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Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'arrêté du préfet du Morbihan du 10 septembre 2024 refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. B, en méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la présence régulière de toute sa famille nucléaire en France. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. B un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes a condamné M. B à une amende de 300 euros pour avoir stationné sans autorisation son navire sur le domaine public maritime, constituant une contravention de grande voirie. La décision, rendue par un magistrat désigné, se fonde sur les articles L. 2132-2, L. 2132-3 et L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques, ainsi que sur l'article 131-13 du code pénal. Le tribunal a retenu que l'infraction est purement matérielle, écartant le caractère non intentionnel invoqué par le contrevenant. L'amende initialement requise de 500 euros a été réduite à 300 euros compte tenu des circonstances de l'espèce.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les recours de Mme A C et de M. D B contre des décisions du préfet du Morbihan refusant la délivrance d’un titre de séjour « passeport talent » et assortissant ce refus d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a constaté que le préfet avait retiré l’arrêté contesté du 28 août 2024, rendant sans objet les conclusions dirigées contre les décisions d’éloignement et de surveillance. Sur le refus de titre de séjour, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les articles L. 421-21, L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En conséquence, les requêtes ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de communication du compte-rendu de son entretien individuel dans le cadre d’une demande de naturalisation. Après que l’administration lui a communiqué le document sollicité, Mme B s’est désistée de sa requête. Par ordonnance du 4 février 2024, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A contre le permis de construire délivré par le maire de Montgermont pour un ensemble immobilier. La requérante invoquait des nuisances (perte d’ensoleillement, d’intimité, vues plongeantes) et un défaut d’accès pour les secours. Le tribunal a jugé que le premier moyen, fondé sur des atteintes de droit privé, était inopérant pour contester la légalité de l’autorisation d’urbanisme. Le second moyen, soulevé après l’expiration du délai de recours contentieux, a été déclaré irrecevable en application de l’article R. 600-5 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, un ressortissant géorgien, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que ce refus était justifié car M. A avait présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile, ce qui permet de lui refuser ces conditions en application de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. De plus, M. A n'a pas démontré, par des pièces médicales, qu'il se trouvait dans une situation de vulnérabilité particulière nécessitant une dérogation. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation de la décision de l'OFII.
Le Tribunal Administratif de Rennes, saisi par Mme Hérouard, secrétaire médicale, d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande d’indemnité chaussures par le centre hospitalier Guillaume Régnier, constate que l’administration a, par une décision du 22 novembre 2023, accordé rétroactivement cette prime à l’intéressée. Cette décision, devenue définitive, a implicitement retiré le refus initial, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation. Le tribunal prononce donc un non-lieu à statuer sur ces conclusions, rejette les conclusions à fin d’injonction, mais rappelle au centre hospitalier son obligation d’exécuter la décision du 22 novembre 2023 dans un délai de six mois.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait deux arrêtés du préfet de la région Bretagne : l’un refusant son autorisation d’exploiter des parcelles à Bruz, l’autre accordant cette autorisation à un concurrent, M. E. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, l’insuffisance de motivation, le défaut d’information sur la date d’examen par la commission départementale d’orientation de l’agriculture (CDAO), et la méconnaissance des articles L. 331-2 et L. 331-3 du code rural ainsi que du schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA) de Bretagne. La solution retenue est le rejet des conclusions d’annulation, fondé sur le code rural et de la pêche maritime, le décret n°2004-374 du 29 avril 2004, et le SDREA de Bretagne.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, un ressortissant syrien, qui contestait le refus implicite de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que M. A, ayant présenté une demande de réexamen d'asile, se trouvait dans un cas de refus de principe prévu par l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que sa situation de vulnérabilité n'était pas établie, malgré la présence de son jeune fils et ses problèmes de santé. La solution retenue est le rejet de la requête, sans examen de sa recevabilité.
Le Tribunal administratif de Rennes rejette la requête de M. A, ressortissant éthiopien, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée et que l'illisibilité répétée de ses empreintes digitales, sans explication valable, constitue une fraude justifiant le refus sur le fondement de l'article D. 551-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il écarte également l'argument tiré de la vulnérabilité du requérant, faute d'éléments probants. La solution retenue confirme la légalité du refus de l'OFII.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, un ressortissant éthiopien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que l'administration avait pu légalement fonder sa décision sur l'altération volontaire des empreintes digitales du demandeur, constitutive d'une fraude, en application des articles L. 551-15 et D. 551-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les explications fournies par M. A, non étayées par des pièces médicales, n'ont pas été jugées suffisantes pour écarter le motif de fraude.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, demandeur d'asile turc, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée, que l'entretien de vulnérabilité s'était déroulé régulièrement, et que le requérant n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée en France, sans motif légitime. Il a ainsi jugé que le refus était fondé sur les dispositions des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour pris par le préfet du Morbihan. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que la condamnation de l'intéressé pour trafic de stupéfiants constituait une menace pour l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement des articles L. 412-5 et L. 412-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la demande de suspension de la décision du CNAPS retirant la carte professionnelle d'agent de sécurité de M. A. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie en raison du délai de six mois écoulé entre la décision contestée et la saisine du tribunal. Il a également considéré qu'aucun moyen soulevé ne créait, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment sur la motivation et la procédure contradictoire. Cette décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 211-2 et suivants du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A H contestant l'arrêté du préfet du Morbihan du 16 septembre 2024 portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen de la situation personnelle. Elle a considéré que la vie commune avec son compagnon français, débutée en novembre 2022, n'était pas suffisamment ancienne et stable pour justifier un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. C et Mme D, membres d'une même famille, pour contester les arrêtés du préfet d'Ille-et-Vilaine du 17 septembre 2024 leur imposant une obligation de quitter le territoire français, assortie d'une interdiction de retour d'un an. Les requérants invoquaient notamment l'insuffisance de motivation, un défaut d'examen de leur situation personnelle, et la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient légales.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B A, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Morbihan du 3 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut de saisine de la commission du titre de séjour, la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en application des dispositions du CESEDA et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. A, ressortissant albanais, contestant un arrêté préfectoral du 1er octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de la SAS du Rhun contre la décision du préfet de la région Bretagne du 29 juillet 2022. Cette décision mettait en demeure la société de déposer une demande d'autorisation d'exploiter pour des parcelles de 31,9 hectares à Plouigneau. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et juge que la transformation de la SARL en SAS avec un seul associé exploitant ne relève pas des exceptions à l'autorisation préalable prévues à l'article L. 331-2 du code rural et de la pêche maritime. Il estime que le préfet n'a commis ni erreur de droit, ni erreur de fait, ni erreur manifeste d'appréciation en exigeant cette autorisation.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite du président de Lannion-Trégor-Communauté de modifier le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) pour reclasser ses parcelles en zone UC. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, jugeant qu'un refus d'abroger un PLU n'est pas soumis à cette obligation. Il a également estimé que le classement des parcelles en zone naturelle (N) n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, au regard des objectifs du PADD et des dispositions des articles L. 151-8, L. 151-9 et R. 151-24 du code de l'urbanisme. La demande d'injonction et les conclusions au titre des frais de justice ont été rejetées.