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Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la société Synerbat 22 contestant un titre de recette de 21 899,88 euros émis par la commune de Lannion pour une participation aux équipements publics exceptionnels (PEPE). Le tribunal a jugé que les travaux de renforcement de voirie et d'extension du réseau électrique, rendus nécessaires par le changement de destination du bâtiment en dépôt artisanal, constituaient bien des équipements publics exceptionnels au sens de l'article L. 332-8 du code de l'urbanisme. La société n'a pas démontré que le montant de la participation était disproportionné ou que certains travaux n'étaient pas justifiés. La demande de la société au titre des frais de justice a été rejetée et celle de la commune partiellement admise.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine ordonnant son transfert aux autorités polonaises, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire de l'arrêté et la méconnaissance de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, en estimant que l'entretien individuel avait été mené conformément aux exigences réglementaires. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'éloignement de M. B, ressortissant marocain, vers le Maroc. Le juge a constaté que l'éloignement était dépourvu de base légale, car l'obligation de quitter le territoire français de 2022 avait été abrogée par celle de 2024, elle-même annulée par un jugement du 27 décembre 2024. Cette absence de base légale constitue une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'aller et venir, justifiant la suspension de la mesure. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision implicite du ministre des armées rejetant la demande de M. A, ancien agent non titulaire, pour le bénéfice de l'allocation spécifique de cessation anticipée d'activité (ASCAA) prévue par le décret n°2006-418. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir pour tardiveté, l'accusé de réception ne comportant pas les mentions obligatoires sur les voies et délais de recours. Sur le fond, il a jugé que le ministre a commis une erreur de droit en conditionnant l'octroi de l'allocation à la qualité d'agent en activité, alors que le décret applicable ne l'exige pas. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 112-3, R. 112-5 du code des relations entre le public et l'administration et le décret n°2006-418.
Retrait d’agrément d’assistante familiale – Tribunal administratif de Rennes – Référé suspension (art. L. 521-1 CJA). La requérante conteste la décision du président du conseil départemental du Morbihan du 12 novembre 2024 lui retirant son agrément. Le juge des référés examine la condition d’urgence, que la requérante justifie par la perte de toute activité professionnelle et des difficultés financières, et le doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de la motivation, de la régularité de la procédure (communication du dossier, droits de la défense) et de l’erreur d’appréciation au vu des articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l’action sociale et des familles. La solution retenue n’est pas précisée dans l’extrait, mais le tribunal statue sur la demande de suspension.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du directeur du CNAPS de renouveler sa carte professionnelle d’agent de sécurité. En cours d’instance, le CNAPS a finalement délivré la carte sollicitée, valable jusqu’en 2028. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a condamné le CNAPS à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B, ouvrier d'État, d'une demande d'indemnisation pour préjudice d'anxiété et trouble dans les conditions d'existence, en raison de son exposition à l'amiante durant sa carrière au sein de la Marine nationale. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en application du décret du 17 août 1977, sur une période de 10 ans et 2 mois. Il a jugé que M. B était fondé à obtenir réparation de son préjudice d'anxiété, sans toutefois préciser le montant alloué dans cet extrait. La solution retenue engage la responsabilité de l'État employeur pour carence fautive dans la protection contre l'amiante.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté préfectoral du 10 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet n'avait pas méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 6-5° de l'accord franco-algérien, en relevant que la présence de sa sœur, la scolarisation de ses filles et l'obtention d'un logement ne suffisaient pas à démontrer une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de la violation de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, considérant que la décision n'empêchait pas la poursuite de la vie familiale hors de France. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement et de l'interdiction de retour d'un an.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A B, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet du Finistère du 10 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. Il a estimé que le refus de séjour ne méconnaissait pas les articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence de liens personnels stables en France et de la situation irrégulière du requérant. Enfin, la décision fixant le pays de renvoi et l'interdiction de retour ont été jugées légales et proportionnées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les requêtes de M. A Floc'h contestant l'arrêté du 30 juillet 2021 portant tableau d'avancement au grade de major de police pour 2021 et la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire. Le tribunal a relevé que cet arrêté avait déjà été annulé par un jugement définitif du tribunal administratif d'Orléans du 14 mai 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a rejeté la demande indemnitaire, faute de lien direct entre le préjudice allégué et l'illégalité de l'arrêté. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme D, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Morbihan du 21 mai 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et de défaut d'examen particulier de sa situation. La décision a été rendue au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 613-1 et L. 425-9, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du 8 juillet 2022 du maire de Locquirec ne s'opposant pas à une déclaration préalable de division en vue de construire. Le tribunal a jugé que le projet, situé en espace proche du rivage, ne constituait pas une extension de l'urbanisation au sens de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme, car il s'inscrivait dans un espace déjà urbanisé sans en modifier significativement les caractéristiques. Par conséquent, le moyen tiré de la méconnaissance de cet article a été écarté, et les conclusions à fin d'annulation ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante serbe, qui contestait l'arrêté préfectoral du 10 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et l'absence d'examen approfondi de sa situation. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait pris en compte les éléments de la situation personnelle et familiale de la requérante. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la mesure d'éloignement.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, contestant l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 3 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et a écarté les moyens tirés de l'insuffisance de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. Il a également rejeté les conclusions subsidiaires concernant la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour d'un an, estimant que ces décisions étaient légales au regard des articles L. 721-4 et L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a admis M. C au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle mais a rejeté l'ensemble de ses demandes d'annulation et d'abrogation.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, ancien météorologue-océanographe de la Marine nationale, qui demandait réparation pour un préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence liés à une exposition à l'amiante. Le tribunal a estimé que M. B n'apportait pas la preuve d'une exposition effective et significative aux poussières d'amiante durant ses fonctions, condition nécessaire pour engager la responsabilité de l'État employeur sur le fondement du manquement à l'obligation de sécurité. La décision s'appuie notamment sur le décret n° 77-949 du 17 août 1977 relatif aux mesures d'hygiène applicables dans les établissements exposés à l'amiante.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, agent de La Poste, contestant la sanction d’avertissement et les retenues sur salaire consécutives à son absence jugée irrégulière le 30 décembre 2021. Le tribunal a estimé que la modification unilatérale du planning par la direction, justifiée par la fermeture du site pour les fêtes, était légale et que l’absence de M. B était fautive. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes d’annulation et d’indemnisation, sans application des textes spécifiques invoqués par le requérant.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation de la décision du 22 février 2023 par laquelle l'inspecteur du travail avait autorisé son licenciement pour motif disciplinaire. Le tribunal a jugé que l'enquête interne menée par l'employeur, confiée à une commission paritaire et ayant permis à M. A de présenter sa défense, n'était pas entachée de partialité. En conséquence, la décision de l'inspecteur du travail, fondée sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés, a été validée.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A B, qui demandait l'annulation d'un examen d'électricien d'équipement passé en 2011 dans le cadre d'une formation professionnelle. Le requérant soutenait avoir réussi les tests et que l'examen ne s'était pas déroulé normalement. Le tribunal a estimé que ces moyens étaient inopérants ou insuffisamment précis pour contester la légalité de la décision attaquée. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par les parents d’une enfant de six ans, blessée après une chute d’une structure de jeux dans la cour de l’école d’Esquibien (commune d’Audierne) le 20 avril 2018. Les requérants invoquaient la responsabilité sans faute de la commune pour défaut d’entretien normal de l’ouvrage public et sa responsabilité pour faute dans l’organisation du service public d’enseignement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la responsabilité pour défaut de surveillance relevait de la compétence du juge judiciaire et que les requérants n’apportaient pas la preuve d’un défaut d’entretien normal de la structure de jeux. La décision s’appuie notamment sur l’article L. 212-4 du code de l’éducation et les principes de la responsabilité du maître de l’ouvrage public.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) confirmant le retrait d’une subvention MaPrimeRénov’. En cours d’instance, l’ANAH a informé le tribunal avoir accordé à M. B une décision rectificative lui octroyant la somme de 3 000 euros. Le tribunal a constaté que cette décision rendait sans objet les conclusions du requérant et a prononcé un non-lieu à statuer.