20 628 décisions disponibles — page 312/1032
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 5 septembre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français. Constatant que l’intéressé avait été assigné à résidence à Nantes (Loire-Atlantique), le tribunal a appliqué l’article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence pour les litiges relatifs aux décisions de police. En conséquence, il a ordonné le renvoi de l’affaire au Tribunal Administratif de Nantes, conformément à l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B visant à annuler la décision tacite de non-opposition à la déclaration préalable pour l'installation d'une antenne relais de radiotéléphonie mobile à Riantec. La requérante soutenait que le maire aurait dû recueillir l'avis conforme du préfet en application de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme, la commune n'étant pas couverte par un document d'urbanisme. Le tribunal a constaté que le maire avait bien transmis le dossier au préfet, et qu'en l'absence de réponse dans le délai d'un mois, un avis favorable était réputé acquis conformément à l'article R. 423-59 du même code. Par conséquent, le moyen tiré du vice de procédure a été écarté.
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par Mme A pour contester l'absence de la mention "tierce personne, besoin d'accompagnement" sur sa carte de stationnement mobilité inclusion. Par un acte du 23 janvier 2025, la requérante s'est désistée de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement, considéré comme pur et simple, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. L'ordonnance constate ainsi l'extinction de l'instance sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Rennes a statué sur la requête de M. B C, qui demandait la restitution de sommes prélevées sur ses prestations en remboursement d’un indu de revenu de solidarité active (RSA). En cours d’instance, le département d’Ille-et-Vilaine a annulé la totalité de la créance et restitué l’intégralité des sommes prélevées, rendant sans objet la demande de restitution de 53 euros. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur cette partie de la requête. Il a également condamné le département à verser 1 200 euros à l’avocat du requérant sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par M. A d’une requête en annulation d’un refus de remise de dette d’aide personnelle au logement. La CAF d’Ille-et-Vilaine a informé le tribunal avoir annulé la dette en procédant au paiement de la somme correspondante, rendant le litige sans objet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme A B, attachée territoriale, d’un recours en excès de pouvoir contre les arrêtés des 9 et 12 novembre 2021 du président de Lannion Trégor Communauté (LTC) refusant de reconnaître l’imputabilité au service de ses arrêts de travail et la plaçant en congé de maladie ordinaire. En cours d’instance, LTC a retiré ces décisions et accordé à titre provisoire le congé pour invalidité temporaire imputable au service, avant de prendre un nouvel arrêté le 17 juillet 2023 refusant définitivement la reconnaissance, lequel fait l’objet d’un litige distinct. Le tribunal constate que le retrait des actes attaqués est définitif, entraînant leur disparition rétroactive de l’ordonnancement juridique, et qu’il n’y a donc plus lieu de statuer sur la requête.
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par M. A d’un recours en plein contentieux contre un refus du président du conseil départemental du Finistère de lui accorder le bénéfice du fonds de solidarité logement. Le requérant s’est désisté de sa requête par un acte du 4 février 2025. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 7 février 2025. Aucune autre décision au fond n’a donc été rendue.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet d’Ille-et-Vilaine de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucune décision au fond n’a donc été rendue.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, contestant l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 3 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et a écarté les moyens tirés de l'insuffisance de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. Il a également rejeté les conclusions subsidiaires concernant la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour d'un an, estimant que ces décisions étaient légales au regard des articles L. 721-4 et L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a admis M. C au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle mais a rejeté l'ensemble de ses demandes d'annulation et d'abrogation.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les requêtes de M. A Floc'h contestant l'arrêté du 30 juillet 2021 portant tableau d'avancement au grade de major de police pour 2021 et la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire. Le tribunal a relevé que cet arrêté avait déjà été annulé par un jugement définitif du tribunal administratif d'Orléans du 14 mai 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a rejeté la demande indemnitaire, faute de lien direct entre le préjudice allégué et l'illégalité de l'arrêté. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante serbe, qui contestait l'arrêté préfectoral du 10 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et l'absence d'examen approfondi de sa situation. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait pris en compte les éléments de la situation personnelle et familiale de la requérante. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la mesure d'éloignement.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, qui contestait un arrêté du préfet du Morbihan lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier, en se fondant sur les articles L. 611-1, L. 612-1, L. 613-1 et L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C, agente hospitalière, qui contestait le refus du service des pensions et des risques professionnels (SPRP) du ministère des armées de reconnaître un lien entre ses arrêts de travail postérieurs au 19 janvier 2022 et son accident de service de 2014. Les conclusions dirigées contre la décision initiale du 7 juin 2022 ont été jugées irrecevables car tardives, la requête ayant été déposée après l'expiration du délai de recours de deux mois. Concernant la décision du 21 novembre 2022 rejetant son recours gracieux, les moyens soulevés ont été écartés comme inopérants ou non fondés, notamment celui tiré d'une erreur d'appréciation, le tribunal estimant que l'existence d'un second rapport médical postérieur ne suffisait pas à établir l'illégalité de la décision initiale.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'ordre de reversement et l'avis des sommes à payer émis le 8 décembre 2022 par l'Office français de la biodiversité (OFB), qui réclamaient à M. B, un agent public, le remboursement d'un trop-perçu de rémunération de 6 799,43 euros. La solution retenue est fondée sur la prescription de la créance, en application de l'article 37-1 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 et de l'article L. 711-6 du code général de la fonction publique. Le tribunal a jugé que le délai de répétition de deux ans, courant à compter du premier jour du mois suivant le versement erroné, était expiré au 1er janvier 2021 pour les derniers salaires perçus en décembre 2018, rendant la créance irrécouvrable. En conséquence, M. B a été déchargé du paiement de cette somme.
Le Tribunal administratif de Rennes annule partiellement la décision du 27 mars 2023 par laquelle le préfet délégué pour la défense et la sécurité ouest a notifié à M. A, major de police, des taux d'incapacité permanente partielle. Le tribunal retient que l'administration a commis une erreur de droit en excluant par principe la prise en compte de douleurs cicatricielles non prévues au barème indicatif du décret n° 68-756 du 13 août 1968, alors que ce barème permet d'évaluer des lésions particulières ou non listées. En conséquence, la décision est annulée en tant qu'elle fixe à 0 % le taux d'invalidité pour la lésion du ligament croisé antérieur consécutive à l'accident de service de 2012.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) confirmant le retrait d’une subvention MaPrimeRénov’. En cours d’instance, l’ANAH a informé le tribunal avoir accordé à M. B une décision rectificative lui octroyant la somme de 3 000 euros. Le tribunal a constaté que cette décision rendait sans objet les conclusions du requérant et a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre une délibération du 13 décembre 2021 par laquelle le conseil municipal de Plougonvelin a renoncé à acquérir un terrain classé en emplacement réservé n°4, dans le cadre de la procédure de délaissement prévue aux articles L. 152-2 et L. 230-1 et suivants du code de l'urbanisme. En cours d'instance, la commune a abrogé cette délibération par une nouvelle délibération du 14 novembre 2022. Le tribunal a constaté que cette abrogation rendait sans objet les conclusions des requérants tendant à l'annulation de l'acte initial, et a donc prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par les parents d’une enfant de six ans, blessée après une chute d’une structure de jeux dans la cour de l’école d’Esquibien (commune d’Audierne) le 20 avril 2018. Les requérants invoquaient la responsabilité sans faute de la commune pour défaut d’entretien normal de l’ouvrage public et sa responsabilité pour faute dans l’organisation du service public d’enseignement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la responsabilité pour défaut de surveillance relevait de la compétence du juge judiciaire et que les requérants n’apportaient pas la preuve d’un défaut d’entretien normal de la structure de jeux. La décision s’appuie notamment sur l’article L. 212-4 du code de l’éducation et les principes de la responsabilité du maître de l’ouvrage public.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B K d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite puis explicite de l’Université Rennes 1 de lui communiquer un nombre important de documents administratifs le concernant. Le requérant sollicitait principalement des échanges de courriels, des comptes-rendus de réunions et des pièces issues d’enquêtes administratives, portant sur une période allant de 2016 à 2024. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, jugeant que les documents sollicités ne présentaient pas le caractère de documents administratifs communicables au sens de la loi du 17 juillet 1978, ou qu’ils étaient couverts par le secret de la vie privée ou le secret médical. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin d’enjoindre à l’administration de produire les documents.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, ouvrier d’État, qui demandait l’indemnisation d’un préjudice d’anxiété lié à son exposition à l’amiante durant ses emplois à la DCN de Cherbourg et de Lorient. La juridiction a opposé la prescription quadriennale prévue par la loi du 31 décembre 1968, estimant que le point de départ de la prescription était le 8 mars 2007, date à laquelle M. B avait reçu une attestation de service lui permettant d’avoir une connaissance suffisante de son exposition. La demande d’indemnisation, introduite en 2023, était donc tardive.