20 628 décisions disponibles — page 317/1032
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par les sociétés Keywest et Karma d’une demande d’indemnisation de 10 800 euros contre l’État pour refus illégal de prêter le concours de la force publique. Les requérantes se sont désistées de leur requête après que le préfet du Finistère leur a accordé satisfaction. Le tribunal, constatant un désistement pur et simple, en a donné acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, rejette la requête de M. B, ouvrier d’État au ministère de l’intérieur, qui demandait à être licencié après avoir refusé plusieurs postes de reclassement. Le juge estime que ces conclusions ne relèvent pas de l’office du juge des référés et qu’à supposer qu’elles tendent à la suspension d’un arrêté de mutation, aucun moyen de droit n’est soulevé pour en contester la légalité. La requête est rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, pour défaut manifeste de fondement juridique.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. Luneau dirigée contre la délibération du conseil municipal de Carnac approuvant le programme du nouveau musée de Préhistoire. Le tribunal a jugé que la délibération était suffisamment motivée et que le maire n'avait pas induit le conseil municipal en erreur sur la participation financière de la communauté de communes. Il a également écarté les moyens tirés de l'irrégularité du compte-rendu et de l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 2121-15 du code général des collectivités territoriales et L. 2421-3 du code de la commande publique.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 mai 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a estimé que la procédure d'avis médical de l'OFII avait été régulièrement suivie et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. C pouvait bénéficier de soins appropriés dans son pays d'origine. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels stables en France. En conséquence, l'ensemble des moyens soulevés, y compris ceux relatifs à l'obligation de quitter le territoire et à l'interdiction de retour, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation des Côtes-d'Armor le 11 octobre 2024 pour un hébergement d'urgence, mais n'ayant reçu aucune offre dans le délai de trois mois. Statuant sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a enjoint au préfet des Côtes-d'Armor d'attribuer à M. A un hébergement adapté avant le 1er avril 2025, sans assortir cette injonction d'une astreinte. La solution retenue consacre l'obligation de résultat de l'État en matière de droit au logement opposable, indépendamment des difficultés pratiques invoquées par le préfet.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Morbihan du 12 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, jugeant le recours recevable. Sur le fond, le tribunal a estimé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux stables et anciens en France, et de la menace à l'ordre public représentée par la condamnation pénale de l'intéressé. En conséquence, les décisions refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant l'interdiction de retour ont été jugées légales, les moyens soulevés étant écartés.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en urgence sur le recours de M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation des Côtes-d'Armor le 5 avril 2024, constate qu'aucune offre de logement adaptée ne lui a été faite dans le délai légal. En application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal ordonne à l'État de lui attribuer un logement tenant compte de ses besoins et capacités, sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé un délai de trois mois. La solution retenue impose une obligation de résultat à l'État, garant du droit au logement opposable, sans que les difficultés pratiques invoquées par le préfet ne puissent y faire obstacle.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet des Côtes-d'Armor d'attribuer un hébergement d'urgence à M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 11 octobre 2024. Constatant qu'aucune offre n'avait été proposée dans le délai de trois mois, le juge a rappelé l'obligation de résultat de l'État et ordonné l'hébergement avant le 1er avril 2025, sans assortir cette injonction d'une astreinte.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les recours de la société Compagnie des Eaux et de l'Ozone contre des titres exécutoires émis par la communauté d'agglomération du Pays de Saint-Malo pour des pénalités liées à un contrat de délégation de service public pour l'eau et l'assainissement. La société contestait la régularité des titres, notamment l'absence de procédure contradictoire et le bien-fondé des pénalités. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les titres étaient réguliers et que les pénalités étaient justifiées par les manquements contractuels. Il a également condamné la société à verser les intérêts sur les sommes dues et à payer 4 000 euros à la communauté d'agglomération au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la société Nature et Résidence Groupe, qui contestait l'opposition du préfet du Finistère à sa déclaration pour un parc résidentiel de loisirs à Loctudy (IOTA, rubrique 2.1.5.0). Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire n'était pas requise, car il ne s'agissait pas d'un retrait. Sur le fond, il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, le projet ne satisfaisant pas aux exigences de l'article L. 211-1 du code de l'environnement en raison de la non-conformité du réseau d'assainissement collectif de la commune, sans que des prescriptions spéciales puissent y remédier.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la société Lamaedra d’une demande d’indemnisation pour des dommages de travaux publics causés par l’aménagement de la place d’Armes à Ploërmel. La société a ensuite présenté un désistement pur et simple de sa requête, accepté par la commune. Par ordonnance du 3 février 2025, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune indemnité n’a été allouée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la société Signali, qui demandait l'annulation de la délibération du 30 juin 2022 du conseil municipal de Lanester approuvant le règlement local de publicité. La société, qui exploitait des panneaux publicitaires scellés au sol, contestait l'interdiction totale de ces dispositifs, invoquant notamment une atteinte à la liberté du commerce et de l'industrie et une rupture d'égalité. Le tribunal a jugé que la commune avait légalement exercé son pouvoir réglementaire en application des articles L. 581-1, L. 581-9 et L. 581-14 du code de l'environnement, et que l'interdiction contestée, proportionnée à l'objectif de protection du cadre de vie, ne méconnaissait pas les principes invoqués. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la société Compagnie des Eaux et de l'Ozone pour contester des titres exécutoires émis par la communauté d'agglomération du Pays de Saint-Malo, lui infligeant des pénalités pour les exercices 2018 à 2021 dans le cadre d'un contrat de délégation de service public pour la collecte et le traitement des eaux usées. La société invoquait notamment l'irrégularité de la procédure contradictoire, l'absence de réserves sur les prestations et le caractère infondé des pénalités. La juridiction a rejeté les requêtes, considérant que les titres exécutoires étaient réguliers et que les pénalités avaient été calculées conformément aux clauses contractuelles, sans que le délai d'émission ne porte atteinte au principe de loyauté. La solution retenue s'appuie sur les stipulations du contrat de délégation de service public et les principes généraux du droit administratif des contrats.
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de la société Aire de Pub, qui contestait l'arrêté du 28 juillet 2022 de la maire d’Auray lui ordonnant de supprimer un panneau publicitaire. Le tribunal écarte le moyen de caducité du règlement local de publicité (RLP) de 2011, car ce dernier, adopté après la loi du 12 juillet 2010, n’est pas soumis à la limite de validité de dix ans et six mois prévue à l’article L. 581-14-3 du code de l’environnement. En conséquence, la maire était compétente pour exercer la police de la publicité en vertu de l’article L. 581-14-2 du même code. La solution retenue confirme la légalité de la mise en demeure fondée sur l’interdiction de publicité dans un site patrimonial remarquable (article L. 581-8).
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation des Côtes-d'Armor le 17 mai 2024, afin d'obtenir un logement d'urgence en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai de trois mois, le tribunal a enjoint au préfet des Côtes-d'Armor de lui attribuer un logement avant le 1er avril 2025. La solution retenue repose sur l'obligation de résultat de l'État, garant du droit au logement opposable, sans qu'une astreinte soit jugée nécessaire en l'espèce.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante étrangère afin d’enjoindre au préfet de lui délivrer son titre de séjour étudiant, indispensable à son changement de statut professionnel. En cours d’instance, le titre a été remis à l’intéressée le 21 janvier 2025, rendant sans objet sa demande d’injonction. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. En revanche, il a condamné l’État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet des Côtes-d'Armor d'attribuer un logement à M. B avant le 1er avril 2025. M. B avait été reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation le 17 mai 2024, mais aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai de trois mois. Le tribunal a jugé que l'État est tenu à une obligation de résultat et que les difficultés pratiques invoquées par le préfet ne le déliaient pas de cette obligation. Aucune astreinte n'a été prononcée dans les circonstances de l'espèce.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a enjoint au préfet des Côtes-d'Armor d'attribuer un hébergement d'urgence à M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 11 octobre 2024, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Constatant qu'aucune offre effective n'avait été faite dans le délai de trois mois et que l'urgence persistait, le juge a ordonné une solution d'hébergement adaptée avant le 1er avril 2025, sans astreinte. La décision rappelle l'obligation de résultat de l'État en matière de droit au logement opposable.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet des Côtes-d'Armor d'attribuer un logement à M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 6 septembre 2024. Le tribunal a constaté qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été faite dans le délai de trois mois, et que l'urgence persistait. Il a ordonné l'attribution d'un logement avant le 1er avril 2025, sans assortir cette injonction d'une astreinte.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation des Côtes-d'Armor le 6 septembre 2024, afin d'obtenir un logement en urgence en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a constaté qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été faite dans le délai légal, malgré l'obligation de résultat incombant à l'État. Il a enjoint au préfet des Côtes-d'Armor d'attribuer un logement à M. B avant le 1er avril 2025, sans assortir cette injonction d'une astreinte.