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Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. et Mme C et de Mme A F contestant l'arrêté du 3 mai 2022 du préfet du Morbihan délimitant le domaine public maritime sur la commune de Crac'h, incluant leur parcelle YL 57. Les requérants invoquaient notamment l'absence des avis du maire et du préfet maritime dans le dossier de participation du public, mais le tribunal a constaté que ces avis étaient bien joints au dossier, écartant ce moyen comme manquant en fait. Le tribunal a également examiné le fondement de la délimitation, rappelant que le rivage de la mer est constitué par tout ce que couvrent les plus hautes marées, et a jugé que l'arrêté préfectoral était conforme aux dispositions des articles L. 2111-4 et L. 2111-5 du code général de la propriété des personnes publiques. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du préfet des Côtes-d'Armor retirant l'attestation de demande d'asile de M. B, faute de preuve d'une délégation de signature valable pour cet acte. En revanche, le tribunal a rejeté les autres moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour d'un an, estimant notamment que le signataire disposait d'une délégation régulière et que les décisions étaient suffisamment motivées. La solution s'appuie sur les articles L. 542-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour l'annulation, et sur les articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 611-1 du même code pour le rejet des autres conclusions.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. I, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet du Morbihan du 23 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant ne justifiait pas de liens personnels et familiaux anciens et stables en France. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 611-1, L. 612-8 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme E, voisine mitoyenne, qui demandait l'annulation du permis de construire délivré le 17 août 2023 par la maire de Rennes à la société ACP Immo pour la construction d'un immeuble de 16 logements et d'un bureau après démolition d'une maison existante. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment celui tiré de l'incompétence du signataire, faute de preuve de la démission de l'adjointe avant la signature de l'arrêté, et celui fondé sur l'article R. 423-50 du code de l'urbanisme, insuffisamment étayé. La solution retenue est le rejet des conclusions d'annulation, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A contestant l'arrêté de transfert vers la Croatie pris par le préfet d'Ille-et-Vilaine. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a également jugé que les droits à l'information (article 4 du règlement UE n° 604/2013) et à l'entretien individuel (article 5) avaient été respectés, les brochures ayant été remises en français. Enfin, le tribunal a écarté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du même règlement, la présence du frère réfugié statutaire de M. A ne constituant pas un motif suffisant pour déroger au transfert.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C, qui contestait un arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 17 février 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte, d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que l'éloignement de l'intéressé demeurait une perspective raisonnable et que les modalités de l'assignation n'étaient pas disproportionnées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, contestant les arrêtés préfectoraux du 21 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d’un an et l’assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d’éloignement était légalement fondée sur les 4° et 6° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison du rejet définitif de sa demande d’asile et de son travail sans autorisation. Il a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme (absence d’atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale) et de l’article 3 de la même Convention (risques non établis en cas de retour au Congo). L’aide juridictionnelle provisoire a été accordée à M. A.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours de Mme B, ressortissante turque, contre le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le refus était fondé sur le motif que sa demande d'asile avait été présentée plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France, conformément aux articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision de l'OFII était légale et que les moyens soulevés par Mme B, notamment l'incompétence de la signataire, le défaut de motivation et l'absence d'examen de sa vulnérabilité, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'arrêté du 5 octobre 2024 par lequel le préfet du Morbihan refusait le renouvellement du titre de séjour pour raison de santé de Mme K, ressortissante mongole. La décision a été annulée pour incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire ne disposant pas d'une délégation pour les actes relevant du pôle séjour, ainsi que pour insuffisance de motivation et défaut d'examen de la situation personnelle. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme K, sans lui ordonner la délivrance d'un titre. Les articles L. 425-9 et L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient en cause.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 7 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur l'avis du collège de médecins de l'OFII, lequel concluait que si l'état de santé de M. A nécessitait une prise en charge médicale, son défaut n'entraînerait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité au sens de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le refus de titre de séjour étant légal, les décisions portant obligation de quitter le territoire et interdiction de retour, qui en découlaient, ont également été validées. La demande de M. A au titre des frais de justice a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A visant à suspendre la décision du ministre de l’intérieur du 5 octobre 2023 et à obtenir la restitution de son permis de conduire. La requête a été jugée irrecevable, d’une part, car le requérant n’a pas précisé le fondement juridique de sa demande, et d’autre part, car il n’a pas joint l’acte attaqué. En outre, la condition d’urgence n’a pas été établie, faute de pièces justificatives démontrant que la perte du permis menaçait son emploi. La décision se fonde sur les articles L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'arrêté du 10 octobre 2024 par lequel le préfet du Finistère refusait un titre de séjour à M. A, l'obligeait à quitter le territoire et prononçait une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que le préfet avait insuffisamment examiné la situation de M. A en ne tenant pas compte d'un nouveau "kit employeur" transmis le 13 septembre 2024, ce qui entachait la décision d'un défaut d'examen. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (refus de titre, obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour) ont été annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente, et d'effacer son signalement au système d'information Schengen, sans astreinte.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A contestant un certificat de suspension de sa pension pour des indus de 2021 et 2022. La requérante invoquait sa situation de précarité, mais le juge a estimé que cette circonstance ne la dispensait pas de l'obligation de rembourser l'indu. Il a rappelé qu'il ne lui appartient pas d'accorder une remise gracieuse, cette compétence relevant de l'administration. La requête a été rejetée comme manifestement infondée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B visant à suspendre l'exécution de l'arrêté d'expulsion du 2 mai 2019 pris par le préfet des Bouches-du-Rhône. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, compte tenu de la menace persistante que l'intéressé représente pour l'ordre public en raison de ses multiples condamnations pénales et de son maintien irrégulier sur le territoire. Il écarte également l'atteinte grave et manifestement illégale aux libertés d'aller et venir et à la vie familiale, relevant que le préfet a bien procédé au réexamen de la situation de M. B, comme enjoint précédemment, et que la cellule familiale peut se reconstituer au Maroc. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi en référé par plusieurs associations environnementales pour suspendre des permis d’aménager délivrés le 13 janvier 2025 par le préfet du Morbihan, autorisant la construction d’une voie cyclable sur le tombolo de Gâvres, en site classé et Natura 2000. En cours d’instance, le préfet a retiré ces arrêtés le 28 février 2025. Le juge des référés a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les demandes de suspension, devenues sans objet. Il a toutefois condamné l’État à verser 3 000 euros à l’association "Bretagne Vivante" et autres, ainsi que 1 500 euros à l’association "Gâvres 56", au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que le préfet des Côtes-d'Armor avait abrogé, le 4 mars 2025, les arrêtés du 14 février 2025 portant expulsion, assignation à résidence et fixation du pays de destination de M. A. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension, la décision contestée ayant disparu de l'ordre juridique. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée par M. A.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête en référé de M. B, qui demandait un branchement électrique provisoire pour sa caravane. La requête a été jugée irrecevable car M. B n’a pas précisé le fondement juridique de sa demande. Par ailleurs, le refus de raccordement pour 2024 avait déjà produit tous ses effets, et le litige concernant Enedis, société privée, relève de la compétence du juge judiciaire. La décision est fondée sur les articles L. 521-1, L. 522-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les recours de Mme E et M. D, une famille de demandeurs d'asile, contestant le refus de l'OFII de leur octroyer les conditions matérielles d'accueil. Les requérants invoquaient notamment l'absence d'examen de leur vulnérabilité, liée à l'état de santé de leur enfant, et contestaient la légalité de l'article L. 551-15 du CESEDA au regard du droit de l'Union européenne. Le tribunal a rejeté leurs demandes d'annulation, estimant que la décision de l'OFII était légale et proportionnée, et qu'aucune violation des textes applicables, dont la directive 2013/33/UE, n'était caractérisée.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de l'exclusion définitive d'une étudiante en soins infirmiers, prononcée par l'IFSI du centre hospitalier Guillaume Régnier. Le juge a reconnu l'urgence, la décision compromettant gravement l'avenir professionnel de l'étudiante. Cependant, il a estimé qu'aucun moyen soulevé, notamment l'absence d'information sur le droit de se taire ou le caractère disproportionné de la sanction, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées. Par conséquent, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C, infirmière au CHU de Rennes, qui contestait son licenciement pour insuffisance professionnelle prononcé le 1er juin 2022. La requérante invoquait plusieurs irrégularités de procédure, notamment un défaut de motivation de l'avis du conseil de discipline et le non-respect du délai de convocation de quinze jours prévu par le décret n° 89-822 du 7 novembre 1989. Le tribunal a jugé que l'avis du conseil de discipline était suffisamment motivé et que le moyen tiré du non-respect du délai de convocation n'était pas fondé. Par conséquent, le tribunal a également rejeté les conclusions indemnitaires de Mme C, faute d'illégalité fautive ou de préjudice anormal et spécial.