali), ainsi qu'une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en raison de sa vulnérabilité et de l'absence de prise en charge médicale en Espagne. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la procédure d'information était régulière et que les risques allégués n'étaient pas établis. En conséquence, il a annulé l'arrêté de transfert et l'assignation à résidence, et a enjoint au préfet d'enregistrer la demande d'asile de Mme C.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la SARL Ouest Intérieur 35 - 44 d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de Bretagne de l’immatriculer au répertoire des métiers. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la société à confirmer le maintien de sa requête, mais celle-ci n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 6 mai 2025, le tribunal a constaté le désistement d’instance de la société requérante. En outre, la SARL Ouest Intérieur 35 - 44 a été condamnée à verser 1 000 euros à la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de Bretagne au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la SARL Ouest Intérieur 72 d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de Bretagne de l’immatriculer au répertoire des métiers. La chambre a soutenu qu’il n’y avait plus lieu de statuer, la société ayant finalement produit les pièces manquantes en décembre 2024. Le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de sa requête, mais celle-ci n’a pas répondu dans le délai d’un mois. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, la société est réputée s’être désistée, et il est donné acte de ce désistement. La SARL Ouest Intérieur 72 est condamnée à verser 1 000 euros à la chambre au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, rejette la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet du Finistère du 9 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal estime que le préfet a respecté le droit d'être entendu de M. A, qui a pu présenter ses observations lors de sa garde à vue, et que la décision est suffisamment motivée au regard de sa situation personnelle et familiale. Il juge que la mesure d'éloignement est fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et ne méconnaît ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions relatives au séjour pour motifs familiaux ou professionnels. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice sont rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de l'association Agir pour tous et de plusieurs riverains visant à annuler le permis de construire délivré le 8 juillet 2022 par le maire de Bain-de-Bretagne à la congrégation des sœurs hospitalières Saint-Thomas de Villeneuve. Ce permis autorisait la rénovation et l'extension d'un EHPAD, incluant la démolition de bâtiments et la création de places de stationnement. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 431-13 du code de l'urbanisme, jugeant que la voie de chantier provisoire et le réseau aérien d'eaux pluviales ne constituaient pas des constructions au sens de ces dispositions.
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de M. C, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 avril 2025 l’assignant à résidence. Le tribunal écarte les moyens d’incompétence de l’auteur de l’acte, d’insuffisance de motivation et d’erreur manifeste d’appréciation, en se fondant sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il juge que l’assignation est légalement justifiée par l’obligation de quitter le territoire français non exécutée et que les mesures de pointage et de restriction de déplacement ne sont pas disproportionnées. La demande de frais de justice est également rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de l’administration de lui verser l’indemnité temporaire de retraite (ITR). La requérante, née en Nouvelle-Calédonie et résidant en Polynésie française, ne remplissait pas les conditions d’éligibilité prévues par l’article 137 de la loi du 30 décembre 2008. Le tribunal a jugé que le centre des intérêts moraux et matériels doit s’apprécier uniquement dans la collectivité de résidence effective, et non dans l’ensemble des collectivités d’outre-mer.