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Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours de Mme B C, agente territoriale, contestant la délibération du jury de l'examen professionnel d'accès au grade d'assistant socio-éducatif de classe exceptionnelle (2021) qui fixait le seuil d'admission à 11,5/20, l'empêchant d'être admise malgré sa moyenne de 10,5/20. La requérante invoquait une erreur de droit, estimant que le jury ne pouvait fixer un seuil supérieur au minimum légal de 10/20 prévu par l'article 18 du décret n° 2013-593 du 5 juillet 2013. Le tribunal a rejeté la demande, jugeant que le jury, dans l'exercice de son pouvoir souverain d'appréciation, peut fixer un seuil d'admission supérieur au minimum légal, et que l'article 5 du décret n° 2020-301 du 23 mars 2020 ne l'interdit pas. La solution retenue confirme la légalité de la délibération du jury et de la décision de rejet du recours gracieux.
Le Tribunal Administratif de Rennes a constaté que le préfet d'Ille-et-Vilaine avait retiré, le 6 février 2025, l'arrêté du 18 octobre 2024 contesté par Mme B, ressortissante érythréenne. Ce retrait, devenu définitif, a entraîné la disparition rétroactive des décisions d'obligation de quitter le territoire français, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête tendant à l'annulation de l'arrêté et aux injonctions. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A B, aide-soignante au centre hospitalier de Josselin, qui contestait le refus de lui verser l'indemnité forfaitaire pour travail des dimanches et jours fériés durant sa décharge d'activité syndicale. La juridiction a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, car la décision implicite de rejet de sa demande, née le 13 septembre 2021, était devenue définitive faute de recours dans le délai de deux mois. Le tribunal a précisé que les règles d'accusé de réception ne s'appliquent pas aux agents publics et que la décision expresse ultérieure du 17 décembre 2021 n'a pas rouvert ce délai.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. B contestant les courriers du préfet des Côtes-d'Armor des 22 août et 6 septembre 2022, qui l'informaient du retrait envisagé de la carte nationale d'identité de son fils. Le tribunal a relevé que ces courriers constituaient des actes purement informatifs et non des décisions susceptibles de recours pour excès de pouvoir. En tout état de cause, le litige est devenu sans objet car l'enfant a obtenu la nationalité française par décret du 31 juillet 2023 et s'est vu délivrer une nouvelle carte nationale d'identité et un passeport. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et a condamné l'État à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ouvrier d’État au ministère des armées, qui demandait la condamnation de l’État à lui verser 38 000 euros pour des préjudices financier et moral liés à une gestion fautive de sa carrière. Le requérant contestait notamment son absence de reclassement dans les groupes « hors catégorie B » et « hors catégorie C », ainsi que le refus de la commission d’avancement de retenir sa candidature. Le tribunal a jugé que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables faute de demande préalable liant le contentieux, et qu’aucune faute de l’administration n’était établie. La décision s’appuie sur le décret n° 2016-1995 et les arrêtés et instructions relatifs au reclassement et à l’avancement des ouvriers de l’État.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, inspecteur à la DDETS du Finistère, qui contestait le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service d'un accident du 18 mars 2021. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite de rejet du recours gracieux, rappelant que le recours contentieux est dirigé contre la décision initiale. Sur le fond, il a estimé que les conditions de la présomption d'imputabilité au service prévue à l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique n'étaient pas remplies, notamment en raison de l'avis défavorable de la commission de réforme et du délai excessif entre l'accident et le diagnostic médical. La demande d'injonction et celle au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme et M. A et de la MAIF, qui demandaient la condamnation du SIVOM de Bréhec pour défaut d’entretien normal de l’ouvrage public (digue et corps-morts) à la suite de la collision de leur navire le 10 juin 2020. Le tribunal a estimé que le dommage était directement imputable à l’imprudence fautive de M. A, qui n’avait pas déplacé son bateau malgré l’annonce d’un coup de vent, comme le prévoyait le règlement portuaire. En conséquence, aucun défaut d’entretien normal de l’ouvrage public n’a été retenu, et la responsabilité du SIVOM n’a pas été engagée. La décision s’appuie notamment sur les principes de la responsabilité pour défaut d’entretien normal des ouvrages publics.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C, facteur, qui contestait le refus de La Poste de reconnaître comme imputable au service sa tendinite de l'épaule droite. Le tribunal a estimé que la pathologie n'était pas en lien direct avec le service, notamment en raison de la présence de calcifications constatées par expertise médicale. La décision s'appuie sur l'avis de la commission de réforme et l'expertise du 14 avril 2022, sans que le requérant n'apporte d'éléments contraires. Les conclusions de La Poste au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier, bénéficiaire de la protection subsidiaire, demandait la suspension des décisions du préfet du Morbihan refusant de lui délivrer sa carte de résident et un titre de voyage, afin de pouvoir utiliser un visa canadien obtenu pour rejoindre son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière requise pour ce type de référé n'était pas établie, la seule existence d'une atteinte à une liberté fondamentale ne suffisant pas à la caractériser. En conséquence, la demande a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner le fond, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours de M. A, ressortissant guinéen, contre le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que l'OFII n'avait pas suffisamment examiné la vulnérabilité particulière de M. A, qui était mineur isolé à son arrivée en France et souffrait de troubles psychiatriques. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive européenne 2013/33/UE. Le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. A dans un délai de quinze jours.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. B, ressortissant soudanais, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil, au motif qu'il aurait altéré volontairement ses empreintes digitales. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'irrégularité de l'évaluation de vulnérabilité, estimant que les mentions de la fiche étaient suffisantes. Il a également jugé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur le constat d'altération des empreintes, ce qui constitue un cas de fraude au sens de l'article D. 551-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes de M. B, ingénieur au Cerema, contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). Le tribunal a jugé que le Cerema est un établissement public administratif et non un service à compétence nationale, ce qui justifie l'application de la grille indemnitaire des services déconcentrés. En conséquence, la décision du 19 avril 2023 et la demande indemnitaire de 11 750,10 euros ont été rejetées, aucune faute n'étant retenue à l'encontre de l'établissement. Les décisions s'appuient notamment sur les décrets n°97-464 du 9 mai 1997 et n°2013-1273 du 27 décembre 2013.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme B et M. D d'une protestation contre les élections ordinales des masseurs-kinésithérapeutes du Finistère du 8 juin 2023. Les requérants contestaient la décision du conseil départemental de l'ordre, estimant qu'elle était insuffisamment motivée, entachée d'une erreur de droit et que le conseil s'était cru lié par l'avis du conseil national. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans ordonner de nouvelles élections. La décision s'appuie sur les articles 8 à 15 du règlement électoral de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B contestant le refus du ministre de l'intérieur d'agréer sa candidature au poste de policier adjoint. Le tribunal a jugé que si les faits de 2015, commis alors que l'intéressé était mineur, ne pouvaient légalement justifier ce refus, les faits de violence et d'injure raciste commis en 2018 et 2020 étaient, eux, matériellement établis et d'une gravité incompatible avec l'exercice des fonctions de policier. La décision se fonde sur les dispositions du décret n°95-654 du 9 mai 1995 et du code de la sécurité intérieure, qui subordonnent le recrutement dans la police nationale à un agrément administratif.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. F, surveillant brigadier pénitentiaire, qui contestait le refus de mettre fin à sa suspension conservatoire et le refus d'octroi de la protection fonctionnelle (décision du 15 novembre 2021), ainsi que l'arrêté du 17 décembre 2021 prolongeant sa suspension. Le tribunal a jugé que la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Rennes était compétente pour signer la décision du 15 novembre 2021, en application de l'arrêté du 12 mars 2009 portant déconcentration de la gestion des personnels. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. F, incluant sa demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme B A contestant l'arrêté du préfet du Finistère du 15 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le préfet a conclu au non-lieu à statuer, ayant délivré à l'intéressée une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal a constaté que cette délivrance rendait sans objet les conclusions de la requête dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français et les décisions subséquentes. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes et rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B A pour contester le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil, motivé par une suspicion d'altération volontaire de ses empreintes digitales. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'OFII, estimant que la requête, bien que succincte, exposait un moyen. Sur le fond, le juge a annulé la décision de l'OFII, considérant que l'administration n'apportait pas de preuves suffisantes pour établir la fraude alléguée, se contentant d'une mention non étayée. Cette solution s'appuie sur les articles L. 551-15 et D. 551-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A B d’un recours contre le refus du ministre des armées de lui attribuer l’allocation spécifique de cessation anticipée d’activité pour exposition à l’amiante. Par un mémoire du 14 janvier 2025, M. B s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait. En application du code de justice administrative, il a donné acte de ce désistement d’instance.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'arrêté du 17 mai 2023 par lequel le ministre de l'intérieur avait infligé un blâme à M. A, major de police. Le tribunal a jugé que les faits reprochés (absence de communication d'une lettre, problème d'approvisionnement d'un gilet pare-balles, défaut de compte-rendu à la hiérarchie) ne revêtaient pas un caractère fautif, l'administration n'ayant pas apporté de preuves suffisantes pour les contredire. En conséquence, la sanction disciplinaire a été annulée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens de la requête. La décision s'appuie sur les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, un ancien ouvrier de l’État du ministère des armées, qui demandait l’annulation de la décision implicite refusant de reconnaître ses années d’exposition à l’amiante (2003-2020) comme des années de travaux insalubres. Le tribunal a estimé que M. B ne justifiait pas avoir accompli des travaux insalubres au sens des décrets des 18 août 1967 et 5 octobre 2004, faute de pièces probantes. En conséquence, les conclusions à fin d’injonction et de revalorisation de l’allocation spécifique de cessation anticipée d’activité (ASCAA) ont également été rejetées, de même que la demande de frais de justice.